.... amplificateur intégré Vitus, lecteur de CD Vitus, DAC Weis et enceintes YG Kipod II.
J'ai longuement patienté afin d'écouter ce système que je trouvais très élégant et prometteur au demeurant. Une petite parenthèse d'ordre général avant de poursuivre avec mes écoutes d'hier. De nombreuses tendances sont maintenant ancrées dans l'univers de la hifi haut de gamme. Tout d'abord le vinyle présent dans quasiment toutes les démos, au côté de la musique dématérialisée (cf. la photo ci contre où le MacBook trouve sa place sur un support Finite Element du meilleur goût). C'est le grand écart hifiste, la paradoxe moderne absolu. A côté de ces tendances, il faut louer les exposants pour la qualité des mises en oeuvre de plus en plus abouties, même si elles ne plaisent pas toujours, la dimension commerciale faisant son oeuvre. Le travail sur les accessoires est manifeste, les meubles rivalisent d'esthétique et de technicité, les câbles sont de plus en plus.... gros, "alambiqués", et chers (je cherche juste à flatter l'objectiviste qui lira ces pages, on ratisse comme on peut).
Et dernier fait avéré on trouve sur tous les stands des correcteurs acoustiques dont la plupart ne sont pas dénués de valeur esthétique, et si je me laissais aller je pousserais même jusqu'à un certain sens artistique. Mais revenons dans la salle "Miles Davis B" où nous attendent ces magnifiques enceintes YG. Elles sont vraiment très réussies. Pardon mais je vais de nouveau digresser, sur une réalité intangible de la hifi contemporaine à savoir l'esthétique. Il faut reconnaître que des efforts énormes ont été faits ces dernières années pour proposer des matériels au look de plus en plus séduisants. Comment aurait-il pu en être autrement?
Donc en ce lieu une enceinte YG qui, si le ramage se rapporte au plumage risque fort de provoquer un lachage de fromage dans les règles de l'art...
Un audacieux pari, certes pas totalement nouveau, l'association d'une "biblio" indépendante assise sur une section de grave bien pensée peut donner sur le papier des résultats ébouriffants. Dès les premières notes tout se confirme. Un grand pouvoir de résolution, une belle fluidité, une dynamique tout en cohérence, un beau grave articulé, en un mot une séduction immédiate. Passée le temps de la première impression on voudrait continuer, creuser le sillon, deviner les multiples facettes de ce très bel ensemble. Il n'en sera rien et j'enrage. La faute à un environnement sonore absolument épouvantable. Le salon YG/Vitus est coincé entre celui des Kef à gauche et celui des Verity Audio à droite. Et ça gueule à tue-tête. Est-ce que quelqu'un pourrait demander que le tapage (car il s'agit bien de cela) cesse dans les pièces voisines.
Je sors...et j'enchaîne:
Davis Karla, gros intégré Gryphon, source Teac (je crois de loin):
Pas de miracle. On se croirait dans un western raté avec la cavalerie qui arriverait avant les indiens, vous me suivez. Un grave mal défini, et un sentiment de rapidité excessive. Une autre fois peut être
Kelinac/Icos intégré + source:
La nouvelle mouture Kelinac, une association 100% française et un résultat sans grande surprise. Pas mauvais mais pas exceptionnel non plus. Comme toujours la Kelinac pousse très fort et très loin, mais on attend plus.
RAS.Insipide. Une proposition sans saveur, une hifi plan plan.
Je parle de l'assemblage bien entendu comme précisé dans mon préambule. Vous connaissez tous la plus grande estime que je porte au préampli Ayre (une des plus belles réussites ces 5 dernières années). Une erreur de casting en somme...
A plus tard...

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