Le rideau rouge en arrière plan donne à cette représentation 100% française une certaine théâtralité. P.E.L et Atoll se sont donnés la main aujourd'hui. (Adriana Karembeu n'est pas dans la salle. Pardon elle était très mauvaise).
En démonstration les Kantor S2 de chez Pierre Etienne Leon et la série 400 du créateur bas-normand.
C'est très propre et très gentil. Le problème souvent rencontré par les fabricants lors de montée en gamme est le maintien de la cohérence des registres. L'exploration des contrées hostiles du grave est bien souvent un exercice qui vient mettre à mal les équilibres du passé. Nous touchons ici à ces limites. La section grave est encore mal définie et vient perturber le reste du message en le rendant pour le moins lisse. On garde quand même sur le medium aigu cette belle capacité des P.E.L, qui en font des enceintes séduisantes mais qui m'ont toujours lassé par leur manque de surprises...
Une grenouille vit un boeuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf,
Envieuse, s'étend, et s'enfle, et se travaille,
Pour égaler l'animal en grosseur.
Disant : " Regardez bien ma soeur;
Est-ce assez ? dites-moi; n'y suis-je point encore ?
Nenni. - M'y voici donc ? - Point du tout.
M'y voilà ?
Vous n'en approchez point "
La chétive pécore.
S'enfla si bien qu'elle creva.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages:
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
Tout petit prince a des ambassadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages.
L'ensemble Dynaudio Focus 160 + intégré Music Hall et lecteur du même fabricant est à la hifi ce que la Renault 5 GT Turbo était à l'automobile à la fin des années 80. Il y avait aussi ceux qui préféraient la Ford Escort III.
Mais je m'éloigne à nouveau.
Retour aux choses sérieuses avec cet impressionnant équipage, Dynaudio C4 et électroniques full Electrocompaniet autour des blocs Nemo.
Les C4 dans cette magnifique livrée n'ont pas pris une ride. Je les ai écoutées pour la première fois il y a plus de 10 ans. Dynaudio c'est toujours un grosse énergie dès les premières notes, une sorte de coup de pied de l'âne. Et puis on finit toujours par se poser des questions. Le point d'écoute optimal pour ne pas faire dans l'anglicisme cette fois prend tout son sens à cet instant. Hors de cette zone idéale la musique semble scotchée aux enceintes. Mais dès lors que l'on se trouve dans le triangle magique, l'ensemble délivre son message avec brio. On retrouve des timbres et une hifi moins "jésuitique" que celle proposée trop souvent. Je pense pour ma part qu'une source autre que de l' Electrocompaniet aurait apporté ce petit plus "magique" et indicible pour transcender ce système et le rendre exceptionnel.
Le salon Quad est vide quand j'y pénètre.
C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
Private joke for a nostalgic room.
A suivre...

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