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En attendant Bouquet

Le Sondage Bouquet

Des tubes oui! Mais où?

Bouquet de visiteurs

Auditoriums Haute Fidélité

  • Opus 4
    Antenne parisienne, de l'auditorium rémois, Opus 51. Focus Audio Ref., ASR Emitter et Isophon entre autre chose en écoute dans cet "appartement Haussmanien".
  • Acoustic Gallery
    Nouveau lieu parisien de la "haute fidélité" au 8 rue Gounod dans le XVII ème. Des marques high-end historiques (AR, Conrad J., Nagra, Wilson..) et un accueil professionnel d'une grande simplicité. A recommander vivement.
  • Staccato
  • Chant Libre
  • Elecson
    Le "Lagarde et Michard" de la hifi. Que des grands classiques au programme: Audio Research, McIntosh, Accuphase, Wilson Audio pour ne citer que cela...
  • Lyrique
  • CTA Perception
    L'un des plus vieux auditoriums parisiens, spécialistes de marques françaises comme JM Reynaud, Icos, Atoll.... 138 rue Lecourbe 75015 Paris 0145300573
  • Audio Synthèse
    Le spécialiste Linn à Paris depuis 1982. 8 rue de Prague 75012 Paris 0143070701
  • Jefferson : La magie du son
    15 ans de service, à la campagne. Des marques d'exception: Ayre, Goldmund, Wilson ... Et surtout une équipe formidable autour du plus sympathique "marchand" de la haute fidélité : Jeff Jefferson Hifi 43 Grande Rue 90160 PEROUSE 0384222223
  • Audio Top
    Quasiment toute la Gamme Tannoy Prestige, les sublimes Avant Garde Duo Omega et tant d'autres merveilles. Un Lieu étonnant, curieux, un accueil d'un grand professionnalisme avec une grande disponibilité. 14 avenue Joffre 68100 Mulhouse 0389661269
  • Présence Audio Conseil
    Un des plus anciens magasin hi-fi de Paris 30 ans d'âge. Spécialiste de produits d'exception, Dcs, YBA, Jmlab utopia be, Wadia, Cello... Des salons d'écoute superbes et prestigieux dans le marais.
  • ESPACE CINEMA
    C'est loin mais c'est beau: 5 auditoriums exceptionnels sur 450m2. Tout BW et Classé Audio mais aussi Jmlab et MF. Un accueil nature et sans chichi: Fabrice Mazzoleni au 1057 av. du Gl de Gaulle RN34 77120 Mouroux Tél.: 0164038338
  • Alain Choukroun Haute Fidélité
    33 ans de Haute fidélité vous contemple au 113 rue Cambrone 75015 Paris (Tél. 0140563020). Alain Choukroun vous y accueille avec un sourire inégalé et une chaleur communicative. Enfin La musique, toute la musique et rien que la musique et c'est moi qui le jure
  • Auditorium CONNEMARA
    Edgar Morineau vous accueille dans un lieu d'exception et vous fait partager cette indescriptible passion "musicale", au 4 avenue du Président Wilson 93230 Romainville Tel.: 0148430765/0609650253 7/7 sur Rendez Vous
  • Auditorium Adagio
    Spécialiste haut de gamme de réputation mondiale conseille et réalise votre système à votre domicile dans votre bateau et votre avion d'affaires. Dominique Cortopossi vous y accueille au 147 rue Manin 75019 PARIS tel: 0142060487/0609522887
  • Station 2001
    Feu le salon de très haute fidélité : une expérience visuelle autant qu'une odyssée auditive.. Ayre, Goldmund et Kharma en démonstration. Repris par Sound and Colors à Paris

Les sites des fabricants de matériel HIFI

juillet 2009

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04 juillet 2009

Ground Zero Paris X

Ground Zero Tout a commencé là... D'un autre côté sans vouloir faire dans le "cliché" il y a une sorte de logique à initier cette promenade vers des horizons radieux à partir de ce "point 0".
J'ai traversé tout Paris pour visiter la rue Sainte Marthe, et je ne cesse de découvrir cette ville, ma ville qui de partout se réinvente, se recycle. Sous un soleil de plomb on aurait pu se croire à Athènes, à Naples, à Kingston. Les couleurs renforcent cette idée d'un ailleurs lointain mais si proche au fond. Les senteurs d'un torréfacteur artisanal, le jeu des enfants sur le trottoir, tout est si familier. Et en haut de cette "escarpade", le "Ground Zero": 23 rue Sainte Marthe Paris X. Une jeune femme "indie" est à la caisse et papote avec une copine "indie" de concerts "indie" forcément. Mais cessons là le sarcasme rampant.
Je suis chez un disquaire indépendant "sensible". La décoration n'est pas celle d'un adolescent attardé, obsédé par la dernière pochette introuvable d'un artiste confidentiel à la carrière météoritique (comme çà je ne ma fâche avec personne). Non il y a du féminin, dans les éclairages, la disposition des disques, les étalages, l'ordonnancement général des lieux. Nous pourrions tout autant être dans un magasin de fringues "bobo"isant dans le XIème. Laissons là la forme pour nous consacrer, au fond même de cette visite: la musique et son contact.
Il y a du matériel c'est indéniable, une plongée dans les bacs et les travées de cd laisse apparaitre tout ce qui fait l'actualité "indé" et la meilleure, mais aussi quelques divines surprises comme ce magnifique album de "aMute" (The sea horse limbo).

La magie du disquaire c'est encore ça, le contact charnel avec l'objet, le mystère du choix...et c'est grisant.

Voilà, même s'il est toujours plaisant de se retrouver dans ce genre de lieu, je ne peux pas non plus mettre de côté la qualité de l'accueil. Quel accueil au fait? Aucun. Pas un mot, un regard, une tentative curieuse. Suis-je devenu "inabordable"?

Et les prix? qui ne cessent de m'interpeler encore ce soir en écrivant ces mots: de 14 à 19€ le cd. Quel est le client cible de ce genre de boutique? Certainement plus des gens comme moi malheureusement, qui ont encore la folie chevillée au corps et achète des dizaines de disques tous les mois. Car à ce prix là autant aller à la Fnac. Avec ma carte adhérent et les prix verts je m'en sors mieux. Et que dire si l'on compare avec un Amazon ou le net d'une manière générale...

La nostalgie m'emporte et je repense à mon bon vieux "Wave records" rue Keller et ses pépites à moins de 10€, son tenancier un rien introverti mais qui n'hésitait pas à briser la glace pour glisser quelques conseils merveilleux...

Je reste un grand malade et je n'ai pas pu quitter le lieu sans rien. Y reviendrais-je???

Bonsoir

Disquaire à Paris

Selon la formule consacrée "tout est dans le titre".
Et bien non tout n'y est pas...
Je reviens d'une virée parisienne, impromptue, inclassable, "in" ce que vous voulez bien.
Et j'ouvre cette nouvelle rubrique.
Le disque bouge à Paris?
Le vinyle s'éclate?
Des disquaires subversifs ouvrent partout en France?
La résistance s'organise, se structure.
3, 2, 1, "Ground Zero" ouvre le bal.
A tout de suite.

16 juin 2009

Avalon Indra

P1030377  Il est tard. J'ai eu une journée harassante et malgré l'épuisement je ne résiste pas à la tentation d'écrire ces quelques lignes sur les dernières arrivées. Une photo prise à l'arrache (il est tard, je l'ai déjà dit), une installation où se mêlent l'urgence la fébrilité et la fureur, une paire de câbles Super Maxitrans récupérée au vol chez M. Tornior cet après-midi entre 2 rdv et voilà le résultat (cf photo).
Mais avant tout je dois vous parler de l'épique arrivée de la caisse made in "Pirates des Caraïbes" ou d'un James Bond période "guerre froide". A l'ouverture (longue l'ouverture, plusieurs protections et plaques de bois à dévisser) je me suis attendu un instant à voir apparaitre un lot de AK47, un missile sol air ou je ne sais quel autre élément festif....mais je m'égare.
Alors que dire?
D'abord, d'abord, y a les timbres. Ceux qui vous saisissent au plus profond de la chair. Ceux qui font fondre les tympans. Ceux qui chatouillent les connections neuronales et laissent échapper ces petites décharges électriques sous l'épiderme. Je suis là dans mon fauteuil, pantois, ébloui par tant de beauté comme l'enfant qui au matin du 25 décembre, les yeux fatigués par une attente si longue ouvre la porte du salon pour voir ses cadeaux.
Et tout à coup j'ai l'impression que mes morceaux favoris sont trop courts, je voudrai que la fin ne vint plus jamais interrompre la magie de l'instant. Je cours chercher de nouveaux disques, je les dispose sur le chariot et il me faut déjà me relever.

En enfilade, Gianmaria Testa et son "Solo dal Vivo", enregistrement live, qui prend une profondeur inconnue jusque là, magie des voix, tension, articulation et du grave: si si je le jure, et pas du bodybuildé, comme sur certaines belles américaines.P1030368
Maxence Cyrin et ses Modern Rhapsodies: le disque est déjà fini....sans commentaires.
Le Creep de Radiohead en "acoustic" sur My Iron Lug, "put... çà déchire sa r..." J'ai réveillé mon épouse pour qu'elle partage ce moment atemporel. Quelle tension, quels timbres encore et toujours, quelle sensualité, quel réalisme (nous y revoilà), quelle musique.
Je poursuis avec Mirwais et Production, la piste n°1 Disco Science vient de réveiller l'immeuble et je ne sens toujours aucune agressivité...sauf celles de mes voisins.
Tous aux abris, piste 5 "Junkie's prayer": "...we want drugs, we want sex, we want changes, we want something new..." j'ai déchiré ma chemise, je me roule par terre, l'ambulance arrive, ils m'emmènent....
Et puis y a le bouquet final, le bouquet de nerfs...il revient à ma mémoire des souvenirs familiers, d'écoutes homériques, de sensations à jamais graver dans la moëlle.
Tout cela sans optimisations...
Bonsôaarr...

30 mai 2009

T21: black label

T21 Voilà pourquoi je continue inlassablement de fouiller les bacs des disquaires, de parcourir le net à en perdre la vue, d'acheter et de lire la presse musicale encore et encore.
Peu d'album ont eu cette influence sur moi dès les premières secondes.
Je n'ai pas peur de dire que je l'ai acheté pour sa pochette et plus probablement pour une chronique oubliée dans D-Side.
Avec réticence, résistance, tu parles, un groupe qui s'appelle Trisomie 21, cela évoque quoi? Des types en camisoles déchirant leurs guitares sur un accord mal maitrisé. Des visages étrangement présents, inquiétants, effrayants mais où toujours pointe un sourire enfantin, invitant. Il en faut une certaine forme de courage et de provocation pour arborer un tel étendard. Au final rien de cela. Tout est dans la nuance, dans cette merveilleuse dualité typiquement française. Comme cette sublime photo en cover de Jeanloup Sieff, origine du monde cachée dans laquelle on a envie de se perdre, de s'enfouir. C'est sexuellement délicat, sensuellement déflagrant.
Et leur musique est dans le prolongement de cette ambiguité. C'est puissant et énergique tout en restant léger et plein de dicernement, lancinant sans être mélancolique.
Au dedans des boucles électro, des guitares saturées contenues dans une sorte d'enveloppe, de corset, et la voix qui vient se poser, effleurer la surface comme ces mains délicates. Je suis sous contrôle........

23 mai 2009

Elles arrivent...

Avalon indra "Car ce que tout homme ou animal redoute à cette heure où l'homme marche à la même hauteur que l'animal et où tout animal marche à la même hauteur que tout homme, ce n'est pas la souffrance, car la souffrance se mesure, et la capacité d'infliger et de tolérer la souffrance se mesure; ce qu'il redoute par-dessus tout, c'est l'étrangeté de la souffrance, et d'être amené à endurer une souffrance qui ne lui soit pas familière. Ainsi la distance qui se maintiendra toujours entre les brutes et les  demoiselles qui peuplent le monde vient non pas de l'évaluation respective des forces, parce qu'alors, le monde se diviserait très simplement entre les brutes et les demoiselles, toute brute se jetterait sur chaque demoiselle et le monde serait simple; mais ce qui maintient la brute, et la maintiendra encore pour des éternités, à distance de la demoiselle, c'est le mystère infini et l'infinie étrangeté des armes, comme ces petites bombes qu'elles portent dans leur sac à main, dont elles projettent le liquide dans le yeux des brutes pour les faire pleurer, et l'on voit brusquement les brutes pleurer devant les demoiselles, toute dignité anéantie, ni homme, ni animal, devenir rien, que des larmes de honte dans la terre d'un champ. C'est pourquoi brutes et demoiselles se craignent et se méfient tout autant, parce qu'on inflige que les souffrances que l'on peut soi-même supporter, et que l'on ne craint que les souffrances qu'on est pas soi-même capable d'infliger."
Bernard-Marie Koltès
Dans la solitude des champs de coton

La Fidélité

La   fidélité

"A l’origine de toute forme de fidélité se trouve un engagement. Que ce soit en amitié ou en amour – la fidélité conjugale étant ici l’exemple typique –, ou encore dans le serment de fidélité d’un vassal à son suzerain, on ne peut en toute rigueur dire d’une personne qu’elle est fidèle, ou infidèle, que si elle s’est au préalable engagée à respecter une promesse ou une certaine constance. Il se peut toutefois que cet engagement soit implicite, en amitié par exemple, ce qui peut d’ailleurs être source de malentendu.

La fidélité engage ainsi sur l’avenir ; c’est pourquoi elle peut avoir la forme d’une promesse ou d’un serment explicites, c’est-à-dire de choses qui par définition peuvent être, comme on dit, trahies. Remarquons bien qu’il ne s’agit pas là d’une caractéristique secondaire ou “accidentelle” de la fidélité : c’est précisément parce qu’on ne peut jamais être absolument sûr qu’il sera tenu que l’engagement de fidélité a le sens qui est le sien. La fidélité est donc constamment à confirmer et peut en permanence, ou du moins régulièrement, être rompue, et un seul faux pas suffit ici : la fidélité est totale ou n’est pas.

C’est pourquoi la fidélité dans sa première forme, c’est-à-dire lorsqu’elle est fidélité à une personne, repose sur la confiance de cette personne et, comme la confiance, est en général réciproque, au moins “officiellement”. Certains la poussent d’ailleurs très loin : dans le Nouveau Testament, Jésus affirme que « quiconque regarde une femme pour la désirer a déjà commis, dans son cœur, l’adultère avec elle. » (Evangile selon Matthieu, 5, 28). En un autre sens, celui qu’on appelle le “fidèle” d’une religion donnée prend également un engagement envers celui qu’il considère comme une personne, à ceci près que la “personne” en question est une divinité. Notons que “l’infidélité” prend alors une forme bien particulière.Img46b79e2af06d0

On n’est donc tenu, en toute rigueur, d’être fidèle qu’à ce à quoi on s’est engagé. Certains couples – modernes diront certains, dépravés diront d’autres – s’accordent sur une autorisation réciproque d’adultère, une sorte de “polygamie” mutuellement consentie, et leurs membres ne peuvent pour cette raison être qualifiés d’infidèles, quoi qu’on pense par ailleurs de leur conduite. Il n’y a infidélité que s’il y a rupture d’un engagement pris, et donc trahison de la confiance accordée par la personne à qui on s’était engagé à être fidèle.

Il en va autrement de la deuxième forme de fidélité : celle qui n’est pas fidélité à une personne, mais à une ou des valeurs, morales ou politiques par exemple. Qu’est donc, dans ce cas, l’infidélité ? Elle peut être soit la reconnaissance d’une erreur ou d’un mauvais choix dans l’engagement initial de fidélité, et se fait alors parfois au profit d’un engagement vers de nouvelles valeurs, soit un “faux pas” qui devrait alors être regretté. Le premier cas peut être illustré par le militant politique qui quitte son parti pour un autre ; le second par un écologiste convaincu qui, par paresse et pour une seule fois, jette son verre dans une poubelle non prévue à cet effet. Si ce second cas peut être rapproché de l’infidélité à une personne, même s’il est sans doute moins grave, le premier montre qu’il n’y a pas grand sens à s’engager à être définitivement fidèle à une cause ou à des valeurs. Ce serait là renoncer à sa liberté de penser – et plus précisément de changer d’avis – et, si l’on veut rester fidèle quoi qu’il arrive, risquer de l’être un jour sans sincérité : si l’on doit être constant dans ses valeurs, ce n’est pas parce qu’on s’est engagé dans le passé à leur être fidèle, mais parce qu’elles restent dignes d’être suivies.

On peut alors remarquer que l’expression « être fidèle à soi-même » ne peut pas réellement signifier autre chose qu’avoir une vie, un comportement en totale cohérence avec ses pensées, même si, du fait de changements de pensées, cette cohérence implique des changements de vie ou de comportement, y compris fréquents. Ainsi le membre d’une secte qui, dans un moment d’égarement ou après mûre réflexion, s’est engagé à être toute sa vie fidèle à son gourou et qui, devenu lucide, regrette et rompt cet engagement, peut bien être jugé infidèle à ce gourou, mais pas à lui-même, au contraire : c’est en restant fidèle à son gourou qu’il serait devenu infidèle à lui-même. Ici réapparaît le délicat problème du rapport entre fidélité et liberté : comment s’engager à être fidèle, d’une quelconque manière, sans abdiquer sa liberté ? Qui peut affirmer qu’il ne pensera jamais que l’engagement de fidélité qu’il a pris était une erreur, ne serait-ce qu’une “erreur sur la personne” ? Or, si l’on admet qu’on peut se tromper sur les personnes comme sur les valeurs auxquelles on s’est engagé à être fidèle, ne peut-on pas en conclure que la seule fidélité à laquelle on doive s’engager, et même la seule qui ait un sens, est la fidélité à soi-même ?"

De http://philo.pourtous.free.fr/index.htm M.A

18 mai 2009

La Vérité

180px-Truth La vérité (du latin veritas) est un terme de philosophie qui exprime la qualité de ce qui est vrai. C'est la conformité de l'idée avec son objet, conformité de ce que l'on dit ou pense avec ce qui est réel.

La diversité des interprétations du mot a constitué dans le passé et jusqu'à maintenant bien des controverses. Et les réflexions de penseurs et de philosophes au cours des siècles constituent autant d'écoles différentes.

Problématique de la Vérité

On donne quelquefois au mot vérité le sens de réalité. Mais il vaut mieux entendre par vérité un caractère de la connaissance, et de la connaissance seulement. Ce caractère, dont l'erreur est l'opposé, appartient-il déjà aux idées, aux représentations, ou bien ne peut-il résider que dans le jugement, c'est-à-dire dans l'affirmation ou la négation? Une idée peut être appelée fausse, en ce sens qu'elle ne correspond à rien de réel ni de possible (par exemple, des idées de chimères, de centaures, etc.), ou vraie en ce sens qu'elle correspond à des choses réelles (par exemple, des idées d'homme ou de cheval). Mais c'est dans le jugement seul que résident l'erreur et la vérité proprement dites. Il n'y a erreur que pour celui qui affirme l'existence de la chimère et du centaure, de même il n'y a vérité que pour celui qui nie leur existence, ou qui affirme par exemple celle de l'homme ou du cheval. Une telle théorie de la vérité repose sur l'idée que celle-ci doit être en adéquation, ou en correspondance, avec un état de choses réel.

On peut dire que la vérité est l'affirmation de ce qui existe ou la négation de ce qui n'existe pas; donc, finalement, l'accord de nos jugements avec la réalité. Cette définition paraît claire et satisfaisante, sans doute, au sens commun. Mais si l'on se place du point de vue soit du criticisme, soit de l'idéalisme, on pourra la trouver peu philosophique.

  • Au nom du premier, on objectera que la réalité métaphysique et absolue n'est point accessible à la connaissance. À quoi l'on peut répondre que la plupart de nos jugements ne concernent en rien la réalité métaphysique et absolue, mais simplement les différents êtres et phénomènes qui sont pour nous objets d'expérience, autrement dit de perception.

  • Mais, objectera l'idéaliste, les différents objets et phénomènes se ramènent à nos représentations et à celle des autres sujets conscients; la vérité ne consiste donc pas dans l'accord de nos jugements avec une réalité extérieure à notre esprit, mais dans l'accord de la pensée avec elle-même, par conséquent avec ses propres perceptions et avec les perceptions des autres esprits. Sans doute, peut-on répondre, mais les perceptions qui s'imposent nécessairement à moi et à tout être conscient se trouvant comme moi à l'état de veille et à l'état normal, c'est justement ce que j'appelle la réalité...

On peut donc, semble-t-il, accepter sans difficulté cette définition de la vérité: « L'accord de nos jugements avec la réalité. »

Il faut éviter avec soin de personnifier la vérité, d'en faire on ne sait quelle entité spéciale et objective. La vérité est une qualité. Selon William James, il y a d'une part la réalité, d'autre part des jugements qui sont en accord avec celle-ci; il n'existe pas une troisième chose qui serait la vérité. La vérité est le caractère que prennent certains jugements, et rien de plus. Par suite, la vérité n'est pas une donnée toute faite, elle se fait, elle est le fruit de l'effort et de la recherche.

« Ce qui est vrai, c'est ce qui est utile », déclarait Nietzsche. Le pragmatisme a-t-il réussi à modifier profondément l'idée de vérité? On peut en douter. Il semble difficile de réduire entièrement l'idée de vérité à celle d'utilité. Certaines croyances de la religion grecque et de la religion romaine furent bienfaisantes à la cité antique, nous ne les jugeons pas « vraies » pour autant.

Bonsoir

Réalisme

Le Réalisme

Formé sur le mot " réel ", le réalisme naît avant 1850 et se développe après cette date. Il se caractérise par la volonté de certains peintres et romanciers de représenter la réalité sans la modifier.

Origine du Réalisme719px-Jean-François_Millet_(II)_001

Il est difficile de dater exactement la " naissance " du Réalisme. Ce terme apparaît dans les années 1843-40. Il est ensuite régulièrement utilisé par les critiques, dès 1845, par exemple pour caractériser la manière de peindre de Courbet lorsqu'il représente un intérieur campagnard sans tenter de l'embellir. Or, il ne s'agit pas d'une tendance isolée mais d'un mouvement en relation étroite avec l'évolution des mentalités et des données sociales. La Révolution industrielle, l'importance prise par le prolétariat, les mouvements ouvriers, déterminent de nouvelles sources d'intérêt pour les artistes. Le progrès des sciences, la découverte de la photographie, d'abord stricte reproduction du réel, ont également une influence importante au moment où la Révolution met fin aux illusions romantiques.

Caractéristiques du Réalisme

800px-Gustave_Courbet_003 Le Réalisme puise ses thèmes dans l'observation du monde contemporain, social et historique : il s'intéresse aux choses, aux gens et aux situations qui n'étaient pas jusque là considérés comme artistiques. Ainsi, dès 1835, Balzac, dans Le Père Goriot, décrit un intérieur où tout est sale, nauséabond, délabré, écœurant. La création picturale et littéraire se tourne aussi vers ceux qui vivent dans ces cadres médiocres : ouvriers, artisans, prostituées, marginaux, représentés dans les aspects souvent les plus sordides de leur existence. Lorsque Flaubert évoque une scène de pillage de 1848, il souligne sans lyrisme ni totalité épique le déchaînement bestial d'une foule en colère. La volonté des écrivains réalistes d'imiter le réel et d'en rendre compte tel quel implique non seulement l'observation mais une véritable documentation. Il faut aller voir sur place, comme le font Goncourt et Zola, accumuler des notes, s'informer auprès des spécialistes : Maupassant et Flaubert fréquentent les milieux médicaux. Ce souci constant du réel explique aussi que l'étude psychologique des individus perde de son importance au profit de l'analyse du milieu et de la mise en relief des types sociaux. C'est en cela que le Réalisme ouvre la voie au Naturalisme, qui le prolonge sous une forme qui se veut encore plus scientifique.


Musique, Haute Fidélité, Vérité et Réalisme.

Une activité professionnelle intense doublée d'une paresse de bon aloi, me poussent à vous livrer en vrac les considérations qui suivent sur le Réalisme, la Vérité et la Haute Fidélité. Nous parlons bien de musique rassurez vous.Hist_Martinville
J'essaierais non sans prétention d'en faire une synthèse au final, et tenter le tour de force de réconcilier le mélomane (j'aime autant que je déteste ce terme par trop exclusif dans certaines bouches) et l'audiophile qui cohabitent en moi et déjà le doute s'instale.
Enfin plus surement trouver une issu à ma tendance maniaco-dépressive* dès lors qu'on me parle de musique et de haute fidélité.

[Une personne maniaco-dépressive va donc présenter des épisodes de dépression alternant avec des épisodes d’euphorie exagérée.

Les ép200px-Sigmund_Freud_LIFEisodes dépressifs sont marqués par des symptômes que l’on retrouve dans les autres formes de dépression : tristesse extrême et permanente, perte d’intérêt pour toutes choses, irritabilité, troubles du som meil, manque d’énergie, troubles de la mémoire ou de la concentration, troubles de l’appétit, pensées de mort et de suicide…

  

Les épisodes maniaques sont marqués par une humeur euphorique, une énergie permanente et démesurée, une activité débordante voire une grande agitation, une surestimation de ses capacités, un sommeil réduit à quelques heures sans entraîner de fatigue, un accroissement de l’appétit sexuel, un jugement erroné sur la réalité]

Pardon à mes amis audiophiles qui en cet instant ont pu enfin diagnostiquer leur problème.
A tout de suite...

09 mai 2009

Nouvelle rubrique: "Des tubes! mais où?"

Vous cherchez des tubes? Retrouvez dans cette rubrique tous les liens vers les sites de commande en ligne ou les magasins en "dur".

27 avril 2009

Ils sont là....

Et j'aime ça...P1030241

Un compte rendu complet suivra très prochainement, mais que dire déjà du bonheur immédiat, émouvant de réentendre la musique de cette façon. 

Le tube conserve cette magie, ce grain incomparable. C'est comme retrouver sur une photo ancienne le visage familier d'un être cher, le souvenir d'une odeur, la chaleur d'un feu se consumant avec langueur. De la matière, un habit de lumière comme sur ce morceau de Sigur Ros "Ara bátur" qui passe en boucle. Le frisson, l'émotion bouleversante, la présence charnelle... j'y retourne...à plus tard

P1030235

P1030238

10 avril 2009

Chapelier Fou

Découverte, tout ce que j'aime...

09 avril 2009

François VIROT: Yes or No

Et je dis Yes

Je n'aime pas je dévore
je repeat after me
je rabbache
je bisse mais j'aurais pu me taire respectueusement
je recommence
je remets çà sans en remettre une couche
je rebondis
je rechute
je récidive
je redouble
je renais
je me reprends
j'y reviens
je renouvelle l'expérience
je reproduis
je continue
je refais
je réitère
je me répète
je repars de zéro

Et je dis Yes

#37.1 - Francois Virot - Not The One
par lablogotheque

Une merveille de sensibilité à faire dresser les poils d'un chat chauve.

Clair-obscur lumineusement mis en voix par François Virot.

cascade kisses from francois virot on Vimeo.

14 mars 2009

Jamais d'autre que toi...

Jamais d'autre que toi en dépit des étoiles et des solitudes
En dépit des mutilations d'arbre à la tombée de la nuit
Jamais d'autre que toi ne poursuivra son chemin qui est le mien
Plus tu t'éloignes et plus ton ombre s'agrandit
Jamais d'autre que toi ne saluera la mer à l'aube quand
Fatigué d'errer moi sorti des forêts ténébreuses et
Des buissons d'orties je marcherai vers l'écume
Jamais d'autre que toi ne posera sa main sur mon front
Et mes yeux
Jamais d'autre que toi et je nie le mensonge et l'infidélité
Ce navire à l'ancre tu peux couper sa corde
Jamais d'autre que toi


L'aigle prisonnier dans une cage ronge lentement les barreaux
De cuivre vert-de-grisés
Quelle évasion !
C'est le dimanche marqué par le chant des rossignols
Dans les bois d'un vert tendre l'ennui des petites
Filles en présence d'une cage où s'agite un serein
Tandis que dans la rue solitaire le soleil lentement
Déplace sa ligne mince sur le trottoir chaud
Nous passerons d'autres lignes
Jamais jamais d'autre que toi
Et moi seul seul comme le lierre fané des jardins
De banlieue seul comme le verre
Et toi jamais d'autre que toi.

Robert Desnos

Il est revenu...

P1030090V1

Il est revenu, le grand son...

Et je suis allé jusqu'au bout. J'ai chez moi depuis 2 semaines cet ensemble "made in France" (sauf la platine bien entendu) que j'ai déjà chroniqué ici dans ce blog et dans le menu détail.

Vous aurez donc reconnu sur la photo une paire de Kelinac 811mg, un ampli Neodio NR300, le lecteur Neodio NR One et la platine Pro-ject RPM 10, avec son socle IT ground deluxe et une cellule Sumiko Blue point EvoIII (pré phono Musical Fidefity).

De la vie, de la dynamique, de l'espace, en un mot une énergie rayonnante, et ce quel que soit le niveau d'écoute. C'est ce qui continue encore de me bluffer après 15 jours en leur compagnie.

Tenue magistrale, mais encore et surtout cette aération naturelle qui donne enfin un sens à ce mot tant utilisé en "hifi": R E A L I S M E.

Hommage à la musique vivante, merci...

Fujiya & Miyagi : Lightbulbs

Encore une chronique qui végète sur ma "console" depuis des mois. Fujiya Mais que ces "Lightbulbs" sont délicieux pour ne pas dire lumineux, avec son entêtant parfum Vanille/Fraise..... Tout est harmonie. Tout est volupté. Tout n'est pourtant pas aussi calme qu'il y parait: alors gare au Pickpocket qui une fois n'est pas coutume vous donnera....des Goosebumps et viendra valider de façon magistrale le postulat de la chanson n°7. Je vous propose de réaliser cette expérience simplissime: poussez le volume sur "Dishwasher" et laissez vous animer pas la basse fréquence. Vous allez pouvoir nettoyer les saladiers de vos enceintes, vous n'en croirez pas vos oreilles.
Enfin pour l'audiophile assoupi laissez vous envahir par le frisson salvateur de ce trémollo métallique.
Attention toutefois au retour de manivelle. Vous aviez laissé le volume à son zénith et voilà qu'une bande de Ptérodactyls fond sur vous, tous aux abris, p.... mais où est passé la télécommande.
Une dernière sucrerie donnant son titre à l'album, et une sortie "Aérienne" s'il en est, une idée de french touche...

Fujiya and Miyagi - Knickerbocker

Metronomy : Nights Out

Metronomy_nights_out

J'avais débuté cette chronique le 13 octobre 2008 et me voilà 6 mois plus tard avec mes amis Metronomy qui ne sont plus des "perdreaux de l'année". Peu importe, si vous n'avez pas encore acheté cet album, "cours y vite, cours y vite..."
Et surtout ne vous arrêtez pas au futurisme 70's de la pochette et son James Dean de banlieue exhibant fièrement sa nouvelle Citroën. C'est en fait un grand bordel électronique, éclectique à souhait et sensuel en diable. Que dire de cette intro fantasmagorique, distorsion abyssale oscillant entre "les échos de la forêt française" par le Débûché de Paris (réalisé sous le contrôle de Marcel Hauriac) et la bande son des "7 samouraïs" revue par Goran Bregovic: j'adooooooreeeeeeeee.
Et vous n'avez pas tout entendu, this is "the end of you too" de l'électro germanique "Consolienne", et je veux voir tout le monde sur le dancefloor please. Puis une Radio Ladio, pastiche kitsch et génial avec son "what's your name" anoné maladivement: Guenial. Il y a du Taxi Girl entre les lignes, Paris j'écris ton nom: M.E.R.D.E., du Daft, du Air vous savez toujours la fameuse "touch".
La suite est une descente fracassante, percussive, maltraitante comme je les aime. Accrochez vous à votre fauteuil, car de répis, vous ne trouverez plus jusqu'à ce délicieux "Outro". C'est dérangeant, désuet, absolument ringard par moment, comme ce "back on the motorway" insupportablement exquis.
Nouveau passage "on dancefloors" pour préparer la sortie, un triple "lutz" improbablement intimiste, une sortie à la Grandaddy ou Sparkelhorse (si si vous avez bien lu), un "that's all folks" à peine parasité par une modulation lunaire, c'est fini...

22 février 2009

Je n'ai plus de musique...

Non, je n'ai plus de musique, j'ai vécu ces derniers mois au rythme d'une valse dont les temps m'échappent au moment où j'écris ces mots. Un post rapide (?) pour solder enfin cette période floue

AudioPhysicEARLector Round 1: au mépris de tous mes "principes audiophiles" j'ai durant cette période accumulé toute sorte de matériels. L'élément fondateur de cette fuite aura été le changement de mon Shindo Monbrison en préamplification, déséquilibrant en un instant la belle harmonie que j'avais pu ou su établir avec mon système. Voilà comment je me suis retrouvé avec un Audio Research Reference 3 aussi gros qu'innopérant dans cette configuration. Un lecteur un peu confus et rondouillet, des Audio Physic mal drivées et au final une bouillie (tout est relatif), à des années lumières de mon premier ensemble (Shindo/Ear/Naim/AudioPhysic)

P1000999 (1024x768) Mais je ne vais pas ici reprendre ce que j'ai déjà écrit en d'autres temps.

Round 2: de grands principes, il n'en existe qu'un au final: celui de toujours écouter. Un système est un assemblage qui ne peut s'apprécier qu'à l'aune d'une écoute scrupuleuse. Les auditoriums spécialisés devraient avoir de belles années devant eux mais cela est une autre histoire.

Ensemble Focus Round 3: exit mes grandes Audio Physic devenues trop brouillonnes dans ce nouvel espace. Place à mes premières "biblio", avec de la belle transparence (merci M.Scanspeak et son merveilleux tweeter), des enceintes plus en phase avec mon lieu d'écoute et une esthétique fort plaisante. Un bémol cependant: la tenue de ces petites boîtes par les blocs Ear Yoshino, qui en poussant la musique ont montré une certaines forme de limite. Et malgré ma formation scientifique de haut niveau, j'ai toujours eu un problème avec les lois de la physique et de l'électricité. Donc je ne suis toujours pas capable de vous expliquer pourquoi, vous ne drivez pas une enceinte avec les watts affichés sur l'étiquette mais avec la réserve de puissance dont dispose l'ampli et que ce sont les brutalités de la courbe d'impédance de l'enceinte qui provoque des accidents mortels. Voilà j'espère ne pas avoir dit trop de bêtises. 


 Virgo III (3)

Round 4: comme le meurtier revient toujours sur les lieux du crime, j'ai réussi à remettre la main sur une paire de VirgoIII pour mon plus grand bonheur. Quelle enceinte merveilleuse de sensualité, de finesse et de classe. Elles n'étaient que de passage chez moi malheureusement et je le savais.

Les blocs et le préampli sont partis vers d'autres cieux, remplacés par du transistor... du lourd.





P1020612 P1020611 P1020616 Round 5: un full Meridian, en l'occurence un brelan du plus bel effet esthétique mais pas une garantie de gain à une table de poker. Autant les lecteurs de CD de la marque me laissent un souvenir emprunt de nostalgie et une larme à l'oeil (cf. ce Bouquet de nerfs chez Adagio avec Jadis JA100, Jadis DPL, DynaudioC2 et un Meridian G07), autant mon passage à une électronique transistorisée ne restera pas comme la plus grande réussite de ma carrière d'apprenti sorcier de l'achat en aveugle. Exit l'ensemble en même temps que les Virgo III, le nouveau propriétaire de ces dernières m'a fait partagé une écoute avec son Brinkmann intégré, une vraie merveille. Homogénéité et cohérence des registres, scène sonore réaliste, et un beau grave articulé et tenu.

Vide Round 6:

Et voilà ma réalité du moment....

Le dénuement, la simplicité, un retour aux valeurs premières...

Alors cet article ne restera pas à jamais gravé comme un modèle d'insolence, de pertinence, de romantisme ou de lyrisme. Non sa seule vertu est bien de flatter un peu mon ego et surtout de vous signifier mon retour aux affaires...


Bonne journée



14 février 2009

1 minute de grâce en attendant...

Je reviens bientôt...

03 novembre 2008

Get Well Soon/ Rest Now, Weary Head! You Will Get Well Soon

Get_well_soon_album


I'm back...

Beaucoup d'achats de Musique ces derniers mois.Get_well_soon_photo1 Et le poison circule à nouveau dans mes veines. Des merveilles,  comme cet album lumineux, de Konstantin Gropper. Composition luxuriante, écriture céleste, oscillant entre le cristallin "if this hat is missing i have gone hunting", sorte de Thom Yorke balkanisé à la mode Beirut, et le sombre  unpluggé "we are safe inside while they burn down our house" aux accents "Cavien et Waitsien".

Gropper développe avec aisance tous les méandres d'une pop moderne réinventée, à la manière d'un Soutine. Enchainement de couleurs riches et profondes, arrangements évidents et limpides, balayé par un souffle dérangeant, hypnotique. Une oeuvre éclatante, dans laquelle le mouvement finit de vous emporter vers des contrées lointaines, inconnues, incertaines, des contrées sereines...

Montréal, London, Berlin...en acrobate virtuose, il saute de nappes lancinantes, mélancoliques et ravageuses à la plus improbable des électros, comme sur cette reprise pacifiée du génial "Born Slippy" d'Underworld. Alchimie étonnante de richesse et de densité pour un résultat simple, naturel et puissant. De sa Germanie natale on peut encore y retrouver les boucles élégantes de Console, mâtiné d'un romantisme frondeur et boudeur, un tantinet pédant pour les uns, suranné pour les autres, mais tellement bouleversant.

En attendant des jours meilleurs...

P1020350

Un déménagement, un nouvel espace, une nouvelle vie et un nouveau système, en attendant des jours meilleurs.
Exit les Avanti V, que je n'ai au final jamais adoptées. Je garde aujourd'hui un souvenir ému de mes Virgo III, qui restent à mes "oreilles" des merveilles de finesse et d'élégance, mais je radote. Et puis il y a cette écoute des Caldera chez Audio Physic: mon plus beau moment musical passé à ce jour. Dès lors je pense que les Avanti ne pouvaient être perçues que comme un ersatz, une solution par défaut, par dépit...

Un retour aux basiques en quelque sorte, avec l'association Meridian/Jadis, écoutée voici quelques années chez Adagio. Les blocs EAR viennent épauler avec autorité et grâce ce duo.

Enfin côté enceintes des "biblio" Focus audio. Les lecteurs les plus assidus de ce blog trouveront ce choix pour le moins curieux, si l'on considère les écoutes peu abouties faites sur les grandes soeurs de la gamme Reference. Je cherchais quelque chose d'homogène mais tirant sur l'ascétique, eu égard à ma nouvelle "pièce d'écoute".

Focus Audio FS 688
Lecteur CD Meridian G06
Ampli EAR 509 MkII (les derniers résistants)
Préampli Jadis JPL
Câblage: Audioquest, Auditorium 21, Shindo, Hifi Câbles et Cie, Nordost...

Au final un mariage original et plaisant, loin des sommets Himalayesques. Mais que les Alpes et les Pyrénées peuvent être belles aussi...

31 octobre 2008

Lyrics to go

Un outil phénoménal !! Retrouvez toutes les chansons et leurs Lyrics à partir d'un mot, d'une phrase en un clin d'oeil.........

26 juillet 2008

GaBLé / Seven guitars with a cloud of milk

GablJ'aurais pu commencer en vous disant: "Regardez, bien cette pochette c'est l'album de l'année..."
Mais voilà l'année n'est pas encore terminée. Et puis en y réfléchissant rapidement, il y a quand même eu Bashung, puis Christophe...
Laissons donc aux académies du Rock le soin de gloser en fin d'année sur la pertinence d'un hypothétique classement.

Revenons à nos moutons, plutôt à nos vaches d'ailleurs, pour notre équipage normand. Gablé c'est du made in brousse, c'est de la subversion souterraine, joviale et curieuse.

17 scénettes  compulsives expédiées magistralement en un enchevêtrement invraisemblable. Le "musicologue" qui sommeille en moi pourrait vous parler de LoFi, d'électro matinée de hip-hop "Creutzfeldt-Jakobisé", voire de folk Normando-Texan (je sais ce n'est pas très folk dans l'esprit).

Chaque morceau est une pépite autour de 2mn, une expérience musicale supersonique, à la manière d'un Jad Fair pour l'esprit et le format, ou plus proche de nous, d'un Angil en "solo" et de son John Venture. On y retrouve cette même créativité, repoussant toujours plus loin les associations, les énergies et les formes, grand métissage musical s'affranchissant des convenances, des genres pour se réinventer sans cesse.

Je ne vais pas vous dire que j'aime cette musique, elle est une part de moi même...

Pas par souci d'appropriation ou d'identification, Non!!

Par esprit de contradiction et de création Oui!!

Par plaisir peut être tout simplement.

Gablé Website

23 juillet 2008

En Vrac Hi-Fi part 1

    Je viens  ici, là , maintenant, devant vous, solder  mes derniers mois  d'errance et de valse hésitation  "hifiste". Nous sommes d'accord, il y a pire P1010562 comme liquidation idéologique ou comme rupture idéaliste. Je reprends mon chemin de croix là où je l'avais laissé: chez  Music Hall dans le VIII ème. Ce jour là j'avais pu entendre/écouter les Sonus Faber Elipsa sur une configuration full Audio Research: CD7, LS26 et bloc stéréo Ref 110 de mémoire. C'était mieux, bien mieux qu'avec l'aseptisant ensemble Accuphase (aïe), mais nous n'avions pas atteint des sommets éternels, ni des hauteurs enneigés par la grâce .

    Non j'étais resté sur ma fin et puis il faut reconnaitre que l'exiguïté du lieu laisse songeur sur le monde de la hifi. Je ne cesse de me questionner, de m'interroger sur ces modèles qui défient au quotidien les lois les plus rudimentaires du "business" commerce, et qui comble du comble arrivent à vendre, et vendre encore. Je finis donc par me retourner vers vous chers clients, vous mes "frères d'arme" (j'ai osé), vous qui chipotez la coquetterie dans l'aigu de cette célèbre marque dont je tairais le nom, vous qui chinoisez sur l'aspect "trainant" du grave avec ce tube soviétique NOS, vous qui décelez cette bosse dans les 300 hz à cause de ce puits de lumière là, mal placé dans cet auditorium, et qui continuez avec assiduité à fréquenter des lieux inadaptés (aïe).... curieux mais manifestement si fascinant.

   Pour en terminer là avec cette digression "vinaigrée" il faut également admettre que les prix pratiqués par la marque de Plymouth (Minnesota) sont inversement proportionnel de la taille du Kid de la ville voisine, j'ai cité Minneapolis.

    Mais je m'égare. C'est l'été et je repense à ces chemins de garrigue que nous parcourions enfants. Le vacarme des cigales, les odeurs des pins séchés par la fournaise, de la résine dégoulinante le long des écorces saillantes, de notre attention captée par le moindre bruit dans cette immensité provençale. Est ce là que j'ai "appris" à écouter, à entendre, à sonder l'indicible... refermons la parenthèse.

   Audioresearchpreamplificateurrefere Voilà comment je me suis disputé... (ma vie audiophile) et que j'ai fini par acheter "d'occasion" je le précise, mon Reference III. Et là l'immensité (?) se scinde en deux. D'un côté les "adeptes" qui en cet instant m'accueillent dans le "hall of fame" de la Hifi. Je sens leurs regards émus, le poids de l'histoire, l'héritage en partage, cette grande confraternité et le sens du devoir accompli... De l'autre, ricanements, persifflages, on se gausse, on raille, on tente de confondre l'audiophile embourgeoisé, le hifiste nanti, le mélomane conservateur.

Je ramène donc chez moi la "bête", et là le drame...

Il ne rentre pas dans mon meuble, si beau, si longuement recherché pour sa discrétion. Je le branche et c'est horrible.

Je tente de me remémorer la petite phrase de ce banc d'essai dans "Stéréo & Image". Je cite: "... en effet il faut aussi tenir compte de la bonne adaptation d'impédance du Ref III..."

Put... d'impédance

Impédance, impédance, est ce que j'ai une gueule d'impédance.

Et puis c'est quoi l'impédance (je m'excuse auprès de mes professeurs de Physique, pour ce fâcheux oubli).

La force de progrès qui sommeille en moi, a décidé de le revendre au plus vite, validant au passage l'adage qui veut que le commerce et les forces de progrès ne font pas bon ménage.

à suivre...

 

21 juillet 2008

Sites fabricants Hi-Fi

Nouvelles mises à jour de la rubrique citée en titre, disponibles dans la colonne de gauche. Je découvre encore aujourd'hui de nouveaux "inconnus"... plus de 600 référencés tout de même.

Mactone chez NC Audio

Macimagemh300b_2Du nouveau chez NC Audio avec l'arrivée d'une nouvelle carte... mystérieuse pour le moins. En effet qui a entendu parler de Mactone en France? Mes recherches ces dernières années ne m'ont jamais conduit vers ces électroniques fabriquées pourtant depuis 1964 au Japon.
A écouter de toute urgence, au regard de la qualité des gammes proposées par Neil Clowes, écoutez plutôt: Audio Physic, Leben, Audionet, Ear Yoshino. Ne cherchez pas d'erreur de casting il n'y en a pas et la liste n'est pas exhaustive. A qui le premier CR ?

NC Audio website

02 juillet 2008

Christophe: Aimer ce que nous sommes

Christophe_3 Et je comprends soudain ce que "fan" signifie, jusque dans son acceptation la plus aliénante et la plus addictive.
J'aimerais pouvoir écrire tout ce qui me submerge en cet instant. Dire l'indicible, raconter le beau, effleurer le génie...
Mais tout me pousse à rester dans l'ombre, dans cette obscurité qui est la lumière des fous, prolonger ce moment, cette éternité.
Depuis 7 ans la terre n'avait cessé de pencher, elle peut maintenant chavirer, la suite n'a plus d'importance.
Le précédent album était unique et magistral, cette suite en est l'apothéose, l'extrême onction, l'essence absolue, l'ultime aboutissement.
Je peux y ajouter tous les adjectifs: classique, baroque, beau, bizarre...  aucun ne pourra jamais laisser entrevoir ne serait ce qu'un instant le centième du merveilleux que cette oeuvre abrite. Tout y est transformé par une alchimie "spécieuse", celle qui arrange la complexité la plus aigue et la plus tourmentée, en une simplicité bouleversante de légèreté et d'évidence.Christophe
Cabinet de curiosités foisonnant
Album cinématographique
Pellicule tragique et baroque
Déchirure pacifiée
Même le kitsch prend ici une tournure émouvante et profonde. Le long défilé final du générique par Daniel Filipacchi, décalé et emprunté finit par en être émouvant de sincérité nue. L'amitié rend beau et généreux...
"Oh Moi, j't'aime
Et j't'aime encore...

Monumenta 2008: Philip Glass

MonumentacopieC'était hier, au grand palais.
C'était hier et j'y étais.
Un moment de grâce et de simplicité
Un moment rare à jamais gravé...

En bus, en métro, en limousine, à pieds, à vélo, vous êtes venus comme vous souhaitiez

Tous retrouvés là, assis à même le béton ou sur les marches du Palais: jeunes, enfants, vieux, handicapés

Sous la voute, aux pieds des menhirs d'acier comme autant de passerelle vers un au delà hypothétique.

Un hôtel "noir" était dressé.

Il est venu comme on revient sur les traces d'un premier amour, d'une première passion.

Il a joué sur son Steinway.

1h30 qui passe en 5 mn.

Il est venu et j'y étais et ça on ne pourra plus jamais me l'enlever.

07 juin 2008

Neodio/Kelinac : 100% made in France

1200_cote Un week end riche en sensations et plaisirs musicaux intenses.
Tout d'abord une première écoute, depuis fort longtemps attendue avec une composition full Neodio: barrette secteur, câbles (secteur, hp, modulation) lecteur CD One et ampli intégréCdone_face NR600 ouf...le tout branché sur une paire de Kelinac 811mg.
La mise en oeuvre de l'ensemble est réalisée avec soins, les conditions d'écoute sont donc idéales pour une pièce d'environ 20/25m². J'attaque avec mon chapelet de disques fétiches.
1. Regina Spektor: piano et voix.
Une présence immédiate et bluffante. Les attaques sont magistrales, les timbres restitués avec maestria, j'en tremble encore. On parle souvent de réalisme, de réalité, de vérité en haute fidélité, elle est ici évidente.

2. Richard Strauss "Eine Alpensinfonie":
A vous glacer les sens, sans mauvais jeux de mots. La maîtrise est ici une marque de fabrique incontestable, et c'est préférable pour cet enregistrement dont les écarts à tout niveaux sont vertigineux (dynamique, puissance...)
Le lecteur restitue le message avec une grande précision sans clarté excessive, c'est juste. L'ampli quant à lui sait tout faire, sur les micro informations comme sur la grosse cavalerie, avec la même aisance: maîtrise et subtilité. Enfin les 811mg fonctionnent à merveille sur ce type de musique aussi, restituant de manière exceptionnelle la dynamique et la puissance de l'orchestre tout en gardant une scène sonore cohérente. Les pupitres sont facilementKel811mgkelinac_2 identifiables et la musique prend corps admirablement.
Mais vraiment quelle spontanéité et quelle énergie sur ce morceau quel que soit le niveau sonore, et nous avons poussé très très loin...

3. Le "Bouquet" de Noir Désir, "Pépée" de Léo Ferré ou Linda Sharrock et son "Sometimes i feel..." : timbres, scène, présence et réalisme absolus.

4. Gianmaria Testa

Un pur plaisir, toujours cette spontanéité jubilatoire, sur ce magnifique enregistrement, quelle vitalité !!

5. Jason Moran/Refraction 2:

Scène sonore majeure, qualité des détails notamment sur les percussions, avec encore une fois un réalisme impressionnant. Attaques et reprises foudroyantes, les notes vivent et les silences se respectent...

Un ensemble à écouter d'urgence pour un budget total au niveau d'une paire de biblios américaines vendues laquées et sans bigoudis, mais dont je tairais le nom (qui a dit Wilson?, je viens de perdre quelques amis...

Website Neodio

Poni Hoax à la Maroquinerie

Lundi 03 juin 2008

Comment vous n'y étiez pas ?
Pourtant tout ce que compte Paris de "branchitude" et de jeunes filles en fleur, avaient rendez vous pour le set magistral du compte Dracula "Ker", dandy "gainsbourien" navigant entre faconde et "emprunt", oscillant entre bela Lugosi et Eric Cantona. Un show musical limpide si ce n'est les scories sans intérêts de notre ami drummer Vincent Taeger, à qui il serait bon d'expliquer qu'un batteur ça ne doit pas parler sur scène...

Mais revenons à l'essence de ce post: le show Poni Hoax.

Une merveille d'expédition, 1h30 de fluidité enchanteresse, cela faisait longtemps que concert ne m'avait pas paru aussi naturel et évident. Il faut dire que le groupe fonctionne plutôt bien ensemble, et que la voix de Nicolas Ker est à faire se damner une escouade de pom-pom girls en goguette.

Tout ça pour vous dire que j'y étais...

Et vous n'avez toujours pas acheté "Images of Sigrid"?

Quelle faute de goût...

16 mai 2008

THE FOALS / ANTIDOTES

J'avoue j'ai un  petit faible pour les productions un peu "barrées", ésotériques diront certains.Foals_1

The Foals est sans doute à classer dans cette catégorie. Un groupe un peu spécial, spécieux même, qui a le don de vous injecter le doute dès les premières mesures. Une pochette à la couverture sublime, au graphisme très "indé" pour ce qui est de l'intérieur.

Ce n'est probablement pas le disque à conseiller à un jeune éphèbe souhaitant s'initier aux joies de musiques défricheuses, déchiffreuses de nouveaux horizons.

L'inaugural "the french open" en est le révélateur: une intro des plus classique à la "Clogs", enchainant très rapidement sur une phrase répétitive à la "Tortoise", on se prépare à tout sauf à cette échappée aussi belle que surprenante vers un afro-ska speedé à l'électricité "Montréalaise". On nous malmène, on nous chérie aussi...

Release_antidotes Antidotes est une lente et sensuelle errance musicale, érudite, efficace et follement bien composé. Je sais le "talent" est de nos jours trop souvent convoqué au chevet de la critique musicale, mais il faut bien reconnaitre aussi celui ci lorsqu'il vous embrasse à pleine bouche.

Je poursuis mon abyssale plongée en terre païenne, pour y croiser Siouxsie et Robert convoqués sur le sublime "Electric Bloom", il n'y aura plus de répit je ne le sais pas encore.

Qu'est ce que The Foals?  Un "boeuf" improbable entre "The Cure" et "Mogway"? Non, toute description apporte son lot de pertinence et d'insuffisance. The Foals brouille les pistes sans relâche, ou plutôt ne cesse d'explorer, de bâtir son propre "champ" musical. Et ce qui impressionne le plus dans ce travail créatif c'est la sensation d'aboutissement, de plénitude, d'évidence de leur musique à chaque instant comme sur le très "seriel" killer, "Like Swimming". Là où certains groupe, "brouillonne", "laboure" encore et encore le même sillon pour en faire germer la magie, The Foals est une sorte de "galaxie", d'anti matière, en perpétuelle métamorphose. Polymorphe, distant, léger, agile, dangereux, inquiétant, enivrant , vénéneux...

http://www.wearefoals.com/

15 mai 2008

Rencontre Kelinac Electroacoustique: Patrice Nicoleau

Logokelinac
J'inaugure ici une nouvelle rubrique, fruit de mes pérégrinations récentes sur les chemins de France. J'ai eu la chance ces dernières semaines de pouvoir rentrer un temps soit peu dans le quotidien, de certains de ces "artisans" du son, longue généalogie d'une tradition "acoustique" à la française.
Mon premier entretien avec Patrice Nicoleau fait partie de ces moments simples et évidents. Et je dois admettre aujourd'hui devant le grand "Totem" de la Hifi que j'ai péché par snobisme. Je fais donc pénitence, j'avance le front bas pour évoquer cette gamme d'enceintes que je n'avais jusqu'ici considérée, qu'avec ce dédain marqué du sceau du savoir universel.

Pensez donc une marque française d'enceintes, dont le trait marquant de prime abord n'est pas l'originalité du design et qui a la prétention de venir "challenger" de belles allemandes, de subtiles anglaises et d'ésotériques inconnues.

J'ai écouté les KEL811MG qui coiffent la gamme du haut de leur 116 cm, ainsi que les KEL511MG, dans leur robe Wengé (ou laquée) qui donne à la forme générale très conformiste de l'enceinte une certaine finesse, voire d'élégance.  Quoi qu'il en soit quand démarre l'écoute  les enceintes se volatilisent au profit d'une scène sonore favorablement dimensionnée et très réaliste.Kel511mgkelinac

Passées ces considérations esthétiques je dois dire ici mon incapacité première à exprimer cet étonnement, tellement les schémas habituels sont inapplicables en ce lieu. La première surprise consiste en une spontanéité invraisemblable (95db et filtre abouti sans doutes), comme si une "Avantgarde" vous parlait sans aucune directivité, avec un peu plus de souplesse, et une grande précision comme sur ce Gainsbourg anthologique: "aux armes" etc...

Il faut un temps d'adaptation évident pour laisser au vestiaire ses a priori, mais après quel bonheur communicatif, et ce sur n'importe quel type de musique: Strauss, Ferré, what else...

Oui que dire de plus si ce n'est que la tenue alors que nous jouions avec le volume, est irréprochable et n'a eu aucun effet sur la restitution du message. La 511 mg est une enceinte qui définitivement sait vous parler et vous prendre par les sentiments. Sa grande soeur va indéniablement plus loin, mais nécessitera un local de taille plus conséquente pour s'exprimer pleinement, même si encore une fois dans nos 25m² de test, j'ai cru un instant voir Léo traverser la pièce pour baisser le son...

Voilà je suis reparti en prime avec des explications techniques d'une simplicité et d'une cohérence telles que le ciel s'est ouvert à moi : la magie du "filtre". Non il ne s'agit pas du dernier Indiana Jones mais bien de la marque de fabrique de ces "tueuses" made in Feucherolles. Pas de "franchouillardise" mal placée, juste un constat pragmatique après les rachats successifs de Cabasse par Canon et la reprise d'Elipson par qui vous savez...

Enfin, en ces temps de "soixantehuitardise aigue", et au risque de passer pour un triste sire, leur prix (2500€) est "révolutionnaire" et impose une écoute si vous cherchez une paire de colonnes comprise entre 2000 et 4500€.

Kelinac Electroacoustique Website

14 mai 2008

PONI HOAX / Images of Sigrid

Poni_hoax_1 Arnaud_roulin_keyboards Nicolas_ker_lyrics_and_singer Laurent_bardainne_composer_keyboa_2 Nicolas_villebrun_guitar Vincent_taeger_aka_drumman








Non non, vous ne rêvez pas il ne s'agit pas du casting hypothétique d'un remake de Sergio Leone, mais bien de l'élégante caravane de Poni Hoax. Pour paraphraser un célèbre commentateur sportif lors de la finale de 1998 (victoire de la France sur le Brésil pour les plus distants Vs la chose footbalistique), je cite: "putain quel pied". Oui, je sais chacun ses références. Mais en cette heure fort tardive, heure à laquelle le supporter et le "rocker"  communient enfin  autour d'une bière fraîche, tous mes sens ne sont pas à 100%. Finissons ici ce parallèle douteux pour nous attarder sur ce qui est l'album le plus renversant de ces dernière semaines, pour ne pas dire plus.

Un astéroïde "Français", si si vous avez bien lu, capable de réconcilier en un clin d'oeil, new wave, dandisme electrique, electro dance, french touche, britpop, song writting inspiré et j'en oublie des tonnes et des tonnes. C'est brillant, bien écrit avec un soupçon de désuétude par moment qui rend l'ensemble encore plus "guuuuuuénial". Un album qui balance entre l'absolu et l'ultime, un grand foutoir pétaradant.

On pourrait parler de filiations, d'influences, je préfère y voir la même énergie créatrice, le même big bang musical que sur les premiers albums de Deus, de Ghinzu, des Dafts, de She Want Revenge ou Ratatat, pour ne citer que ceux là.

Un grand merci, je surveille ceux qui ne sont pas encore passés à la caisse avec ce bel objet, et un et deux et .... vous connaissez la suite. Bonsoir.

 

Alain Bashung : Bleu Pétrole

0600753059296 Tout a déjà été dit ou écrit sur cet album.
Tant de questions reviennent au souvenir de ces écoutes nocturnes. Un constat comme une évidence sur la place centrale de l'artiste dans la sphère musicale française.
Mais ce qui me fascine peut être le plus, c'est cette sensation, cette dualité tangible, qui fait se croiser la vertBashung_2igineuse ascension de l'art musical "Bashungien" et la plongée abyssale de l'être public Bashung. Comme au plus beau jour d'un Gainsbourg agonisant, Bashung tel un sphinx, frère siamois d'un Christophe retrouvé, semble flirté avec cette folie qui rend les oeuvres définitives, intemporelles, universelles.
Bashung comme Christophe, jouent à l'unisson la même distorsion, s'exercent avec effroi au même grand écart entre la magie fluide d'enregistrements lumineux et le déchirement médiatique qu'ils donnent à voir. Les entendre me submerge, les voir me glace tant la plaie semble béante. Comme si la réalité était une souffrance insupportable, insoupçonnée. Et pourtant à chaque passage cette dichotomie semble inexorablement s' exacerber en une gerbe créatrice toujours plus fertile et assumée.13

Fini donc le duo choc des deux derniers livrets, exit M. Fauque. Alain Bashung fait appel aux forces extérieures sur cet album avec les improbables Gaetan Roussel (Louise Attaque) et Gérard Manset, comme s'il souhaitait devenir un observateur, le spectateur de son propre art?

Que dire de plus si ce n'est que l'armée des fidèles est tout de même présente à l'orchestre. La somme des guests sur cet album doit en faire rêver plus d'un, et tout cela se passe avec modestie, mesure, une merveilleuse et douce distance ou l'amour du bel ouvrage, de cet artisanat justifiant pleinement son art....
Allez, aux écoutes si vous ne l'avez pas encore fait, jetez une oreille sur:
"Je tuerai la pianiste" en apothéose funeste, future et non conditionnelle, à ranger immédiatement au Panthéon de la chanson française... bonsoir.

12 mai 2008

Retour et annonces

Bonjour,
2 mois d'escapades, d'écoutes, de découvertes à vous faire partager....i'm back.

A venir:
1. la fin de mes écoutes sur Paris
2. des découvertes et des confirmations musicales renversantes
3. une nouvelle rubrique "Rencontres", ou comment la hifi, se construit, s'imagine, se vit au quotidien par ses nouveaux créateurs français....

A tout de suite

28 février 2008

Music-Hall Paris VIII (part I)

Sonusfaberenceinteelipsa C2810

Une "brève de comptoir", pour résumer cette écoute?

Etre rapide sans être lapidaire tel est le challenge. J'avais gardé un assez bon souvenir du préampli C2400 il y a quelques années.

P7100

Comme quoi tout reste une question d'association et d'écoute... mais je radote.
Donc un full Accuphase sur ces superbes objets que sont les Elipsa de Sonus Faber. Ah, quand le design italien touche au sublime. Le premier qui me dit que le designer est chinois, recevra un coup de 45 (et non ce n'est pas le dernier sub de Velodyne).

Dp500_2

En un mot donc une écoute plan plan. Et je n'ai pas dit suave. Non cela ne fonctionne pas, outre la mollesse, le grave est peu présent ce qui finit par poser des questions sur les enceintes. Encore et toujours cette douceur fatigante.

Ml390s

Nous changeons de lecteur. Une occaz' traine par là, un ML 390'S, et nous changeons déjà de dimension, pour vous dire. Je retrouve un peu de dynamique, les attaques sont plus franches, le discours plus articulé et plus lisible tout à coup. Le grave retrouve quelques couleurs (heureusement car j'allais "bruler" les 2 monolithes au design séduisant)

Enfin le lieu n'est pas vraiment approprié pour ce genre d'exercice, et ça marche fort pour Music Hall dans le VIII, comme quoi.

Je suis têtu et le courant passe bien avec mon hôte Thierry Samoil, je décide de prendre un autre rdv pour véritablement tester ces Sonus avec une équipe full ARC.

A plus tard...


15 février 2008

Sondage

Bonsoir,
Vous trouverez dans la colonne de gauche un sondage très rapide sur vos motivations à visiter ce blog. Merci d'avance pour les quelques secondes que vous y consacrerez. (Cliquer d'abord sur "retour" pour accédez au vote)

08 février 2008

Elecson Paris XII (Part II)

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J'en termine avec mes impressions lors de cette écoute pour le moins mémorable. Comme je l'écrivais dans la première partie

" elle a alterné le "sublime" et l'exceptionnel par moment et le "très conventionnel" à d'autres instants".

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Avant de m'installer dans ce grand canapé chez Elecson, j'avais imaginé Audio Research, comme une marque bourgeoise et... conservatrice, cela va de soi. Des électroniques dont il ne fallait pas attendre de grandes surprises, bonnes ou mauvaises d'ailleurs. Un classicisme de bon ton dans lequel mon imaginaire faisait se côtoyer les marques aux "yeux bleus" US ou canadienne, mais aussi ML et JR pour ne pas les citer.

Je me préparais donc à un après-midi plan-plan. Il ne manquait qu'un labrador à mes pieds et un verre se Suze à la main pour parfaire ce charmant tableau. Oubliées les maitresses gourmandes, les arythmies cardiaques et autres facéties sensitives...

L'épisode "Duette" passé, mais pas oublié, me voici enfin prêt.

Première surprise, une attaque franche des notes, une dynamique étonnante, une tension incroyable et une maitrise absolue. Le message est clair, précis, articulé, sans tomber dans un "hifisme" fatigant. Une grande homogénéité des registres pour une scène sonore d'un grand réalisme, et un grave merveilleux d'équilibre, d'articulation et de profondeur...

Non il y a de la classe, du luxe et de la volupté dans cet ensemble. La restitution des timbres est ébouriffante de réalisme et de sensualité. C'est une de mes plus belles écoutes sur certains de mes disques "fidèles".

Sur le Wim Mertens "Divided Loyalties" les trombones et autres "bass Clarinet" deviennent délicats tant l'intégrité des instruments est respectée: articulation et fluidité (si si je vous jure)

Gianmaria Testa et son quatuor sont merveilleux tant la proximité avec les instruments est évidente. La voix "rocailleuse" de Gianmaria se fait cajoleuse et espiègle.

Une magnifique surprise que cet ensemble full ARC, sur cette non moins exceptionnelle paire de Wilson, j'ai nommé Sophia II.

Bonsoir

03 février 2008

Pascal Comelade

Pascal Comelade Website

Pascal Comelade : Artiste inclassable par Zoé Lin

 

2 ème exercice de style avec définition Wikipédia précédé, paresse oblige d'un magnifique article de Zoé Lin, dont vous trouverez le lien juste au dessus, ainsi qu'au merveilleux site officiel de l'artiste. J'ai déjà en de nombreuses occasions exprimé le bonheur à l'écoute de cette musique "vivante", polymorphe et métissée. Pascal Comelade est un "chaudronnier", un "forgeron", fusionnant avec génie les matières sonores, les cultures acoustiques en un syncrétisme musical étourdissant et joyeux. Alors piochez, piochez et piochez encore dans sa discographie pléthorique sans jamais risquer autre chose qu'un envahissant bonheur...

"Pascal Comelade est un musicien français d'expression catalane né le 30 juin 1955 à Montpellier.

Après avoir vécu quelque années à Barcelone, il publie son premier album Fluences marqué par la musique électronique et par le groupe Heldon, conduit par son ami Richard Pinhas (qu'il retrouvera par la suite sur un morceau de Musiques pour films vol.2 puis sur la longueur d'un album entier: Oblique Sessions II). Comelade participe par ailleurs à un groupe pop de courte durée, les Fall of Saïgon, très influencé par les Young Marble Giants.

Par la suite, sa musique devient beaucoup plus acoustique et se caractérise par l'utilisation d'instruments-jouets autant en solo qu'avec son groupe à géométrie variable, le Bel Canto Orquestra. Si la rupture au niveau du son est évidente, il semble pour autant que cette nouvelle orientation tende à concilier la vieille obsession pour le musique répétitive, expérimentée jusqu'à présent via l'électronique, et une tendance plus mélodique, expérimentée au sein des Fall of Saigon. L'originalité de l'œuvre de Pascal Comelade s'affiche entre autre dans sa manière de tenter une conciliation entre toutes les formes de la musique populaire sous l'angle de l'omniprésence en elle de la notion de répétition. Autant influencé par les répétitifs américains (Philip Glass, Steve Reich) que par la musique traditionnelle (Sardane catalane, tango, musette), par le Krautrock (Faust, Can) que par le rock n' roll (Pretty Things, Captain Beefheart, The Kinks), Pascal Comelade tente d'en opérer une synthèse en mettant au jour la trame répétitive qui leur est commune, en particulier dans les innombrables reprises qu'il enregistre de ces artistes. Ce procédé est flagrant dans son disque Haïkus de piano (1991), qui se présente comme un résumé de la musique populaire du XXe siècle exécuté au piano (tantôt grand tantôt jouet). Les standards font l'objet de reprises excédant rarement les deux minutes, et réduits à leur trame mélodique ou rythmique la plus simple.

Il a collaboré avec de très nombreux chanteurs et musiciens issus de tous horizons comme Robert Wyatt, Dani, Faust, Miossec, Jaume Sisa, Toti Soler, Jac Berrocal, P.J. Harvey pour n'en citer que quelques-uns et pour mettre l'accent sur l'éclectisme du personnage. Ces collaborations témoignent encore une fois d'une volonté d'embrasser un spectre large de la musique populaire. Pourtant, dans l'évolution constante de son jeu de piano, qu'il développe notamment en concert, Pascal Comelade témoigne d'une recherche qui excède de beaucoup la simple compilation. Son jeu oscille entre une tendance sans cesse croissante vers la sobriété (évoquant de plus en plus Erik Satie) et une présence non feinte des interférences que le corps du musicien imprime à ce jeu (stress extrême suscité par les représentations en public, difficultés inhérentes au fait de jouer sur des instruments miniatures)."

 

Mises à Jour

Ear_912 Audioresearchpreamplificateurrefere

Ear Yoshino 912

                                                    Audio Research Reference 3

Voilà à quoi pourrait ressembler le combat final pour la partie préampli.

En attendant la mise en ligne de mes pérégrinations chez Elecson (Part II) et ma visite chez Music Hall rue de Rome, vous trouverez de nombreux ajouts dans les albums photos, "Systèmes de salon", "Ampli", "Sources", "Préampli" et "Loudspeakers" mais également de nouveaux liens vers les sites web des fabricants de matériel.

Bonne lecture.

29 janvier 2008

Elecson Paris XII (Part I)

DuettestandseamlessgrillAvant d'en venir à l'écoute, la vraie, juste un petit intermède venimeux sur les quelques secondes passées avec les Wilson Audio Duette. Un conseil comme un leitmotiv : écoutez, écoutez et écoutez encore avant d'acheter quoi que ce soit. Il y a 15 jours à peine je pensais que les Watt Puppy étaient de "mauvaises" enceintes (j'ai changé d'avis depuis) et que les "Duette" pouvaient représenter une folie "acceptable". Je ne comprends toujours pas après plusieurs heures de décantation, ce que l'on peut trouver à ce modèle. Un grave anémique, normal me diront certains, c'est une "biblio". Mais au delà de ce problème, tout est à l'avenant, du moins à mes "oreilles". En syntèse,  une biblio pas aboutie du tout, et autant que je me souvienne et sans gloser des heures, la "Vulcain Aïda" (trop mal connue et distribuée malheureusement) nous donnait à entendre ce que ces Wilson sont incapables de laisser même entrevoir. Enfin je n'aurais même pas l'outrecuidance d'évoquer le prix des "américaines", proprement r.....

Venons en au plus important malgré tout, ce moment de musique en compagnie de:
Sophias2barritzseamlessAudioresearchpreamplificateurrefere
Wilson Audio Sophia II

Préampli Audio Research Reference III

Lecteur Audio Research CD7 Audioresearchlecteurreferencecd7_4

Ampli de puissance Audio Research Reference HD 220

J'ai une affection particulière pour ces enceintes, que j'avais pu écouter chez "Jefferson" et qui m'avaient laissé unAudioresearchamplificateurreference souvenir ému. Un sentiment de grand raffinement, une finesse insolente, une enceinte de grande classe pour faire court. C'était par contre ma première confrontation avec l'univers Audio Research.
Que dire ? Si ce n'est que cette écoute a alterné le "sublime" et l'exceptionnel par moment et le "très conventionnel" à d'autres instants.
à suivre....

Lyrique Paris VII

Mbl_5011_01_500x330 Mbl1531_arktis_12_04_600x400Passage de la vierge, pour cette nouvelle écoute. Un duo allemand bien campé sur ses pieds avec le préampli Mbl 5011 et le lecteur de la même marque 1531. Mon hôte, David, après un premier échange sur le but de ma visite, modifie l'installation initialement en place. Une Full Mbl avec les blocs de puissance et une paire d'enceintes de "salon"...de thé, Bosendorfer. J'ai trouvé ce que mièvrerie peut vouloir dire en hifi. Nous en profitons pour migrer vers un bloc d'occasion présent dans l'auditorium, un Krell KSA 80 en classe A et des colonnes Eggleston Works Nine.
Egg_speakernine
Krell_ksa_80_2Quelle surprise et quelle dommage qu'un lieu comme celui ci tombe en décrépitude. On ne peut pas dire que le matériel soit mis en valeur et j'ai le plus grand mal à comprendre comment on peut espérer diffuser des produits tels que les électroniques Zanden, présentes sur les étagères dans ces conditions. C'est un avis personnel, mais quand on vend des produits de luxe (comment considérer un lecteur de CD à 25000€), l'écrin doit être à la hauteur du "bijou" qu'il abrite. Je ne pense pas que ce soit du snobisme, mais simplement un peu de bon sens, qui permettrait peut être enfin à la hifi de sortir des ruelles obscures et des "bouclards" qui jusqu'ici n'ont rien fait pour le développement de ce marché. Je ferme la parenthèse et reviens au but premier de ma visite en ce lieu.

L'écoute démarre par Regina Spektor et son "Oedipus", la voix est en place mais le piano a du mal à trouver son chemin, sa dimension. Nous passons sur le "Per accompagnarti" de Gian Maria Testa. Les choses vont mieux, et ne cesseront de s'améliorer avec la "chauffe" de l'ampli de puissance.

Au final une bonne écoute, pleine de surprises et battant en brèche certains de mes préjugés coriaces comme le côté "trop hifi" des Eggleston Works", ou le manque de musicalité des électroniques Mbl. J'ai trouvé ces enceintes musicales au possible, avec une très grande qualité de timbres, une très belle scène sonore, un grave parfaitement présent et articulé, magnifiquement intégré aux autres registres. Elles sont vraiment à écouter avant tout achat dans cette gamme de prix. L'ensemble Mbl jouait sur du velours, avec un lecteur, très précis sans être analytique, une grande richesse dans la restitution. Un ensemble très musical, et saisissant parfois. Comme sur mon "Bouquet de nerfs" ou le "Divided Loyalties" de Wim Mertens ("Now you see it, now you don't") exercice de style improbable pour Bass trombone, avec une présence charnelle de l'instrument, une articulation magistrale du message, donnant une perspective rare à ce morceau.

Zanden_drive_2000 Dac_5000_signature Le duo allemand sans faire non plus dans l'ultra dynamique tire son épingle du jeu et mérite de poursuivre ma sélection...
Nous branchons par curiosité ces 2 choses là... Zanden transport et DAC, très chers objets, qui sans que j'en sois très étonné, ne donnent pas grand chose sur le système que nous écoutions jusqu'ici. Tout juste pour dire que l'on entrevoit la philosophie du constructeur: de la matière partout. La mise en oeuvre d'un tel ensemble de lecture nécessitant probablement une solution full Zanden, mais à quel prix...et pour quel résultat...

Merci encore une fois à David pour son professionnalisme et sa gentillesse.

26 janvier 2008

Parenthèse "discophile"

J'ai reçu cette semaine ceci:Melange

Girl_talk_2 commande passée sur le site High End Society. Je n'achète quasiment jamais de compil, et encore moins de disques "audiophiles". J'aurais du ne pas succomber à la tentation, et garder cette curiosité maladive dans ma poche. No comment.
Le seul intérêt aura été la lecture du site ci-dessus mentionné, et cette merveilleuse initiative allemande. Un "road show hifi", traverse l'Allemagne en plusieurs dates, pour faire écouter de la musique sur des installations de qualité. La mise en oeuvre et l'écoute sont effectuées par des intervenants "neutres", le business se fait lui en marge avec les commerciaux des marques "bienfaitrices". "Former" le gout, susciter l'intérêt, donner à entendre, faire naitre le désir et surtout décloisonner le monde de la "hifi" en allant vers "ses clients" potentiels. Une belle preuve d'intelligence "marketing", qui reste souvent qu'une question de bon sens. Sans doute un des éléments constitutif de cette fameuse différence de "marché" entre nos deux pays.

24 janvier 2008

Opus 4 Paris VIII

AuditohorairesRue de Constantinople, 14h00.
Ce coin là du VIII ème n'exhale pas les parfums du Bosphore, point de dédale de rues obscures ni de parfums sensuels et envoutants. Non, la mystérieuse entrée de l'auditorium Opus 4, peut laisser croire à une hypothétique partie de poker  clandestine, entre gens de bonne compagnie, et pour les plus imaginatifs le palier d'un club "échangiste". J'actionne la sonnette, je suis en avance, 15 minutes, un homme à la stature imposante ouvre et semble embarrassé par mon zèle "chronographique". Le mystère grandit, mon attente aussi. Je repars boire un café rue de Rome, je n'y vois aucun signe...

Je longe le lycée Chaptal, comme dans une chanson de Vincent Delerm.
14h05 Deuxième sonnette. Cette fois la porte s'ouvre en grand et je me trouve en face des importateurs de Focus, Resolution et ASR d'un côté, et d'Isophon et Hegel de l'autre. La discussion commence, un ASR Emitter I exclusive est branché sur les Isophon Cassiano. Petite erreur de "casting", je voulais entendre les belles et la bête. Nous voici donc parti dans un jeu de chaise musicale impromptu. Nous débranchons les tuyaux d'arrosage, que dis-je les gaines de pompiers qui servent ici aux alimentations séparées et à la batterie. Je sors mon casque de chantier à la vue des "prises" (les mots me manquent cruellement pour qualifier ce que je vois en cette instant). Les dernières photos aperçues dans un magazine bien connu, ne peuvent pas laisser imaginer un instant la taille de ces "raccordements". Et je n'ai jamais branché de "grue de chantier" de ma vie, "mons-tru-eux".
Les acteurs sont froids:
Emitter2_s
ASR Emitter II Exlusive Version BlueResolution_audio_opus_cd_21_2


                       Resolution Audio Opus CD 21

Nous laissons les Isophon Cassiano un bref instant, le temps de préparer les Focus Audio Master 3. La forme en "ogive" ou "goutte d'eau" des premières évoquées, fait naturellement penser aux Lumen White ou aux Consensus Audio. Les HP céramiques ajoutent à la confusion. Cassiano_start_en_3 Mais autant les deux dernières citées ne m'avaient pas enthousiasmé il y a quelques années, par trop analytique et d'un prix stratosphérique, autant cette furtive audition des "Cassiano" me donne envie d'y revenir un jour. Belle homogénéité immédiate et naturelle. Qualité de timbres évidente, grande musicalité, une belle surprise éphémère.

L'équipage est maintenant au complet avec ça (je sais c'est un peu trivial).200706_focus_gm3
Le programme musical est le même que chez Acoustic Gallery.
Préambule: l'ensemble progressera au fur et à mesure des 2 heures d'écoute, le tout étant froid à mon arrivée je le répète.
Acte 1: Regina Spector "Oedipus"
Très belle qualité de timbres, une scène sonore très réaliste, en largeur et en profondeur. Un grave présent mais pas très articulé pour le moment.
Acte 2: Antony and the Johnsons
Bon
Acte 3: Jason Moran "Refraction 1"

C'est bien mais beaucoup moins fouillé qu'avec le Nagra, qui sur ce morceau doit être assez dur à concurrencer je le concède tant il allie finesse et richesse dans le restitution du message.

Acte 4: Gianmaria Testa
Des timbres d'une très grande vraisemblance , une scène somptueuse, mais un grave qui tarde à s'organiser. Ce n'est pas un problème de descente, les enregistrements "lus" ici ne sont pas des abysses sombres. Non, l'acoustique de la pièce est, après discussion avec mes "compagnons", le responsable probable de cette sensation.
Nous poursuivons notre ballade avec les traditionnels Wim Mertens et Linda Sharrock. Le piano est prodigieusement restitué, dans son intégrité et sa dimension réaliste. Le travail de la voix, ses modulations, ses accidents sont exceptionnels sur le "Sometimes i feel...".
Dominique A puis Noir Désir et mon "Bouquets de Nerfs", plus émouvant et plus vrai que sur les Watt Puppy 8, je retrouve la poésie "sauvage" de ce morceau. Toujours cette scène magistrale et ces timbres renversants.
En conclusion, un lecteur de CD Resolution qui sans tomber dans la folie tarifaire frappant la production actuelle, fait preuve d'une musicalité séduisante et d'une grande précision sans verser dans l'analytique. Des enceintes Focus Audio qui représente une philosophie musicale, par laquelle il faut se laisser convaincre, avec une qualité de timbre et une scène sonore rares, mais qui me laissent quand même un petit goût d'inachevé. En ce qui concerne l'amplificateur ASR Emitter II Exclusive, j'ai oublié que j'étais là pour lui en grande partie. Quel plus beau compliment faire à un appareil qui passe difficilement inaperçu vues ses mensurations "decathloniennes"? Un monstre musical et chantant, droit et raffiné, inamovible et ferme. Au galop sur une plage de l'Atlantique, au trot dans un sous bois du Puy de Dôme ou au pas dans le manège du cadre Noir de Saumur, quels que soient, l'allure, la charge et l'effort il fait ce qui est juste, et la musique prend vie... Bonsoir

22 janvier 2008

Acoustic Gallery Paris XVII

Showroom De retour après quelques heures passées dans ce nouveau lieu de "Haute Fidélité" parisien, en compagnie de Thierry Chrétien et de son acolyte, qui me pardonnera, car sa gentillesse et sa disponibilité sont inversement proportionnel à ma capacité à mémoriser les noms.
Ce préambule fait, je dois reconnaitre que l'accueil en ce lieu, est l'un des plus courtois et des plus simples que l'on m'ait fait dans ce "microcosme". On se sent à l'aise immédiatement, un peu comme à la maison, même si il est curieux de sentir par moment le regard du piéton longeant la vitrine le long de la rue Gounod.
L'installation est prête à mon arrivée...

Encore un peu de patience, j'allais oublié de vous dire ce qui m'amène ici. Hormis le fait de passer un moment sensuel, et d'immerger le temps d'une écoute dans un univers de plaisir, je reprends la route pour "ré-homogéniser" mon système. J'ai du il y a quelques mois me séparer de mon lecteur Naim CDS3 et de son alimentation XPS2 ainsi que de mon préampli Shindo Monbrison. Il me faut donc remplacer ce couple...
Face à moi donc:
Pll
Préampli Nagra PL-LNagracdc_angle

                                            Lecteur Nagra CDC

pour la partie que je convoite, le tout accessoirisé par:

Wp8seamlessthree

Enceintes Wilson Audio Watt/Puppy 8

X600_5_sm

 

 

                                              Blocs de puissance Pass Labs X600.5   

Les années passant, une certaine sérénité m'accompagne dans ce genre d'écoute, mais aussi malheureusement bon nombre de préjugés liés aux discussions, lectures et écoutes du passé. Cette expérience en est un magnifique exemple. Je suis immédiatement tiraillé entre un rejet irrationnel: j'ai "entendu" et lu beaucoup de mal sur les WP8, j'ai déjà écouté du Nagra en électronique sans en garder un souvenir extraordinaire, pas mauvais non plus, et une attirance "charnelle" tant les blocs Pass caressent encore mes tympans d'une mélodie légère. Pass c'est l'alchimie absolue, la fusion de la puissance et de la finesse. Peut on qualifier cela d'élégance, de noblesse...

Je finis par m'assoir, j'arrête de parler et "play":
Acte 1: Regina Spector "Oedipus" (Voix et Piano)
Tentons de garder mesure. Une homogénéité exceptionnelle, une tenue des notes astronomique, une restitution du jeu vocal de Regina Spector encore jamais entendu jusque  là, une aération et une scène magique. Je retrouve le raffinement que j'avais apprécié sur les Sophia II mais avec plus d'ampleur et une qualité de timbres de très haut niveau. Maintenant chinoisons, j'ai déjà entendu un grave plus "mortel" (c'est pour les jeunes qui me lisent, si si il y en a).
On sent la maitrise vertigineuse des blocs Pass. Que dire de plus, on peut tout faire avec, monter le son à en faire tomber la vitrine, faire du cross dans les dunes, je ne sais plus tant il semble peu probable de pouvoir les prendre en défaut.
La source dans ces conditions est d'une précision absolue et d'une très grande musicalité.
Acte 2: Gianmaria Testa " Per accompagnarti"
Ce morceau est tellement fabuleux, qu'il est presque écoeurant d'évidence. Je suis posé sur la contrebasse, le batteur me donne des coups de pieds et le "râle" de Gianmaria déclenche une décharge électrique le long de ma colonne vertébrale. Arrêtez le supplice....
Acte 3: Dominique A en live "Le commerce de l'eau"
Une scène majestueuse, du live comme si on y était, à nouveau des timbres bouleversants de matière.
Acte 4: Antony and the Johnsons "Hope there's someone".

Encore et toujours ces timbres, cette homogénéité, ce grand raffinement et cette maitrise sur la partie finale que je n'avais jamais ressentie. La présence des Pass, et la capacité des Watt à encaisser jusqu'à plus soif, encore et toujours plus, sans jamais aucun égarement. Non seulement cela reste audible et crédible, mais donne une dimension supplémentaire à ce morceau jusqu'ici ignorée. Je suis emporté, balayé, happé par ce tourbillon sonique, ce tour de force musical.
Acte 5: Jason Moran "Refraction 1"
La magie à l'état brut. Je n'imaginais pas un instant qu'un lecteur aurait pu extraire autant de ce morceau, piano + jeu de percussions invraisemblable. Un énorme frisson, car si les Pass tiennent les rennes sans jamais faillir, si les WP8 gardent le port altier sous la mitraille, le Nagra CDC extrait l'essence en toute musicalité. Pas d'agressivité, pas de message par trop analytique et désincarné, non cet objet inanimé a bien une âme...

Nous enchainons, Wim Mertens (une larme sur Iris), Bonjan Z, Radiohead et pour finir, le "Ne me quitte pas" de Nina Simone...

Non je ne peux pas partir ainsi. J'insiste, un petit Linda Sharrock "Sometimes I feel like....", elle au moins me comprend et puis l'incontournable Noir Désir "Bouquets de nerfs". Un bouquet final majuscule, même si ce n'est pas ma plus belle écoute de ce morceau qu'il m'est été donné de faire.

Voilà, j'aime les fins en queue de poisson. Que c'est dur d'écrire, de décrire cette passion dévorante... de la musique, car il s'agit là de musique, vous l'aurez bien compris.

Reprise " Acte 2"

Emitter2_s Je sors enfin d'une phase léthargique "aigüe", qui m'aura couté une part de mon inspiration, d'où mes passages furtifs ces temps derniers sur ce blog. La pauvreté de la production musicale actuelle n'y est pas non plus étrangère. Dans ces moments là rien de tel qu'un retour en "terra cognita classica". Bach, Beethoven, Vivaldi, Satie, Enesco ont le pouvoir de réveiller en moi le mélomane assoupi. Rien de tel qu'un clavecin pour restaurer le "désir" (si si), raviver la flamme vacillante. Rien de tel encore qu'un concert avec de vrais instruments et le sucre, le miel délicieux du réel, de l'immédiat, du subtil, du fugace, de l'instant éphémère et magique. Le miracle agit, les rencontres et les découvertes semblent tout à coup possibles... Et là au détour d'une page le déclencheur viral, la pomme "fatale" qui ranime le feu sacré, le coup de grâce. J'ai croisé le regard bleuté du monstre ci dessus et la passion m'a envahi comme au premier jour.

Alors?

Je reprends le chemin des auditoriums.

Acoustic Gallery, Elecson, Lyrique et Opus 4 sont déjà programmés pour les 10 jours qui viennent. Alors à tout de suite.

18 janvier 2008

Benjamin Biolay : Trash Yéyé

959_disqueJ'ai jeté les premiers mots de cette chronique un 21 octobre. Que s'est il passé ce jour là... je ne sais pas, je ne sais plus. J'entendais l'autre jour sur une radio sérieuse qu'une équipe de chercheurs américains, avait découvert une substance extraordinaire. Ainsi libérée par notre système nerveux lors de chocs émotionnels, elle faciliterait la "gravure" dans notre cortex de ces évènements hors du commun, fixateur de mémoire macabre. Et le journaliste de citer en exemple le 11 septembre 2001 pour étayer son propos. Qui ne se souvient pas effectivement de ce jour? Mais au risque de déplaire à ces chercheurs et à ce journaliste , j'ai une piste plus probable pour expliquer l'empreinte de ce souvenir sordide. Celle d'une "systématisation informationnelle" qui fait qu'aujourd'hui pas un seul article, de politique internationale, d'économie, de culture ou des dernières tendances de la mode cet hiver, ne peut omettre la référence à l'effondrement des "Tours jumelles".

Mais revenons à ce fameux 21 octobre, où il ne se passait probablement pas grand chose à part peut-être un GP de formule 1 à Interlagos, un Michel Drucker recevant les comédiens "du coeur des hommes 2" sur un canapé trop "kitsch" ou encore un journal officiel faisant paraitre le Décret n° 2007-1503 relatif au dispositif de contrôle de la durée de stationnment urbain et modifiant le code de la route et moi écoutant sans relâche cette album "décalé" sur un système de "qualité". Car chez ces gens là madame on ne parle plus de chaine "hifi" mais de système, de  high end components, de state of the art, de cutting edge...Quel rapport avec BB me direz vous? Aucun si ce n'est l'infinie insipidité de ce jour sans fin, immensité  vide dans laquelle aurait pu se vautrer Benjamin Biolay.

De sa dégaine de premier de la classe surdoué, sur "Rose Kenedy", à son look de poseur patenté sur ce "trashissime" yéyé, j'ai bien failli perdre le fil de mon petit "Biolay" illustré.
Oui j'avais succombé au charme de ce jeune provincial. Biolay_3 Pensez donc, une
naissance à Villefranche sur Saône ça vous pose une vedette. On est loin des paillettes, de la Place Saint Placide, de la Cinécitta, de Bruce Weber. Oui j'avais en mémoire une "Rose" aux pétales magnifiquement ciselés, aux nappes nimbées de cordes majestueuses. J'avais imprimé ces ballades "cinématographiques", ces longs plans séquence tortueux, cette rivière capricieuse sur laquelle dérivait mon radeau ivre. J'avais retrouvé la même poésie en Négatif, puis m'étais arrêté sur le pas de ce "Home", incongru, trop maniéré, artéfact prétentieux et vide, avec pour épitaphe:

"J'ai toujours été un flambeur avec les thunes, mais je suis resté socialiste. L'argent comme objectif, c'est immonde ; comme récompense, c'est cool"...

"Bien avant qu'on s'aime tu ne m'aimais plus....

Bien avant qu'on se soit perdu

Bien avant qu'on soit des regrets"

Donc j'ai du batailler, lutter avec ce nouvel album, tiraillé entre rejets et désirs violents. J'ai du m' approprier l'objet. Dépasser le premier rideau de cette prose, aux regards trop évidents par moment. Ces histoires trop entendues. Un trash de façade par trop convenu. Mais au final il faut bien admettre que les compositions sont toujours aussi majestueuses, amples et raffinées, avec cette épaisseur supplémentaire, ce petit supplément d'âme qui vous fait chavirer, tanguer et passer du côté "obscur". "Regardez la lumière" en est l'archétype, une ballade épique à mi chemin entre '"A bout de souffle" et "Bonny and Clyde", et son définitif "...le monde à ma merci, non merci...."

Biolay_4

Une chambre d'amis, tel un inventaire à la Prévert, "...deux amoureux sur un grand lit..." ou plus encore la précision et la méticulosité d'un Perec, de sa voix susurrée, caressée, soufflée, balayée par la poésie..

Il faut pousser les meubles, écarter les rideaux pour voir la crasseuse beauté de cet album.
"Qu'est ce que ça peut faire?", je publie enfin cette note après 3 mois de gestation et son inachèvement, puisqu'il me reste de "Beaux souvenirs".

08 janvier 2008

Radiohead - Scotch Mist

20 décembre 2007

Joyeux Noël

SapinnoelBonsoir,
Je déserte quelque peu ce blog depuis quelques semaines. Plusieurs chroniques sont en gestation mais l'humeur est vagabonde en cette fin d'année. Je vous ai fait patienter en "lecture", je ne peux résister au fait de vous accompagner en musique à présent. Après un "nostalgique" retour sur le début des années 80, voici une "Christmas list" pour ceux qui sont "sonorisés".
Le choix est tout à fait improbable pour ne pas dire incertain. Tous, je dis bien tous, se sont collés à ce merveilleux exercice qu'est la chanson de Noël. Et le résultat est très souvent désopilant pour faire dans l'euphémisme. Où se cache l'enfant que nous avons soit-disant tous en nous? Je me le demande bien. Allumez vos briquets, sortez vos mouchoirs et Joyeux Noël quand même...

01 décembre 2007

Les Philosophes et la musique

Homepage_02_2 Toujours le même souci de vous faire patienter "intelligemment" avant la prochaine déferlante. Et puis tenter par le prisme de la pensée de comprendre pourquoi le marché de la haute fidélité est 45 fois plus important au Japon que dans notre beau pays.
On me dit que c'est culturel.
J'en appelle donc à Platon, à Aristote, à Kant et aux autres pour valider cette information capitale...
Bonne lecture quand même pour les plus courageux en suivant ce lien
Les philosophes et la musique
Et pour les purs et durs...
Surprise
J'en termine avec cet intermède "musical"

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