Le Portique/Les labyrinthes de l'écoute:Nietzsche, le monde et la musique
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Définition Wikipédia: Pixies est un groupe de rock alternatif américain formé en 1986 à Boston, Massachussetts. Le groupe s’est séparé en janvier 1993 dans des conditions quelques peu houleuses, mais s’est reformé en avril 2004. Depuis l'origine il est constitué de 4 membres : Black Francis (né Charles Thompson IV, et ayant aujourd'hui pour nom d'artiste Frank Black) (voix et guitare), Joey Santiago (guitare), Kim Deal (voix et basse) et David Lovering (batterie).
La musique des Pixies puise notamment ses influences dans le punk et le surf rock des années 1960, et se caractérise par sa richesse mélodique, sa dynamique particulière (couplets calmes et refrains endiablés). Le style sera plus tard popularisé par Kurt Cobain au sein de Nirvana. Les chansons étaient écrites en quasi-totalité par Black Francis, le chanteur et guitariste du groupe.
Les textes de Francis sont délibérément obscurs, et traitent de sujets aussi divers et abscons que les OVNI et le surréalisme. Les références bibliques, la maladie mentale, les blessures physiques et l’inceste reviennent dans nombre de chansons. Le groupe est largement considéré comme le fer de lance de l’explosion du rock alternatif au début des années 1990, bien qu’il se soit dissous avant d’avoir pu bénéficier de ce statut de pionnier. Leur influence s'est d'autant plus accentuée après leur séparation. Ce statut de pionnier est en grande partie dû à la génuflexion de Cobain à l'égard des Pixies.
J'inaugure un nouvel angle sur ce blog avec une définition "encyclopédique" (ici Wikipédia) suivie d'une réfléxion éphémère et fugace.
Je n'aimais pas les Pixies, avant d'écouter "Where is my Mind". C'était un dimanche après midi, rue des Francs Bourgeois. Dois je y voir un quelconque symbole? Un hymne universel, une de ces fulgurances indescriptibles, qui vous tague un groupe de manière définitive. Un morceau qui dans sa structure, son écriture est une incongruité dans la discographie des Pixies. Un ovni musical, thème cher à Mr Black, à mi chemin entre David Vincent et Quentin Tarantino..
Je n'aimais pas les Pixies, jusqu'à ce qu'un ami me traîne à un de leurs concerts (après la recomposition). Ce soir là j'ai compris... Cette énergie compacte, cette furie sauvage et brutale, le calme, la tempête, le calme, la tempête, le calme, la tempête, un monolythe rock effrayant, réglé, minuté, comme un "business plan" chez l'Oréal...
Je n'aimais pas les Pixies, et j'ai découvert ce que le mot "URGENCE" signifie, des gyrophares plein la tête.
Non je n'aimais pas les Pixies et j'écoute en boucle "Debaser", où sont les punks...
Une date lointaine, un lieu, un moment d'éternité, un instant de grâce ultime, qui vous fait croire parfois que vous y étiez. Je ne sais pas si ce jour là les spectateurs ont eu conscience de vivre cette magie rare en l'Opéra de Cologne. Revoir Keith Jarret aujourd'hui c'est comme partir à la quête du Graal, une hypothétique expérience, une démarche absurde. Quel héritage pesant que de toucher d'aussi prêt l'absolu. Bien au delà de ce concert, le miracle tient au fait que Keith Jarret ait trouvé la force de poursuivre son oeuvre, le "spectre" tel une ombre. Même s'il n'est pas absurde de penser que depuis 30 ans, ce qui est devenu un exercice de style "Jarretien" récurrent, n'est rien d'autre qu'une tentative de réécriture permanente du miracle de 1975.
Alors qu'est-ce que "The Köln Concert"?
Certainement la naissance du label ECM, avec sa technique d'enregistrement, et sa production qui en font aujourd'hui un style, un art de vivre à part entière. Un son reconnaissable entre tous, tout à la fois adulé pour son côté "live" qui vous saisit aux tripes, et contesté pour son aspect "trop beau pour être honnête".
Un jeune type, prémonition des "Jackson Five", arborant un look plus proche de l'étudiant en langues anciennes, que d'un musicien au parcours classique tentant d'extraire la substantifique moelle de son outil de travail?
Un être transcendé, habité, car à bien y écouter il ne s'agit pas uniquement d'un concert de piano. A la manière d'un Gould re-visitant son "Bach", Jarret réinvente le rapport à l'instrument, se ré-approprie la relation piano-voix. Tour à tour il gémit, se tord, crie, supplie, tape sur les touches de son clavier bien sur, mais aussi sur le coffre de l'instrument. Enfin il martyrise le pédalier, comme un batteur ses caisses, donnant ainsi de la matière sonore "incongrue" mais tellement réaliste à cet enregistrement.
Un concert comme une métaphore de la vie. Avec ses rythmes, ses respirations, ces silences et son extinction finale...
Une métaphore en 4 tableaux, depuis ce premier chapitre allégorique de l'enfance, s'initiant sur un rythme lent et appesanti: la naissance et ce rapport au temps bouleversé. Jarrett semble décrire avec une douceur ouatée ce moment où tous les temps se bousculent jusqu'à la délivrance qui stoppe notre propre horloge. Tout au long de ce mouvement il apparait comme une forme de nostalgie heureuse, de celle qui nous rappelle le pain chaud qui craque, que l'on déchire à pleine dents et le goût de la confiture à la fraise.
Il enchaine, bouleverse, son énergie irradie, il swingue à en perdre haleine. L'adolescent, puis le jeune adulte se cherchent, tombent, se relèvent, repartent, aiment, saignent, pleurent, vivent.
L'acte 3 est le plus sombre, le plus sobre, avec cette main gauche répétitive à l'envie. La main droite elle, tisse, déroule, énumère, raconte. La narration est structurée, la mise en scène raffinée, méthodique, implacable. Les phrases sont devenues plus complexes, c'est l'heure des questionnements, des parcours polychromes, des fulgurences et du sens final.
Le quatrième volet apporte une réponse flamboyante. L'inéluctable a été pensé et peut à présent laisser place à une fin apaisée. Car c'est bien cela que nous propose Jarret, une avancée vers la lumière, une préparation de cet instant définitif, qui verra cette oeuvre et notre vie se fondre en un dernier soupir, une dernière note, suspendue, interminable comme jamais. Profiter jusqu'au bout, jusqu'au dernier souffle de ce grand frisson avec légèreté, tendresse, intelligence, et sans regrets...
Voilà mourir. Non. Un dernier sursaut, la lumière, un public debout, ne cessant d'applaudir sous aucun prétexte. Arrêter ce serait mourir pour de bon cette fois ci.
Quand je pense que le groupe "idéologiquement et musicalement" le plus respectable de ces 10 dernières années m'a obligé à commettre l'acte ignominieux. J'ai du "downloader" mon dernier Radiohead comme tout le monde, comme un jeune. Et je ne leur ai pas versé un "radis" pour ce 1er téléchargement. Car quel sens donner à ce pseudo modèle économique où le client choisit son prix? Qui essaie encore de nous faire croire à cette utopie? Non !!! pas vous!!!
J'ai aussi commandé mon exemplaire marketing "d'enfant trop gâté", 40£ soit à peu prêt 60€ et payable d'avance. Ce qui finit par faire cher le CD, même en édition limitée. Elle est où la révolution? Comment peut tenir le propos liminaire après çà? Que sont nos rêves devenus?
Comme j'ai pu le lire dans les "inrocks", cela m'arrive encore, je suis catalogué "fétichistes". Ah, modernité chérie qui essaie de me faire passer pour un gentil pervers, je t'aime...
Avant cet achat "online", ma crainte était de voir ou plutôt d'entendre "Tom Yorke" et ses compères se perdre dans un débat sur la forme au détriment du fond comme tant de groupe avant eux. Et
les 2 premières plages ont accentué cette inquiétude, teintée de perplexité. Comme un malaise. Le syndrome "U2" aurait il de nouveau frappé. Car il faut bien reconnaitre que cette entrée en matière sonne comme de l'Irlandais qui sait remplir un stade.
On finit par oublier le disque sur son lecteur...
Et soudain la lumière, le génie "Yorkien" à son apothéose en piste 7.
"Reckoner": une ritournelle à la Sébastien Tellier, une caresse lumineuse, la voix de Tom est magistralement en place et l'annonciateur "Nude" devient dès lors une évidence. Cet "opus" est définitivement "bouddhique", il semble que Tom Yorke ait enfin trouvé la paix intérieure.
Je suis sur mon nuage quand apparait l'arc en ciel prémonitoire. La fin de l'album est un halo que viennent butiner des esprits généreux, nous sommes sauvés...
A suivre quand même...
J'aime raconter des histoires. Sans doute parce que chacune de nos vies est une succession de nouvelles, de sketches auxquels nous finissons par ne plus prêter attention, par désinvolture, par manque de confiance en l'unicité de nos parcours. Arrêtez vous 5 minutes seulement. Prenez le temps de jeter un regard rétrospectif sur ces moments rares, exubérants, exaltants qui peuplent nos parcours et vous serez forcément et sincèrement touchés par ce deuxième album de Beirut.
Un album aux accents français évidents, de Nantes à Cherbourg en passant par la Banlieue, ou encore ce "dernier verre pour la route". Non, Beirut n'a sans doute jamais parcouru ces terres de l'ouest mais le propos n'est pas là. C'est bien une histoire que l'on est venu nous narrer. Un magnifique travail de va et vient, entre le support gravé musical et le livret, une merveille d'émotions. Cet album "photo", si loin, si proche, émouvante trace d'un passé inconnu, d'un instant de bonheur figé, que chacun a pu un jour feuilleter en ouvrant une malle en Province. Avec ces lointains parents, ces lieux invraisemblables, ces parcours aventureux, cette belle odeur de "vieux" qui patine nos existences et ce parfum de mystère que nous avons perdu avec l'urgence de notre quotidien.
Alors merde à tous les réducteurs de "têtes" qui veulent nous faire croire en l'immatérialité de la musique comme modèle futur ultime...
Un "Beirut" sous influences françaises donc, entre Tiersen et les Têtes Raides ou encore ce diable de Pascal Comelade, le tout saupoudré de Kusturica. Une musique de groupe, un grégarisme léger, joyeux, ouvert... Le plaisir d'être là de se retrouver autour de ces mots, de ces airs "flottants". Le lien est d'ailleurs évident avec les "Flotation Toy Warning" pour ce détachement aérien et le rappel de nos mémoires enfouies.
Voilà, merci à toi Antoine pour m'avoir fait ressortir le premier album de Beirut que j'avais bien trop vite rangé, il y a quelques mois. Je m'en vais classer mes photos....
Je me rends compte que bâcler une chronique n'est pas digne de ce blog. Et la crapuleuse excuse du temps qui passe ne justifie en rien le caractère expéditif de mon dernier exercice sur Jason Moran.
Je reviens donc à un format plus long et plus intense, ce qui va en désespérer certains, trouvant mon style trop lourd, trop prétentieux, trop... tout simplement.
Les "Cocorosie" trônent sur le petit chevalet qui me sert de support lors de la diffusion des oeuvres musicales sur mon système "hifi" depuis plusieurs semaines maintenant. Le moins que l'on puisse dire c'est que le duo maitrise l'art de la surprise et cultive une certaine forme de dualité. Celle là même qui avait fini par m'irriter au plus haut point il y a quelques mois. Elles persistent et signent avec ces extravagantes et macabres "adventures of Ghosthorse and Stillborn", réussissant un renversant tour de force. En effet après un premier album ("La maison de mon rêve"), tout en surprise et bouleversant de tendresse, puis un second opus ("Noah's Ark") pour le moins convenu et "caricatural", les "soeurs Casady" nous livrent ici une oeuvre jouant du clair obscur, du diaphane et du précieux avec une élégance rare.
Je pourrais ainsi "digresser" à l'envie comme on enfile des perles, tellement la magie opère à chaque plage, à chaque instant. Rien de nouveau sous le soleil, non, il ne s'agit pas d'une pop mutante et novatrice. Cocorosie ne réinvente aucun genre mais se les approprie tous avec une facilité "Bjorkienne". Je vous parle ici d'un instant d'éternité, un condensé de ce qui m'a émerveillé ces 10 dernières années. Un improbable "band-aid" réunissant Mark Linkous sans son cheval, Antony sans ses Johnson's, Devandra sans ses apôtres, SigurRos, Mogway, Angil, Yann Tiersen, Regina Spektor et les Dresden Dolls pour ne citer que ceux là (certains sont d'ailleurs présents dans le casting: bonne pêche)
C'est un voyage onirique, une sorte d'Alice aux pays des merveilles revisitée, où des "Rainbowwarriors" croisent une fille qui parle aux oies, si si ("Girl and the Geese), métaphore subtile sur la différence et l'illusion. Un entrelacs de comptines, de marches effrayantes "hip-hopisantes" et de grosses voix comme sur "Japan", une lente et délicieuse descente aux enfers joyeux....
Tout le reste n'est que Miel, Nectar, Lyrisme, nappes vaporeuses, miracle des timbres et des voix, ballet magistralement orchestré, de la poésie à l'état pur.
Cet album vient également valider le fameux principe de la chanson n°7, qui veut comme son nom l'indique que le 7ème morceau soit la transcendantale manifestation du génie. "Werewolf" me donne des frissons à chaque fois que j'ouvre mon blog...
Et pour finir je vous invite à vous plonger dans la discographie du plus grand génie français, méconnu du plus grand nombre: Pascal Comelade. J'ai du mal a imaginer que Sierra et Bianca n'aient jamais écouté un de ses albums "guevaristes", mais nous en reparlerons bientôt...
Site Pascal Comelade
Site Cocorosie
Bonsoir,
Je poursuis les mises à jour de mes différentes rubriques. Vous trouverez dans la colonne de gauche, un accès à tous les sites disponibles des fabricants de matériels, du plus ésotérique au plus "institutionnel". Déjà 150 sites répertoriés, l'objectif étant d'atteindre les 500 d'ici la fin de la semaine, et les 1000 sites d'ici la fin du mois.
Bonne ballade sur ces pages et bonnes découvertes.
Je tente des chroniques plus courtes pour rattraper le retard pris sur ce blog depuis plusieurs semaines. J'ai fait de telles découvertes que le clavier m'en tombe.
Jason Moran est de celles ci. Une morgue à faire passer Malcom X et Miles Davis pour des enfants de coeur dociles. Un album d'une ébouriffante prétention, mais d'une justesse absolue. Jason Moran écrit tout simplement le futur du Jazz avec un telle faciliité qu'on peut tout lui pardonner. Il est l'incarnation de la modernité définitive à mes yeux. Brisant les schémas d'un Jazz devenu par trop conventionnel ou trop ésotérique, il surfe
sur cette double conscience musicale et raciale avec la puissance d'un Mohamed Ali. Intello racé, puncheur mélodique, Jason tu es Jazz.
Ecoutez ses Refraction(s) et tout commentaire parait subitement d'une absolue "futilité".
Vous êtes encore là.....
Bonsoir
Jason Moran Website
La Genèse de la Passion
L'histoire de ce disque est un résumé de ma vie...
Le premier acte en est la bande originale du "Ventre de l'architecte" de Peter Greenaway. Celui ci pour une fois ne fit pas appel à Gavin Bryars mais à Wim Mertens pour la mise en musique de son oeuvre.
J'avais gardé en moi ces mélodies, qui tout à la fois me rappelaient nos errances dans les jardins romains cet été 83, l'élégance du propos de ce peintre, croisé plus tôt Piazza Navona, nos baignades dans les calanques près de Cassis, l'odeur de nos corps salés, séchés par le soleil le long des chemins de garrigue et le plaisir simple d'être là ... to the happy few.
Puis en 1995, une pub France Télécom, avec ces quelques notes de piano comme en apesanteur, en lévitation, un soliloque, le trot d'un cheval au dressage. Une puissance aérienne, un frisson, un silence interminable, délicieusement suspendu, et soudain cette voix de contre ténor, psalmodiant, hoquetant un langage inconnu, improbable, incertain...
Ma quête pouvait démarrer. Une frénésie autistique. J'ai mis des mois pour trouver qui était l'auteur de cet extatique transport. C'est bien connu l'homme ne demande jamais son chemin. J'ai donc tracé le mien dans les rayons des disquaires, tous les disquaires, sur tous les sites, partout sans jamais poser de questions. Juste vivre dans l'attente d'un signe, d'un rai de lumière au bout d'une allée, savourer chaque instant me rapprochant inexorablement de la découverte. Faire durer cet été magnifique, vivre de ce désir brulant...
Enfin, après de longs mois d'errance, par désespoir, au rayon des musiques "ésotériques", une révélation: un titre évocateur "Jérémiades", une image, un puzzle par trop évident. J'achète tout ce que je trouve 6 ou 7 albums sans même écouter quoi que ce soit. Je sais , je suis sûr... Je cours à en perdre haleine, je pose le disque dans le lecteur et le temps suspend son vol. Les premières notes viennent. J'y suis, je m'assieds, je pleure. J'ai trouvé l'artiste mais pas le bon disque, je passe au second et là comme un symbole:
Wim Mertens/Stratégie de la Rupture
(Piste 6: Iris)
Depuis ce jour, je n'ai de cesse de chercher, d'écouter, de fouiller, de déchirer, de sentir l'encre fraiche d'un livret neuf, de caresser le carton "sérigraphié", et finir par poser religieusement l'objet tant désiré sur l'hôtel de mes attentes, à la recherche de ce moment magique. Quand touchés par la grâce, cabossés par la vie, broyés par la détresse, usés par la souffrance, certains hommes, certaines femmes laissent échapper la fulgurance de leur âme.
Les puristes chinoiseront sur le fait que je publie ici ma 116 ème note, et qu'il est mesquin de ma part de vouloir faire durer le côté festif autour de ce 100 ème anniversaire....
Bref je résiste malgré tout, et poste ce 2ème opus fielleux, car tel était mon objectif initial. Après les chanteuses à voix, passons aux intégristes "audiophiles", que je fréquente depuis quelques années maintenant après être tombé dans la marmite de la haute fidélité.
Il y a dans cette grande famille un nombre important de courants. Et l'on pourrait se croire par moment à une AG de la section du Parti..... du X... ème arrondissement, rue B.... (pardon pour ma couardise). Un lieu où les camarades, cadres sup, ouvriers, employés, professions libérales, fonctionnaires se retrouvent oeucuméniquement, pour se jeter à la face leur désaccord profond et leur incapacité à envisager un futur commun...
Car la haute fidélité c'est un peu comme un parti politique. On y croise des "pachydermes", des gourous, quelques apparatchiks, des intégristes convaincus, des révoltés contenus, des conservateurs dissimulateurs, en bref une vraie représentation de notre beau et complexe pays...
J'ai donc décidé de me fâcher avec la terre entière aujourd'hui. Je publie enfin cet exercice qui sommeillait dans mes brouillons depuis plusieurs mois, aussi ne vous formalisez pas avec le titre qui a pris un petit coup de vieux.
1. Les sales "Gauss": ici pas de courbe asymptotique proche de 0 mais une belle exponentielle. C'est la famille de ceux qui comparent sans cesse pour savoir qui aura la plus "grausse"... Pardon pour cette trivialité.
2. Les intégristes "objectivistes" aussi appelés "amis des mouches" pour leur fâcheuse tendance métaphorique, à vouloir.... couper les cheveux en 4.
Les grands adorateurs du dogme ultime: la "physique" et les lois de l'électricité. De mes classes préparatoires (c'est mon côté sale "Gauss") et de l'étude de ses lois je n'ai rien retenu. Et aujourd'hui c'est le même ennui qui m'envahit quand un apprenti "électro-technicien", un "ingénieur" en électronique tente de me démontrer la supériorité de tel objet sur tel autre avec des courbes, des diagrammes, des résistances, des impédances.....
Le problème de la science mal exploitée c'est qu'elle devient rapidement le contraire de ce pour quoi elle est faite, un "enfermement" au lieu d'une ouverture sur le monde et son futur...
3. Les "hédonistes" subjectivistes": poètes égarés en terre barbare, manipulant avec maestria la métaphore, la litote, la parabole, l'hyperbole voire le zeugma. Grand ami de la rhétorique, "maïeuticien" courageux, lyrique enflammé, celui ci s'emporte, se laisse aller dans les contrées reculées du plaisir musical. Confiant en ses sens, il explore toutes les possibilités que lui donne la haute fidélité, il sent la lampe chaude brulant patiemment l'air ambiant pour laisser échapper ce fumet merveilleux. Il regarde ces matériels imposants, champ d'investigation de "designers" géniaux mais aussi parfois d'ingénieurs sans grand sens esthétique... Il touche le matériau, savamment usiné, le bois délicatement ajouté là, il écoute enfin, les yeux fermés, comme en lévitation ........
4. Les "communautaristes", adeptes du partage d'expérience, et surtout de la tentative de
"squattage" d'auditoriums. Je précise bien tentative. Mais c'est aussi
sans doute une spécificité de la haute fidélité. Cette incompréhension
farouche de notre homme à ne pas admettre qu'un auditorium est
un espace commercial. Que la mise en oeuvre de systèmes dont la valeur
dépasse parfois le prix d'une très grosse berline allemande
ne se fait pas comme çà, juste pour le plaisir (hélas)... J'invite donc notre
camarade à se rendre au plus vite dans une concession Ferrari et demander un essai
du dernier modèle au cheval cabré. Ou encore de se présenter au concierge de
l'hôtel Crillon, dans le seul but de se faire présenter une des suites, et valider ainsi le dernier article dithyrambique de Marie claire maison sur les prestations du Palace de la place de la Concorde... (chiche)
5. Les séminaristes de la scène sonore: écoutez le triangle et la clochette dans le lointain....
6. Les "trotskistes" sans "Kharma" : qui rejouent une sempiternelle lutte des classes, partent à la chasse au sale "Gausse", et qui dans l'aveuglement procèdent le plus souvent du délit de "faciès". Tu as du matériel de valeur, tu es un salaud de riche tentant d'écraser le laborieux qui ne peut se payer qu'un ampli d'"entrée de gamme".... Pourtant les forums pullulent de types se saignant pour acheter du
matériel de malade, alors gare au raccourci idéologique camarade.
7. Les mélomanes ou "music lovers". Je préfère ici le terme français, non pas par snobisme, même si je lutte au quotidien contre l'"anglicisation" galopante de notre société et ses "business
plans", ses "trends", son cash, ses "performers", et son définitif asap. Le mélomane et sa dimension "passionnée", cette irrépressible folie qui vous pousse à collectionner 300 versions d'un même titre, qui vous incite à acheter loin, très loin parfois. Cette curiosité qui peut vous faire passer des heures sur "la toile" pour dénicher un album pressé, pardon gravé à 50 exemplaires, pas parce qu'il est prodigieusement exceptionnel, mais plutôt exceptionnellement lamentable pour le commun des mortels. Je voudrais juste préciser ici que la "mélomanie" n'est pas non plus l'apanage de la musique classique, n'en déplaise à certains conservateurs croisés plus haut...
"Et puis tiens je me lance à la mer... tume"
Je termine mon histoire d'alcool..."hic"
La mer c'est pas la mer à boire
...Plouf..."
Portrait du jeune homme en artiste.
Je me saisis du "portrait" d'Arnaud Fleurent-Didier paru dans Libération cette semaine, pour sortir la première "Chronique de ma vie". Petit exercice de style cherchant à poser les jalons de cette passion qui me dévore, au point d'avoir écouté cet album sans doute plus de fois qu'il ne s'en est vendu d'exemplaires en France. Je sais ma prétention n'a plus de limites, mais peu importe "ce que les gens disent de moi". J'ai donc usé ce Cd jusqu'à la corde, j'en ai bu la substantifique moëlle, jusqu'à plus soif, jusqu'à l'overdose, mais sans jamais atteindre l'"anamour". Et j'aime toujours aujourd'hui traverser "le XXI ième arrondissement de Paris", au volant d'une décapotable anglaise les cheveux balayés par le vent au petit matin, ou à cheval sur ma "Vespa" à la recherche des "poètes disparus". J'ai acheté cet album à sa sortie en 2003 ou 2004, je ne sais plus maintenant, un achat au hasard, à la pochette, au titre, à l'aventure... Et j'ai cru qu'"en vieillissant peut-être" je deviendrais "rock critique"...
Comme souvent j'ai enragé après les premières écoutes. Enragé de ne rien trouver à l'époque à me mettre sous la dent pour faire durer le plaisir. Rien sur cette apparition céleste, qu'est Ema Derton. Rien non plus sur Arnaud Fleurent-Didier et son nom d'avocat d'affaires ou de responsable des ressources humaines pour une maison de parfum. Rien rien rien....
J'avais envie de vous parler de cet album, de vous raconter cette pop mélodieuse, mélancolique, ces textes ciselés par autant de scalpels ironiques.
Cette dérision chic.
Ces arrangements malicieux d'une improbable beauté..
Vous dire encore qu'il s'agit de l'album du millénaire...
Vous demander pourquoi Polnaref peut remplir le POPB plusieurs semaines de rang et AFD ne vendre que 10000 CD de cet oeuvre magistrale.
Avoir honte devant tant de mépris et de désinvolture de la part de dame "notoriété"...
Mais je n'ai plus le temps maintenant...
Non je suis en ce moment à ma 2578 ème écoute de "Notre Dame" (premier projet de AFD) et son album de 1998 "Chansons Françaises", finalement trouvé chez French Touche. Le reste de la discographie ("Comment l'amour est mort") vient d'arriver du Japon, un comble !!!
Et je me rends compte tout à coup, que cet homme, avait aussi signé l'album du millénaire dernier...
Juste un extrait et j'y retourne... Ecoutez, ne serait ce qu'une fois dans votre vie "Devenir quelqu'un" et vous serez touchés par la grâce. Comme si la Chapelle Sixtine vous tombait sur le coin de la figure. L'autel de la pop est là devant vous avec les Lucio's angels, "Battisti" et "Dalla" veillant sur ce bouquet de chansons françaises au parfum enivrant, entêtant, envoutant.
Comment ne pas être sensible à cette fragilité touchante, cette grave légèreté, cette gaie mélancolie, ce Paris aérien et intemporel. J'aime cette simplicité si complexe, à qui veut bien laisser ses sens "ouverts".
AFD se rêve en "de Balzac", j'y ajoute de Bergerac et je crie:
"Quel panache !!!!"
Message personnel: Arnaud si tu lis ces lignes, (je sais à chacun ses rêves et sa mégalomanie) appelle moi et allons réveiller les disques endormis.
"...C'est devenir quelqu'un ou rester personne
Et je ne veux pas rester personne...."
Il y a des mots dans la langue française qui ont une saveur incommensurable. "Fulgurance" fait partie de mon petit "Panthéon" lexicologique. Jamais sans doutes cette lueur électrique, cet éclair stratosphérique n'auront frappé mon iris avec autant de "brillance" et d'éclat.
Pour tout vous dire je ne suis pas un fan au sens commun, trépidant à la lecture des frasques de mes artistes préférés dans mon magazine fétiche. A proprement parlé, je trouve la presse "rock" française affligeante pour ne pas dire pire (si si c'est possible). Mis à part "Magic" dans lequel je retrouve cette intensité, cette cohérence rédactionnelle, ce parti prix musical. Mais j'en reviens à ce pavé de 400 pages qui a frappé mon imagination avec force et soudaineté. La grande vertu de cet été "climatologiquement" humide, aura été de me plonger dans une frénésie littéraire "rock", avec Nick Kent comme guide iconoclaste sur les chemins de l'écrit.
C'est un récit bouleversant, merveilleux de simplicité, d'effacement face à l'histoire, le tout dans un style magistral de maitrise et de légèreté. Le long chapitre introductif sur les "Beach Boys" est à lui seul un morceau d'anthologie. Un no man's land effrayant où l'on pense se noyer sans cesse, mais où une main charitable vient miraculeusement vous sortir de l'eau au souffle ultime. Le talent de Kent réside dans cette capacité à restituer l'effroyable douleur d'un Brian Wilson à la dérive avec une absence totale de voyeurisme. C'est cette formidable capacité "dualistique" à être au plus prêt du foyer tout en gardant la distance juste qui donne une force émotionnelle incomparable au récit. Une plongée en abime, dont on ne sort pas indemne, un partage douloureux de ce qui rend les âmes si noires parfois...
Mais c'est aussi un filtre briseur de mythe, casseur de rêve, méprisant sans vergogne l'idéal le plus pur. A quoi ressemble de ce côté ci du miroir, un Brian Jones, un Sid Vicious et plus surprenant encore un Miles Davis. Nick Kent, en rock critique "impressionniste" dépose sur sa toile blanche les touches subtiles d'une oeuvre en marche. Délicatement les traits s'affinent, les reliefs s'accentuent, les ombres vous hantent, pour au final laisser à votre regard la "vérité" nue de cet autre qu'il questionne.
Définitivement Incontournable...
Lexique Indispensable de la Connaissance Rockologique
Par David Kamp et Steven Daly (Préface Fabrice Gaignault) chez SCALI
Snob: mot anglais, "cordonnier" en argot de l'université de Cambridge, "celui qui n'était pas de l'université". Personne qui cherche à être assimilée aux gens distingués de la haute société, en faisant étalage des manières, des goûts, des modes qu'elle lui emprunte sans discernement et sans besoin profond, ainsi que des relations qu'elle y peut avoir.
Tout d'abord attardons nous sur la forme. J'apprécie cette collection pour ses couvertures grainées "ivoire", telles des patchworks de perles du Japon, son papier bouffant édition un peu suranné mais qui fait tellement "livre". Tout dans la présentation rappelle cette folle époque. Mais quelle époque au fait? On pourrait se trouver dans un de ses merveilleux roman de P.G Wodehouse. Les illustrations sont d'un kitsch à mourir, de rire bien entendu: "Very good Jeeves" pourrait me glisser une petite voix mystérieuse...
Dictionnaire? Lexique? et si le seul snobisme de cette ouvrage tenait dans son "inclassabilité", dans mon incroyable incompétence à le classer dans une quelconque catégorie...
Est-il Snob?
Est-il rock?
Dans ce cas quel rock? Celui des nostalgiques, des poseurs sentant bon la naphtaline et le bois verni. Le rock de ceux qui se font croire avoir survécu à tous les abus... Ceux là se sont arrêtés à temps. Les autres, les "vrais héros", dont ils se font les chantres aujourd'hui, sont morts de n'avoir pas su ou peut être trop ressenti ce monde, cet autre tourmenteur et insupportable...
Ici le rockologue est nostalgique, et dans ces conditions un bon "rockologue" est un rockologue mort....
On nous ressort donc la sempiternelle "ressucée" autour des groupes qui sont, sans l'être, les racines du rock. Exit la musique noire, creuset des Stones, exit snobisme oblige les Beatles et les Rolling Stones, trop évident. Bonjour la haine carabinée, car le "rockologue" est haineux. Haineux et "mauvais" contre tout ce qui n'est pas sorti entre son 20 ième et son 30 ième anniversaire, méchant et teigneux.....
Leur rockologue peut alors défendre son étendard "nihilo-punk", un no future prémonitoire, trop content de se vautrer dans un passé revisité jusqu'à plus soif.
On apprend forcément des choses, car ce n'est pas notre histoire, pas notre génération, pas notre temps...
Mais nous sommes curieux, nous sommes sensibles, nous sommes tellement s...
"Le vrai snob est celui qui craint d'avouer qu'il s'ennuie quand il s'ennuie; et qu'il s'amuse quand il s'amuse" Paul Valéry.
Qu'est ce que je me suis....
Les visiteurs les plus assidus de ce blog auront sans doute remarqué les "améliorations" esthétiques récentes. J'ai donc ajouté un compteur de visite, dans le seul but de flatter mon égo à chaque ouverture. Vous pouvez également trouver la fameuse "Blogbar" (non il ne s'agit malheureusement pas d'un lieu convivial avec larges fauteuils, lumière tamisée et personnes de bonne compagnie, avec qui disserter du dernier opus de X ou de Y, le tout en dégustant un grand cru ou une bière de bonne facture: je ratisse large...). Enfin une "playlist" qui vous permettra de parcourir ces pages en musique. Je n'ai pas encore trouvé l'outil idéal pour exploiter ma base musicale (riche!!!) donc il faudra se contenter dans un premier temps de ce qui est disponible sur le site de mon fournisseur.
Enfin et c'est le plus important à mes yeux, je viens de créer une nouvelle catégorie baptisée pompeusement "Les chroniques de ma vie". A travers celles ci, je vais retracer mes quelques années de "mélomane" en évitant de paraphraser Eve Ruggieri. J'ai enfin apprivoisé ce terme depuis que j'ai repris mon dictionnaire pour y lire "personne qui aime la musique avec passion"... Le "music lover" anglophone fait maintenant pâle figure...
Transmettre cette énergie, cette passion qui me font vivre au quotidien, me font aimer la vie, me frustre parfois, face à un enregistrement introuvable. Je sais cela peut paraitre d'une grande futilité. Un parcours, des rencontres, une ouverture sur le monde, voilà le programme de ces chroniques au travers d'oeuvres qui ont bouleversé mes sens et parfois mon âme...
"Voici l'homme"...
J'ai repoussé cette chronique depuis plusieurs semaines. Je n'ai pu me résoudre cette fois-ci à écrire et écouter en boucle en même temps, les larmes aux yeux.
De ce "Foreign Domestic" s'échappe un romantisme suranné, au sens de ce qui a cessé d'être en usage, qui évoque un passé révolu. Mais un passé dans lequel il fait pourtant bon se plonger avec délectation depuis cette photo de Solex sur la couverture, à cette présentation du "Channel" à l'intérieur. Cela évoque en moi les collections de cartes accrochées avec de gros oeillets métaliques aux murs de ma classe de 6ème et mon prof d'histoire-géo. Cela sent la craie, le parquet vielli et le plastique jauni par le soleil.
"Where do you want to start.." commence la voix d'un enfant. A vrai dire je ne sais plus, tellement mon imaginaire s'emballe.
Tim Keegan en "popeux" proustien nous laisse déambulé dans cet univers aérien, subtil et frais. Une pop assagie, maîtrisée, avec "Where the flowers grow..", echo nostalique du "Where the rose is sown", de "Big country" en moins adolescent turbulent...
"On a good day", comme un hymne à la joie léger, et ces morceaux qui s'enchainent tels un balai d'enluminures baroques.
Tim Keegan réalise une synthèse musicale parfaite entre Nashville, Paris and London.
Une passerelle sur laquelle on se plait à croiser Gainsbourg dissertant avec Daho et Bashung, Sparkelhorse et Mountain Goats grattant sur le pont des arts ou encore Luke Haines et David Gedge attablés place des Vosges.
C'est un album de réconciliation, un lien inamovible, une synthèse magique de nos cultures.
Plus une seconde d'hésitation quittez le "Departure Lounge" et empruntez cette voie céleste, cet arc en ciel "folk". Tim Keegan trait d'union entre la France et l'Angleterre, que je nomme ici nouvel ambassadeur d'Angleterre en France.
Pourquoi avoir fait un tunnel sous la manche au fait ?
Mon préféré à tout jamais.
D'abord par son format en 3 volumes, et son papier bible (presque), qui en fait le seul "Pléiade Rock'n Roll", à placer entre Racine et Ronsard...
Michka Assayas aux manettes, et une collection homogène de collaborateurs qui en fait un monument d'une grande exhaustivité. La qualité d'écriture est tout à la fois magique et dérangeante, comme un film des frères Cohen : une écriture très R'n'R.
Racine et Ronsard vont se sentir seuls dans la bibliothèque, car vous aurez tendance à garder votre exemplaire sur la table de chevet, tel une bible...
Collection Bouquins chez Robert Laffont
Un ENORME pavé préfacé par l'inévitable Michka Assayas.
Classement chronologique à partir des années 50, et remontée sinueuse vers les années 2000. Un choix partisan, pas toujours du meilleur goût mais qui a le mérite de vous ouvrir certaines portes.
Vous en refermerez quelques unes assez rapidement et vous laisserez tenter par une petite quantité de fulgurances, pour ne pas parler de visions prémonitoires...
La difficulté majeure avec ce genre d'exercice de style, est bien de vous ramener à votre condition d'érudit moyen, car mis à part être rock critique à Magic, Rock'n Folk ou aux Inrocks, il y a forcément quelques albums qui vous sont passés sous le nez...
Chez Flammarion, sous la direction de Robert Dimery.
C'est l'été, alors un peu de lecture pour la plage, ou ces longs moments de transat au bord de la piscine, en forme de coeur bien entendu.
C'est un dictionnaire propre et bien écrit. Pas le plus exhaustif, mais un parcours initiatique en terre "rock", des balises à ne pas rater en quelque sorte (pas si sur parfois, mais c'est une affaire de goût..)
Son format en fait un compagnon parfait pour les nomades.
Chez Larousse, sous la direction de Christophe Goffette.
Un "coup de coeur" pour un "billet d'humeur".
Denis Frelat Fondateur du label Monopsone (Laudanum entre autre chose) titrant "A la marge"...
Je ne résiste pas au fait de le publier ici sans autre commentaire....
A la marge
" Pas celle dont on parle dans les notes de conjoncture sur le marché du disque, pas un objectif qu'on caresse en rêvant un résultat à deux chiffres. Non, l'impression d'être à la marge, à l'écart tout en voulant être au centre de sa passion. Affirmer qu'on préfère la marge à l'immensité vide dont se contente le plus grand nombre.
A la marge. Comme cette revue, toujours là, depuis les années fac, pour m'aider à sortir du rock alterno-keupon au fil de chroniques citant des noms inconnus. Et de m'inciter un peu plus encore à vivre ma passion. A reconnaître que, même sans talent artistique, on peut toujours trouver le moyen d'apporter quelque chose aux artistes qu'on apprécie. De comprendre que le rêve de ses vingt ans, on peut l'effleurer du bout du doigt. D'avoir aussi la chance de rencontrer d'autres passionnés, y compris d'ailleurs un mec capable d'offrir en fin de soirée un album de Sr. Chinarro (merci, autant pour le disque que pour ce que représente le geste). De la chance, mais mieux vaut ne pas oublier de conserver suffisamment de lucidité pour regarder de l'autre côté du décor, pour rester conscient qu'on reste et restera à jamais à la marge. Jamais sur la scène, jamais sous les lumières, jamais dupe non plus du miroir aux alouettes.
Mieux vaut se donner ce postulat quand on se lance dans l'aventure d'un label complètement dépourvu de prétention (mais pas d'ambition) commerciale, dont le siège se situe discrètement dans une pièce encombrée de disques et de rêves. Pour qui la comptabilité est un exercice équivalent à essayer de toucher le vide. Et la notoriété, une reconnaissance qu'on laisse volontiers à ceux qui la méritent.
Quant à ceux qui ont oublié la réalité des chiffres de ventes de la musique indépendante en France, qui ont confondu ce qui est alimentaire et ce qui est vital, ils ne sont plus ici aujourd'hui.
A la marge des endroits où il faut être.
En l'occurence Le Mans, autant dire le vide intersidéral en terme de branchitude. Et tant mieux. Au moins, ici, pas besoin de se soucier du paraître. De tenter de savoir qui est qui. Quel est le dernier groupe baudruche qu'il faut encenser. De lire les pages MySpace de gens qui ne font rien mais qui le font savoir.
Mieux vaut avoir conscience que l'essentiel n'est que la marge quand chaque journée est rythmée sur le même tempo: le boulot pour gagner le droit de s'offrir un peu de liberté et de se réfugier dans les entrailles de Monopsone, quand les autres s'enfoncent dans le sommeil. Retrouver alors, ses rêves, ses illusions. Par la magie de la grande toile alors qu'on voudrait nous faire croire qu'Internet tue la musique. Quelques clics pour écouter, commander insatiablement des disques, jeter à la face du monde son enthousiasme envers tel ou tel artiste (enfin, aux quelques personnes qui lisent régulièrement les chroniques publiées sur autresdirections.net), "rencontrer" d'autres passionnés, faire croire à tous, juste à côté ou à l'autre bout de la planète , que Monopsone existe pour de bon. D'ailleurs le label peut offrir des preuves tangibles de son existence comme ces disques invendus qui encombrent les étagères, les contributions financières récurrentes de ses membres, les heures passées à fabriquer des pochettes, les jours de congès grapillés pour assumer la promo des sorties... Mais qu'importe: après des années d'activisme, quel réconfort de constater que la passion nous habite toujours. Et puis, on n'est jamais à l'abri de réaliser nos rêves, non?"
Merci et Bonsoir...
Bonsoir, c’est ma 100ème note et je n’ai pas résisté au fait de faire mon intéressant avec une édition spéciale. Un grand classique pas très original dans la forme mais qui je l’espère le sera sur le fond.
Depuis le début de mon expérience en terre « blog », je me suis toujours défini comme ligne éditoriale un positivisme forcené, préférant narrer ici mes expériences enthousiasmantes plutôt que mes déboires existentiels. J’avais choisi en quelque sorte d’être un « Drucker typadé » plutôt qu’un énervé permanent façon Carlier, à chacun ses méthodes.
Mais mon principal problème est que j’ai un très mauvais fond, une bonne couche « d’énervitude » contenue, çà c’est mon petit côté royaliste. Sans doutes les séquelles d’un internat mal digéré, d’un premier amour contrarié et la somme des frustrations avalées depuis maintenant 40 ans.
C’est donc de manière thérapeutique que je vais maintenant régler quelques comptes, autour des sujets qui nous animent évidemment, au risque, je le mesure bien là en cet instant, d’élargir le cercle de mes amis de manière vertigineuse. Alors « Musique » maestro.
Les visiteurs les plus assidus de ce blog ont pu constater le « glissement » culturel de mes achats de CD vers le « Jazz » ces temps derniers. Je vous rassure je ne suis pas encore touché par la maladie du cadre sup, ayant atteint la quarantaine et qui pour paraphraser les « VRP » trouve beau la trompette dans le Jazz….
Non mes errements récents sur certains forums et ma curiosité « malsaine » ont eu raison, de mes économies certes mais aussi de mes résistances lointaines à ce style de musique.
Car je sais être têtu, voire obtu et même en certaines circonstances de tr ès mauvaise foi, mes amis sont là pour en témoigner. Mais la curiosité et le masochisme qui m’habitent, m’ont contraint à franchir le cap.
Face à la mode des chanteuses à voix, j’ai décidé seul (un autre de mes défauts) de combler ce manque dans ma discothèque. Et comme je suis un grand conservateur en lutte permanente avec l’homme de progrès que je me plais à croire être, j’ai commencé mon apprentissage par les « valeurs sûres ». Autant dissiper tout malentendu, par chanteuses à voix, je ne pense pas à Céline, Lara et autres égéries de prime time oecuméniquement chantant…
Je veux parler ici de : Ella Fitzgerald, Nina Simone, Sarah Vaughan ou Billie Hollyday sans aucune exhaustivité cela va de soi.
Enfin puisque la maison ne recule devant aucune fantaisie j’ai testé « la nouvelle vague », sans à-priori, c’est ce dont j’essaie de me convaincre en ce moment.
Donc bonjour, Madeleine Peyroux, Nora Jones, Diana Krall, Elisabeth Kontomanou, Youn Sun Nah….
Je sais maintenant pourquoi j’ai résisté aussi longtemps à ces chanteuses hypermarketées, mais je ne comprends toujours pas comment j’ai pu me laisser avoir au final.
On devrait se fier plus souvent à ces intuitions, ces ressentis profonds…
Je peux par mansuétude, « grande », sortir du lot la parfois sublime Elisabeth, mais pour le reste, comment dire…
Un exemple suffira, le pire de tous, Madeleine Peyroux, et son « niaiseux » dernier album, Elle est au jazz ce que la compil’ des musclés est au rock’n’roll, ce que la dernière « Lounge Bar Attitude III » est à la musique électronique…
En phase avec son temps, rien ne dépasse, ici on fait dans le pastel, dans le ouaté, le genre de galette à poser sur sa chaîne B&O.
Insipide
Insignifiant
Infamant
Insultant pour l’histoire de la musique….
Mais enfin comment peut on mettre en perspective, en lien, Nina Simone et Madeleine Peyroux.
Lorsque je réécoute Nina « interpréter », pardon, « torcher » le « Ne me quitte pas » de Jacques Brel, je frissonne parcequ’il y a de la vie, de la mauvaise fois, un côté crade et irrévérencieux qui donne du relief à l’existence, de la matière à cette réalité pesante.
Et quand animée par je ne sais quelle fulgurance, elle chante « Love me or leave me » ou « Sinnerman », je frissonne, j’ai les larmes aux yeux. Je sens l’abîme, le néant, le désespoir vertigineux qui fait naître ces moments de grâce ultime, ces errements qui font les itinéraires les plus émouvants et les plus riches.
Parcequ’une belle âme n’est pas forcément nimbée de lumière, immaculée , mais peut aussi être de ce noir, sombre et mélancolique.
La beauté peut aussi être « sale » parfois,
Bonsoir....
Par Ken Barnes
20’08 de pure fidélité
YouTube Greek Audiophile Lien vers le film
Une anthologie, un moment épique, d’une rare simplicité qui n’évite pas non plus certains poncifs comme la bande son « Diana Krall et son Temptation : i can’t resist»
Est-ce cela la « très haute fidélité » ?
Ce mélange de vanité et d’orgueil lorsqu’il faut présenter son système de plusieurs dizaines de milliers voire centaines de milliers d’euros. Cette fierté, de montrer sa grandeur, d’expliquer sa passion, de démontrer sa déraison, de convaincre de sa folie. Car c’est bien cela, la quête d’un absolu intime, personnel. La magie de la haute fidélité à ce niveau là c’est qu’elle est accessible par toutes les voies (x) possibles : haut rendement, panneaux, lampes, transistors, digital ou analogique….
Chaque système est quasiment unique, et peut flatter ainsi l’ouie et l’égo de son propriétaire. Comme sur le tapis rouge de n’importe quel festival, la star ne supporterait pas de voir sa voisine porter la même tenue de « grand couturier », notre club grec fédère des singularités bien étonnantes. Welcome dans la rue Montaigne de la « haute fidélité ».
Chaque propriétaire se voit ainsi offrir cet instant de gloire et d’attention que le commun des mortels se moque bien de vouloir partager,
entre démonstration « high tech » et prêche « gouroutisant ». Les croyances les plus farfelues sont ainsi argumentées avec force démonstration par ce cercle d’initiés.
Il n’y a que des hommes….
Mais le moment le plus subtil, cet instant merveilleux où tout bascule est bel et bien l’exercice de style de fin de reportage où chaque participant se retrouve avec femme et enfants pour la question finale :
«quel est le prix de la folie ? »
Moment de grande solitude face à la caméra, l’incroyable aveu, le vertige contenu de ses « autres » qui en un instant entrent dans une autre dimension.
Les chiffres se bousculent, les langues fourchent.
Il semble que les propriétaires soient tout à coup mis à nu face à de tels montants matérialisant ainsi leur vertigineuse démesure, mais en même temps comme un enfant coupable pris la main dans le sac.
Et l’on devine l’épouse qui une fois le premier choc passé, compte, le nombre de vacances ainsi évitées, le nombre de soirées perdues et j’en passe, mais au-delà de çà le sentiment monstrueux de vivre à côté de ce curieux autre, d’avoir côtoyer cette folie sans jamais n’avoir réellement fait l’effort de comprendre ou de voir.
Entre rires et larmes……..
A voir absolument
Voici le futur remplaçant du Naim CDS 3. Je l'ai commandé la semaine dernière, et il viendra dans un premier temps épauler son "grand frère". Cela devrait me permettre quelques belles joutes, et écoutes comparatives, afin de juger de manière définitive de la qualité de ce bel objet "transalpin". J'avais été plus que séduit par son comportement sur les Avant Garde Duo Omega. Je saurais dans peu de temps si les "allemandes" en plus de leur qualité propre, ont ce don rare de magnifier les partenaires avec lesquels elles jouent, ou si notre Lector (anobli par de nombreux magazines) est capable d'exercer dans la cour des "très" grands.
En plus des qualités musicales "estimées" lors de mes écoutes à Mulhouse, je n'ai pas résisté au design de cet appareil. Le mélange bois, acier noir et tubes a toujours eu un effet définitif sur moi. Les paradoxes, ou plutôt le plaisir de voir se marrier les genres, parfaite osmose entre un héritage riche, souverain et la modernité. Certains me répliqueront que la "modernité" du "CD" est assez discutable, en ces temps de virtualité généralisée... Certes mais je suis de cette génération qui a acheté ses premiers 33t et qui les a vu "mourrir" assez vite. J'aime sentir un livret fraichement imprimé, j'aime toucher les pochettes cartons, les retourner encore et encore. Un disque "Vynil ou CD" est un tout indissociable. J'aime aussi mon ipod, et j'achète encore des disques...
A plus tard...
Bonsoir,
Quelques impressions jetées pêle-mêle sur mes premières heures d'écoute.
D'une manière générale le changement est difficile. D'abord
parceque les "Virgo" étaient d'excellentes enceintes, j'avais déjà pu le
constater lors de mes nombreux périples "auditoriumesques".
Ensuite les "Avanti" ne sont pas encore rodées.
Alors oui on sent déjà le potentiel extravagant de celles-ci.
1/ un grave profond et riche, qui donne une assise incroyable à l'ensemble. Le côté minéral proche de celui des "Caldera"
2/ une scène sonore spatieuse et homogène, je n'en suis pas revenu. Je n'ai
d'ailleurs pas encore optimisé leur placement, tellement cette notion d'espace est bluffante.
C'est une restitution "riche", je ne trouve pas d'autre mot plus
approprié, une richesse harmonique, mélodique. Tout ce que j'ai pu
entendre jusqu'ici est plus complet, plus dense, plus juste.
L'homogénéité des registres est magistrale...
Voilà pour les premières impressions, mais jour après jour se
dévoilent de nouveaux "registres", de nouveaux chemins, vers encore
plus de musique, quel que soit le genre musical.
Que dire de l'esthétique, finesse et majesté, caractère et élégance, du grand art...
A plus tard pour des commentaires encore plus précis

Entêtement, entêtant, j'ai bien en tête qu'il s'agit là de ma deuxième chronique d'Angil.
Pour être plus précis ma première "dithyrambe" concernait "The John Venture", dont il était le principal artisan. Avec une discographie riche de 5 oeuvres autoproduites avant Teaser et cette dernière oeuvre oulipienne, Angil s'installe dans mon paysage musical quotidien avec délectation. Mais magie de la distribution musicale en France ces premiers opus sont pour l'instant introuvables.
Je pourrais utiliser tous les poncifs de la chronique de cd "lyrique", emporté par un élan de poésie mal contrôlé, pour vous expliquer quoi ? Un sentiment subtil et rare. Comment dire?
Il arrive parfois de tomber sur des oeuvres à l'aboutissement évident, dont on peut dire qu'elles représentent un moment de grâce ultime. Une fulgurance qui pour bien des groupes symbolise, une ponctuation... malheureusement finale.
J'ai "vécu" depuis que la musique me passionne ces moments magiques, que l'on voudrait prolonger par une exploration sans limites du reste du catalogue de l'artiste ou du label. Et c'est toujours un désastre, une déception...
Pour Angil c'est définitivement autre chose. Tout ce que je viens de décrire est là: la grâce, la lumière, l'inspiration. Mais ici la "matière" n'est pas figée en une posture définitive. Elle vit, se contorsionne, s'élabore. En même temps qu'elle se donne à entendre, elle nous échappe pour mieux surgir et nous cueillir plus loin.
Ce sentiment rare qu'une suite est possible. Et pas une de ces suites entendues qui rendent les discographies "horizontalement" riches. Non, plutôt un développement vertical, une poussée de croissance qui rend la musique plus belle, et qui me laisse croire que celle-ci peut être ré-investie, ré-inventée...
J'hésite encore à écrire ces mots. J'aurais simplement voulu vous dire: "courrez chez votre disquaire". Je sais je prends le train en marche, pas celui dont parle GCM mais celui de la reconnaissance. Cet album est pour moi marqué par le signe de l'hésitation.
Je me suis retrouvé des dizaines de fois devant cette pochette, la main tendu, sans oser la saisir. Quelque chose me génait, la béquille, cette balafre "Grand corps malade". Tout me semblait trop évident, trop facile d'accès. J'ai besoin de mystère, que ma curiosité soit malmenée, pour venir titiller mon désir.
J'ai finalement osé, pour ce qui sera sans doute une des plus belles surprises de mon expérience "musicale". Tout y est bouleversant. La musique tout d'abord, improbable, inclassable, insoupçonnable (s petit nico à la baguette), minimale, juste, touchante. Je pourrais la qualifier à l'infini tellement elle est évidente, en harmonie avec les textes de Grand Corps Malade, évidente comme cette béquille maintenant admise. Loin des clichés, entre impro jazz, piano "contemporain", comme si Keith Jarret avait trouvé des mots à poser sur son concert de Cologne. Oui j'ai osé...
GCM c'est l'art de ne pas avoir honte, de ne plus se cacher. La poésie tranpire ses textes, comme un Brassens renouvellant son art sur un modèle identique mais à chaque fois surprenant, comme Charlélie Couture dans le "Pianiste d'ambiance" précurseur du slam, comme le jongleur Mc Solaar, ou le tribal Menelik. Mais la plus évidente filiation me semble encore être Léo Ferré le plus grand "slameur" de l'histoire, et basta....
Ps: j'allais oublier de vous dire que la qualité d'enregistrement de l'album est tout simplement exceptionnelle, un HDCD merveilleux, comme quoi on peut produire de la musique moderne et populaire sans faire de la bouillie...
J'écoute ce disque depuis plus de 4 semaines sans arriver à décrocher, j'en ai même négligé mon blog durant tout ce temps.
Je sais vous allez me demander pourquoi, une bande d'étudiants "attardés" labélisée Erasmus, ayant l'outrecuidante audace d'attaquer ses refrains par des "na na na na na..." peut provoquer une telle addiction? C'est magique tout simplement. Une alchimie "cosmique" mêlant l'énergie et la fraicheur de la jeunesse, le kitsch suédois et une movida "catalane" improbable, je sais j'exagère.
C'est un" boeuf" dément entre les Beatles version "Sergent Pepper's" et Abba. Une play list niaise au point de faire passer le dernier opus de "Katherine" pour le "Helikopter-Streichquartett" de Staukhausen, jugez par vous même:
Collection of Stamps, Treehouse, Chicken Pox, Ola Kala, This Boy, The Saddest Lullaby, je sais vous êtes au bord de l'"overdose" et pourtant çà fonctionne. Tout le monde chante, fredonne frénétiquement. Et je vous achève avec l'imparable "We"re From Barcelona", que mes enfants réclament tous les soirs à mon retour triomphal du bureau. Love is a feeling that we don't understand.. La la la la la la la la la la lalaaaaa la la laa llaal alllalllalaaaaaaaa......
Die Anarchistische Abendunterhaltung: encore des belges.
Un enregistrement live pour ce 5ème album, dont vous pourrez retrouver toutes les infos sur le site www.DAAU.com .
Je suis tombé dessus par hasard, au détour d'une écoute distraite sur la bande FM. Ce qui m'arrive de moins en moins souvent soit dit en passant. Une émission musicale rare, sur une radio "libertaire", et je me souviens avoir été surpris par les 3 morceaux consécutivement passés.
DAAU pourrait être l'écho flamand, de la "Constelation" montréalaise, avec sa musique "savante". Une composition navigant entre engagement "politique" pour ne pas utiliser le trop convenu "citoyen", et forme "absconse". Les principes sont assez similaires, des musiciens "classiques", des instruments "classiques" (violoncelle, accordéon, violon, clarinette...) et la volonté d'investir des champs insoupçonnés, dans la metempsycose.
L'âme musicale semble en effet voler d'interprète en interprète, secouant violemment les intruments tour à tour pour leur donner vie, les inscrire dans un tout homogène. Un album à la dualité déjà affirmée dans son titre, entre "cabinet de curiosités" au classicisme convenu, et "bestiaire incongru" où l'on peut croiser un tigre "speedé", une gazelle prénommée Lounja et un lapin psychédélique. C'est une interprétation très personnelle j'en conviens, mais ce disque est proprement inclassable, ce qui fera surement plaisir à "die anarchistische..."
Avec "Pedanterie" nous touchons enfin au comble de DAAU...
Une vrai curiosité..........
Ou encore çà
Regardez bien cette pièce donnant sur une vaste forêt vous n'êtes pas dans "Shining" mais dans une des boutiques high end les plus étonnantes qui soit. Allez ensuite dans Shows (CES 2006 par exemple, ou 2007...).
Bref un des sites les plus riches en commentaires et photos sur les "salons" nord-américains, loin, très loin du "salon Haute Fidélité" organisé à Paris au mois d'octobre.
Un exemple magistral de la folie des hommes...
Et puisque c'est dimanche je vous glisse un autre lien vers le site d'un américain franchement "drôle", lancé dans une frénétique obsession d'inventaire. Les commentaires associés sont pour une fois, plein d'humour... à visiter, sans tarder. Exotic Audio
Un dernier: l'association "audiophile" la plus connue au monde ???
Des grecs et un site merveilleux pour les passionnés. Audiophile Club of Athens
Bonne navigation et bonne lecture.
Je tente de rattraper le retard accumulé ces dernières semaines, sur quelques albums "mémorables".
D'abord l'absolument génial et prétentieux, "Classics" de Ratatat.
Des américains fous Evan Mast et Mike Stroud qui signent ici leur deuxième album me semble t'il, si l'on met de côté un Lp de remix.
Une oeuvre de jeunesse et déjà un classique, tant par son évidence dans la composition que par cet enchainement majeur de bijoux invraissemblables. J'ai eu le même sentiment en écoutant ce disque, qu'à la première écoute de M83 il y a quelques années, lors du lancement de leur premier album, qui avait été un échec commercial, avant la consécration et la reconnaissance.
Pour en revenir à Ratatat, un LP instrumental inventif, percutant, qui d'un bout à l'autre ne cesse de surprendre, par rebond magique, redondance maitrisée, répétition maline.
Tel un Gould investissant l'oeuvre de Bach, Ratatat élabore un nouveau champ entre "Electro toccatas", "Variations pops" et "Inventions lunaires".
Un côté "Airien" indiscutable, sensuel et stratosphérique, cotoyant l'ultime Kitch, le chic absolu, dans Nostrand où plane l'ombre tubulaire d'un Mike Oldfied en lévitation.
Cours y vite...
Ratatat le site
C’est un coin de Bourgogne où coule une rivière. Une destination verdoyante et « bovine », improbable et curieuse avec ses châteaux, son étang, son village médiéval et quelques fermes à flanc de colline.
On s’attend à voir apparaître à tout instant des hommes en costumes d’époque arbalètes à la main, des cavaliers en armures le glaive menaçant et dans un rai de lumière Jeanne d’Arc…
J’arrive à Arthel, au lieu-dit « La grande Chaume », quelqu’un cogne au carreau de mon véhicule: « vous êtes monsieur Bétis » me demande t-il avec un accent anglais d’une douceur inattendue. Nous ne referons pas une hypothétique guerre de cent ans aujourd’hui, je suis soulagé. J’ai retiré mes boules « Quiès ». A chacun ses manies mais c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour lutter contre les pollutions sonores d’un long voyage en voiture avant une écoute.
C’est donc ici que se niche NC Audio, importateur des marques Audionet, Audio Physic, Leben et EAR sans que cela soit exhaustif (merci à Alain Choukroun pour avoir organisé cette « improvisade »).
Nous sommes très loin du tumulte citadin, des clichés véhiculés de ci de là sur une haute fidélité pédante, froide et méprisante. J’ai face à moi une personne d’une douceur et d’une gentillesse confondante (et tout cela n’est pas qu’une affaire de commerce, nous connaissons tous des commerçants peu « sympathiques »). Ici tout est simple et sain. Le calme absolu, le calme avant la tempête.
Quoi de mieux pour une écoute « exceptionnelle »…
Après un café servi en compagnie de Madame, Neil Clowes (le « maître de cérémonie») m’accompagne sous les toits de cette grande ferme « bourguignone ». L’ «auditorium » a été préparé avec une grande minutie, et une passion que l’on respire comme le bouquet d’un grand vin ou le parfum délicat d’une inconnue croisée dans la rue.
Il y a dans le coin gauche sur un meuble « Pagode » de Finite Elemente, de haut en bas, le lecteur Audionet, puis son alimentation EPS, le préampli EAR 912, et pour finir le bloc stéréo EAR 890. L’électronique n’est pas démentiellement démesurée, pas d’esbroufe en ce lieu. Ce qui me garantit à priori un meilleur rendu avec mon système (en particulier avec les blocs Ear 509). Les enceintes Audio Physic Caldera sont en avant de 2m et dans le coin droit attend patiemment le Sub Minos (non actif pour le début de l’écoute).
La pièce fait dans les 30m2. Je prends place face à la scène, le spectacle peut commencer.
Après 2 disques passés par mon hôte, je sors mon « artillerie ».
Première salve
1. Regina Spektor « Oedipus »
2. Antony and the Johnson’s « Hopes there’s someone »
3. Noir Désir “Bouquet de nerfs”
4. Cd test n°4 Prestige Audio « Blues-Rock »
Premières impressions :
Une scène sonore majestueuse, un raffinement extrême, une écoute tout de suite évidente. Evidente car on n’a pas envie de chercher où se trouve le grave, comment se comporte l’aigu etc etc etc.
L’ensemble est d’une grande homogénéité, et les timbres sont somptueux. Petite remarque en passant, à ce niveau d’excellence, la qualité d’enregistrement des CD devient un élément dont il faut vraiment tenir compte (j’y reviendrai plus tard). Le Regina Spektor me déçoit un peu, je ne retrouve pas les sensations rencontrées sur les AvantGarde Duo Omega quelques semaines auparavant. Les claquements de langue, le contact charnel avec le piano, les coups, les martèlements, les heurts sont moins présents. Je ne suis plus dans un cabaret sauvage et crade, mais dans le salon d’un hôtel de luxe.
Antony and the Johnson’s est lui bouleversant, chaque musicien est à sa place, les instruments se répondent, se frôlent, une vraie poésie musicale.
Enfin Noir Désir et mon morceau « fétiche », ce bouquet de nerfs que je m’offre à chaque fois. C’est violent, tendu comme je l’aime, la guitare vous déchire la peau, vous parcourt le corps, et la voix de Bertrand Cantat finit d’arracher les derniers frissons. Je repense encore aux AvantGarde (l’émotion y était encore plus grande).
Nous enchaînons avec le morceau n°16, du CD test Prestige Audio, enregistré au studio Passavent, je crois. Ce morceau « guitare, batterie » m’avait littéralement retourné la dernière fois sur les AvantGarde. Deux écoutes pour ce morceau avec et sans le caisson Minos qui est réglé à 30Hz (nous le laisserons dès ce moment pour la suite). Il y a immédiatement plus d’ampleur et de définition dans le grave mais aussi dans le reste de la bande passante. Le pied de la batterie est vertigineux de tension, précis comme je ne pouvais imaginer l’entendre un jour.
Les disques s’enchainent.
5. Wim Mertens « Divided loyalties » (Eb clarinet, Bes Clarinet, bass clarinet et contrabass clarinet) un morceau tueur de système. Ici de la grandeur.
6. Ella Fitzgerald « Take Love Easy » sur XRCD JVC: du miel, un souffle divin, je sens Neil ému.
7. Gian Maria Testa : « per accompagnarti » un enregistrement hors norme, qui embrase l’espace, un révélateur de système.
8. Autechre « Acroyear2 » : l’électro la plus radicale fonctionne à merveille ici.
9. Radiohead « 2+2=5 » : un enregistrement déplorable, indigne, infâme. Je brûlerais presque mes « idoles ».
10. Karry Bremnes : trop évident 10 secondes d’écoute et stop.
11. BLUR « Jets » : phénoménal, un corps, une assise minérale, un enregistrement magnifique
12. Regina Spektor « Consequence of sounds » : pour finir en beauté, sur un titre sans équivoque.
Au final sans doute l’écoute la plus aboutie de mon parcours et une question existentielle en forme de ritournelle, lancinante…
AvantGarde Duo Omega Vs Audio Physic Caldera. Deux styles de vie, deux approches radicalement différentes de la haute fidélité. Ce serait comme choisir entre Marilyn Monroe et Lauren Bacall.
Mais c’est cette pluralité, cette dualité qui fait que j’aime la haute fidélité, que j’aime toujours la musique et la manière dont on me la donne à entendre. Parce qu’il n’y a jamais 2 concerts identiques, il n’y a jamais 2 écoutes semblables (y compris avec le même système en un même lieu). L’inconstance, l’aléatoire érigé en principe dans un domaine ultra technique avec ses mesures, ses indices, ses pourcentages.
J’aime l’imparfait, l’imprévu car il me donnent envie de goûter la vie avec toujours plus de passion…
A plus tard
Merci M. Neil Clowes
nc Audio le site
Plus de chronique depuis un moment sur ce blog et pourtant une pléthore de disques est passée sur ma platine.
La dernière perle rare se nomme The John Venture, et tourne en boucle depuis plusieurs semaines partout chez moi. Une association de malfaiteurs sublimes, un hold-up parfait, la tête chercheuse Angil & the hiddentracks d'un côté, le hip-hop rugueux de Broadway de l'autre. Un album admirable d'intelligence et de complémentarité, mixant à merveille des univers antagonistes, pour aboutir à une complicité bouleversante...
Du génie créatif de ses concepteurs, nait cette objet à l'osmose généreuse et merveilleuse. C'est romanesque, romantique parfois, avant gardiste en d'autres circonstances, pédant par moment, mais le raffinement est toujours là.
On peut palper ici ou là le respect mutuel des 2 clans.
"Names" en intro pose la question de cette fusion une fois pour toute: bienvenue chez The John Venture. Entre musique progressiste réinventée, électronique maitrisée et indus rock raffiné, the John Venture, ciselle avec allégresse et génie un chapelet de diamants.
Imaginary Physical Ailments, Old Europe et Egg Music sont autant d'instants poétiques, aidés par une voix superbe, que seul un français chantant en anglais peut produire.
A écouter d'urgence...
Vous pouvez retrouver des infos, des vidéos etc etc etc sur:
www.angil.org
www.thejohnventure.com
www.broadway6am.com
www.uniquerecords.org
Le bonheur est dans le pré...
C'est aussi simple que çà. Je ne parle pas encore d'écoute renversante, de matériel insensé, non je veux juste parler d'une rencontre trop rare dans cette sphère qu'est la haute fidélité: "Jeff" le maître des lieux. Il est des vertus, des qualités qui aujourd'hui sont suspectes, ignorées, galvaudées parfois méprisées. La gentillesse, l'amabilité, la simplicité, la sympathie, la joie, le bonheur... Le bonheur simple, d'être là, de partager un moment musical, une histoire, nos histoires, nos parcours. Je ne dis pas qu'ailleurs la passion ne prévaut pas à la recherche d'un idéal sonore ou technique. Non j'ai rencontré ce jour là à Pérouse (veuillez chercher sur la carte) l'évidence de cette passion...
Merci "Jeff" pour ces quelques heures passées avec votre équipe.
J'ai presque honte d'être parti si vite, mais Paris m'appelait...
Matériellement ce jour là, étaient branchés, un préampli Conrad Johnson, un bloc de puissance stéréo Audréal me semble t'il et pour la source CD un lecteur Ayre.
Wilson Audio Sophia
J'ai écouté tout d'abord les Avalon Céramique, une poignée de secondes pas plus... La désolation, pour mes oreilles, une approche totalement deshumanisée.
Vu la hauteur des prix et le niveau de recherche que la mise au point d'un tel objet réclame, la haute fidélité est bel et bien un espace où peuvent s'exprimer tous les fantasmes. Tous les chemins mènent à Rome, et nous n'avons pas tous la même représenation de la cité italienne, voilà tout.
A chacun sa route donc, la mienne ne pasera pas par Avalon en tout cas.
Nous (ils) avons ensuite branché les Wilson Audio Sophia II. La différence est frappante, saisissante. Il y a là devant moi la vie, l'harmonie, le rythme, les timbres, bref tout est là, 3 morceaux plus loin nous pouvons passer au Focus Audio car notre "protocole" était clair dès le départ: un tryptique Avalon/Wilson/Focus.
Acte III, je comprends alors le pourquoi de l'ordre établit par Jeff. Focus c'est de la Haute Fidélité, c'est un travail ascétique, un exercice de puriste, la substantifique... technique. Et c'est là que se trouve à mes yeux le problème. Ces enceintes ne reproduisent pas une réalité musicale mais un idéal fantasmé. Ce n'est pas mon crédo, je compends pourquoi certains peuvent en rêver, mais pas moi.
Retour aux Wison Audio Sophia: un pur plaisir, esthétique et sonore, une présence incontestable, des timbres majestueux, un équilibre parfait et une scène sonore parfaitement équilibré. Une enceinte réussie sans contestation possible, mais le souvenir des Avant Garde me hante encore...
Je repars enfin, à contre coeur, encore un dernier échange léger, simple, passionné....
Merci, merci merci et à bientôt c'est sûr.
Premier passage à Mulhouse pour ce qui restera un de ces moments de magie rare. Tout d'abord un mot sur l'accueil, professionnel et passionné, mais pas passionnel, nous sommes dans l'est tout de même. Je sais, c'est caricatural et normatif... Notez que cela ne me dérange en rien. Je ne supporte pas les tutoiements rapides sous prétexte d'une appartenance à une quelconque confrérie audiophile ésotérique.
Première divine surprise, ce lecteur Italien Lector CDP7 à tubes avec son alimentation séparée, pour moins de 3000€, une musicalité hors du commun, une mise en lumière, ou plus précisément en musique somptueuse. De la finesse, du punch, du détail, de la vie une merveille....
Mais je ne suis pas là pour çà. Brève écoute des Triangle Magellan Concerto (20 secondes), sans commentaire.
Passage sur les Tannoy Glenair accompagnées des super tweeters ST200. Première surprise, car pour un prix inférieur au Kensington, on retrouve tout l'univers Tannoy (le 38cm surement). Une présence inouie, des timbres magnifiques, une spacialisation précise, en un mot une expérience concluante... Les prémices en quelque sorte d'une tentation grandissante. Le changement semble soudain envisageable.
Mon interlocuteur me parle alors de çà:
Tannoy Canterbury 15.
Elles viennent d'arriver, sont débalées depuis quelques heures et se rodent quelque part dans une arrière salle aux dimensions confidentielles, avec un matériel, d'une simplicité biblique (intégré Linn et lecteur DVD Yamaha ou Denon je ne sais plus).
Je décide d'aller y jeter un oeil, nous traversons la boutique, pénétrons dans cette alcove, et face à moi 2 armoires à glaces, normandes, bretonnes ou ce qu'il vous plaira, mais 2 monstres so british. On sentirait presque la cire d'antan, on s'attend à voir surgir de derrière le rideau un Lord Anglais, scotch et cigare à la main.
Je prends place, face aux jurés, un sentiment "dualistique" lié à cette disproportion de moyens entre électronique et enceintes. Je donne mon disque "fétiche": Noir Désir "Bouquet de nerfs".......... silence. C'est tout de suite beau ( je sais on peut mieux faire comme description), mais c'est la première chose qui me soit venue à l'esprit à ce moment là. Un sentimet complet de dénuement face à autant d'évidence. Les timbres sont d'une justesse fulgurante, le grave me remue intérieurement, avec délicatesse et fermeté (oui c'est possible). La scène est bouleversante d'aération, de définition... Je suis confondu, liquéfié par tant de grâce, de cohérence et d'homogénéité. La hifi n'est plus scientifique ou technique, elle est musique...
Quand je pense à l'électronique qui est là derrière, au rodage juste entamé je me dis que le potentiel est, est, est....je vais changer mes enceintes, maintenant les choses sont définitives.
Acte III:
Retour dans le salon principal pour ce qui doit être le clou du spectacle!!!
Enceintes Allemandes AVANT GARDE DUO OMEGA. Une esthétique a vous couper le souffle, en tout cas moi j'aime déjà charnellement.
Nous branchons le déjà fameux Lector CDP7, un bloc de puissance EAR, et un préampli Shymphonic Line si ma mémoire est bonne.
Je m'installe et je dois maintenant essayer de décrire ce qui est à ce jour la plus grande, la plus belle, la plus fantastique expérience de mon jeune parcours dans cet univers qu'est la haute fidélité.
Tout d'abord la présence, le corps, le volume, la notion d'espace qui ici prend tout son sens. Jamais la puissance n'aura à mes oreilles cotoyée d'aussi près la délicatesse. Les transitoires sont bouleversants de réalismes, les notes ne sont plus des notes, mais une mélodie, une mélopée incandescente. Chaque instant se transforme en un feu d'artifice personnel grandiose, équilibré, fin, subtil, équilibré, venant s'inscrire dans cette longue sarabande musicale.
J'ai été subjugué, la larme à l'oeil, sur des passages de Noir Désir, Regina Spector ou Antony and the Johnson's. J'ai pris le plus puissant uppercut de mon existence sur un passage d'un disque de la revue Prestige audio, je crois enregistré au studio Passavent. Le pied de la batterie est à chaque fois un direct au foie. Je n'avais jamais ressenti la musique de manière aussi "incarnée", physique, palpable, à l'exception du concert.
Je crois que j'ai trouvé...
Je saisis ma plume pour décrire mes dernières expériences "sonores". J'ai repris la route des auditoriums pour retrouver le grand frisson. L'objectif est de changer mes enceintes Audio Physics Virgo III, mais à une seule condition: avoir une révélation.
Je commence, fidélité oblige chez Alain Choukroun, pour une écoute des Tannoy Kensington (Configuration: préampli Shindo Monbrison, ampli EAR 890 et lecteur CD Audionet avec alim séparée je n'ai pas noté la référence).
Pour être le plus synthétique possible, cette écoute ne m'a pas laissé, un souvenir et une émotion hors norme. Malgrè plusieurs changements de câbles, et aménagements divers le résultat est décevant. Une présence que je trouve très aléatoire, un manque évident de corps, un grave présent mais peu dynamique, une homogénéité suspecte par moment, bref pas de quoi "challenger" mes Virgo III.
Deux heures plus tard nous convenons de nous revoir dans quelques semaines pour une écoute des Caldera (toujours chez Audio Physics) que l'importateur fait venir d'Allemagne juste pour nous...à suivre donc, mais Kensington OUT.
Tout commence par un "Please excuse me...", sur "The Eraser", titre inaugural de l'album éponyme. Excuser Thom Yorke de quoi ?
D'avoir commis le crime d'une échappée solo. Pas si loin de Radiohead malgré tout, avec la présence d'un des Greenwood, et de Nigel Godrich aux manettes. Et d'enchainer par un "Analyse", à la contemporanéité balancée, à l'électro omniprésente, où les rythmes "Reichiens" s'entrelacent aux séquences "Glassiennes". Oui Thom Yorke marche définitivement sur des traces classiques, en visiteur inspiré et brillant, sur ses propres traces, celles du groupe le plus créatif de ces 10 dernières années. Yorke/Radiohead c'est avant tout la construction d'une histoire, de celles qui s'écrivent avec une majuscule, de l'Histoire de la musique. L' "Analyse" semble avoir posé notre homme en de nouvelles terres moins terrorisantes.
La voix est apaisée, moins névrotique, comme libérée du joug collectif. La cage est ouverte, un voile léger nous entoure, et l'on découvre un Thom Yorke "léger", magique...
Pas de méprise toutefois, le côté sombre, je n'ai pas dit obscur est encore bien présent. On retrouve ainsi les thèmes récurrents de l'oeuvre "Radio-phonique", comme sur "Black Swan", des boucles oppressantes, une ligne de basse Faustienne, et un filet de voix surfant sur ces appendices musicaux...
"Harrowdown Hill"
Je ne suis pas objectif, mais quelle critique peut revendiquer cette vertu alors je publie ce texte avec 2 mois de retard, inachevé et j'aime çà...
Encore un album sublime qui tourne depuis plusieurs semaines, et dont je n'avais pas eu le temps de vous conter la merveilleuse histoire. Jamais depuis des lustres un disque n'avait si bien porté son "titre". Ramon Alarcon, nous conduit furtivement, légèrement dans un rêve enfantin. Une ballade dans un paysage aux chemins "serpentueux" (je suis dans un rêve et j'écris ce que je veux), au pont de pierre en arc précis, aux arbres "boules" sur lesquels vient se percher cette voix aigue et ciselée, raffinée, filaire et intense, qui répond en écho à cette scie musicale comme sur "one day, someday". Une musique aérée, légère, non sans rappeler mes chouchous en la matière, puzzle improbable de Devandra, Moutain Goats, Sparklehorse, Bright eyes ou Flotation pour ne citer qu'eux. Une guitare, brute et sensible, comme une branche, le fil du funambule, sur lequel Ramon joue les équilibristes vocaux, entre flamenco et folk, à fleuret moucheté sans jamais tomber dans la caricature, l'essai ou la facilité. Un grand numéro de virtuose, un album d'une homogénéité folle, que l'on se désole d'entendre finir si tôt après onze épisodes magiques. Et puis du fin fond de la nuit reparait, le voile, la voix, les clochettes, dans un cercle de lumière apaisée, un pincement de corde en forme d'au revoir...
Site Ramona Cordova
Le virus ayant repris sous sa forme la plus "insistante" avec les fortes chaleurs, me voici poussant la porte de ce très ancien magasin de haute fidélité parisien.
Un peu d'histoire avant tout. J'ai fait une écoute chez CTA, et une chez Perception avant la fusion des deux enseignes lors de la recherche de mon 1er vrai système hifi, il y a un peu plus de 2 ans.
Je me souviens avec précision de ces deux écoutes. Chez Perception, des enceintes Lintra S2 puis des JMR évolution 3, associées à un ampli intégré Isem Xtasis et un lecteur Isem eGo3. Chez CTA, des enceintes JMR Offrande et un total Icos avec le lecteur Fado et l'intégré Elsberg 270.
Je pousse la porte de cet auditorium sans rdv cette fois-ci, sans ambition d'auditionner quoi que ce soit. Juste la curiosité chevillée au corps comme une marque de fabrique, un tatouage forcément indélébile, cette obsession, qui a envahi ma vie un jour de 2003.... Je n'ai pas un disque sur moi.
<Aparté: j'écoute ma chaine en ce moment et l'émotion est là palpable. "Un été 2006, des inrockuptibles", plage 7, Justine Electra, comme au plus beau jour de Prince. Je respire la musique, dans ce qu'elle a de plus évident, de plus urgent de plus tendue. Le grave est beau, tout est si homogène, essentiel...>
Je suis reçu par Guillaume Gay. Le contact est facile, tranquille, naturel...
Nous descendons rapidement pour écouter les Jean-Marie Raynaud Concorde Signature, 1m38 d'architecture, un hommage à Chicago, un trait intemporel, une élégance massive, une enceinte esthétiquement fulgurante, pas belle, fulgurante....
Comment pourrais je expliquer ma relation à JMR, sans tomber dans la facilité. Ces enceintes ont une capacité analytique hors du commun, un sens et un respect des timbres quasiment inégalés, à mes oreilles. Mais j'ai toujours présent à l'esprit ce côté trop "gentil", à l'image de leur concepteur, un homme charmant, disponible, passionné (peut-il en être autrement lorsque l'on écoute ses créations). Un long fleuve tranquille, de la maitrise et de la justesse...
La "Vertu" incarnée en quelque sorte.
Aujourd'hui donc un tout Icos, avec le nouveau transport Icos Fado et sa dactablette, associé à l'ensemble ampli et pré 2120, ou 2140 (voir photo).
Une écoute rapide, car pas assez de temps...
Un rendez-vous est pris pour une écoute plus complète cette semaine et une sélection de mes disques préférés. A plus tard ...
Merci à Guillaume et Olivier.
Le site CTA Perception
Mon nouveau système est maintenant bien en place et le virus me prend de nouveau afin d'en optimiser le niveau et le rendu.
Voici l'objet par lequel le désir s'est trouvé relancé.
Le maillon à faire progresser : mes enceintes Audio Physic Virgo III
J'ai donc rouvert mes cahiers afin de faire remonter à la surface ces émotions intactes, ces écoutes mémorables et les marques qui m'ont fait rêver...
B&W, mais j'ai vraiment du mal avec leur son, à l'exception des 801.
Dynaudio, oui mais uniquement les C2 et uniquement avec du Jadis, les premières larmes de mon parcours audiophile..
Kharma, CRM3.2FE, chères très chères avec un grave "limité" à ce prix.
Les JmLab Utopia be Diva ou Alto: des larmes sur du Classé mais, des crissements sur des YBA
Lumen White, à réécouter sans nul doute.
Peut être des nouveautés avec les JMR Concorde Signature, Pierre Etienne Léon, le gang des français fous...
Ou alors la fidélité et la continuité dans la gamme Audio Physic et la Caldera dont je suis tombé amoureux (Finition Ebony). Personne n'en possède en France, pas même Alain Choukroun, difficile à écouter et à acheter dans ces conditions vu le prix (raison de plus pour les désirer)
A suivre...
Un plaisr et une découverte fugace, fugitive, comme l'avait été Flotation Toy Warning (déjà sur Talitres Records).
Un petit miracle aussi, pardon un miracle en forme de triptyque. D'abord parce que la borne d'écoute à la FNAC Défense fonctionnait correctement. Malheureusement l'album en démonstration était introuvable en rayon. Nouveau miracle, je décide de m'adresser à un "vendeur", ce qui ne m'était plus arrivé depuis des lustres (...)
Ce dernier constate l'absence du disque en rayon, peste, fustige son collègue. Nous ne sommes pas au royaume du teasing il faut bien le reconnaitre, il ne s'agissait pas du dernier album de Madona ou U2...
Bref cet homme décide de trangresser tous les tabous, toutes les règles du service et d'ouvrir cette borne d'écoute d'un coup de "passe" miracle (je découvre avec stupeur une batterie de "walman Sony"). Il retire le CD, le remet dans sa pochette, et s'en va le faire filmer. Dernier acte de bravoure il colle l'étiquette avec le prix dessus...
Je suis en plein rêve, me pince, me repince, remercie l'homme pour cet acte héroïque, et donc gratuit...
J'ai donc entre les mains cet exemplaire à l'histoire "extra-ordinaire", je tiens là mon collector d'un autre âge, celui ou les disquaires aimaient leur job et vous transmettais cette joie musicale...
Revenons en au disque, ce n'est pas un LP au sens litteral, ni même un ep.
7 titres s'enchainant à merveille, avec pour débuter une "Terra Nova" pas si "Incognita" que cela. La structure est plutôt classique, un "héroïsme crescendo", à la Mogway ou plus ambitieux à la sauce Constelation. Une urgence originale en marque de fabrique et une voix aux accents gutturaux, mix intéressant de Rodolphe Burger et de Christian Quermalet.
Voilà donc une ballade rafraichissante, je n'ai pas dit joyeuse, et une fin "Comeladienne" chant, cuivre, chorale qui fait que l'on se sent soudain plus proche de son voisin, fraternité...
Enfin un site internet qui mérite un oeil nostalgique, pour le traitement photographique rappelant de manière évidente les plus belles heures de notre jeunesse, avec "Echo and the B...", "The Alarm" ou "Big Country"...
Une si longue absence...
Mais quelques pépites sur ma platine, comme cet album qui tourne en boucle depuis 2 mois sans discontinuer.
Je dois être honnête mais la pochette m'avais fait fuir plusieurs fois. L'association "petite culotte de coton blanc et couteau de boucher" ne laissant rien augurer d' élégiaque, tout au plus le énième retour de rockers californiens gothiques cherchant à passer inaperçus. Le "crade" ayant quoi qu'on en dise un certains attrait, je me suis laissé aller à une écoute distraite. Une nouvelle transgression musicale avec toujours ce sentiment de culpabilité avéré face à la tentation. Qui n'a pas connu ce grand moment de solitude face à la borne d'écoute exposée à tous les regards? Les 10 premières secondes auront suffit à me convaincre.
Quelle fraicheur !!!
Je n'avais pas ressenti cette sensation depuis Ghinzu. J'aime ces rythmes bombardés en début, comme autant de gimmicks, puis repris par une basse hypervitaminée, un piano magique, une voix à s'arracher la chemise... J'aime ces entrées en scène graduées, cadencées, qui vont "crescendo" jusqu'à l'overdose. Vous y ajoutez une voix "séxuée", aguicheuse, proche du rictus qui rend les "filles" folles dans les salles surchauffées. Je sais je frise la caricature, mais qui n'a jamais assisté à un concert live de Ghinzu, Mercury Rev ou Morrisey pour ne citer qu'eux ne peut pas comprendre cette relation charnelle, fusionnelle entre l'artiste et la salle.
Revenons à l'album.
Un enchainement de morceaux comme un ouragan "tropical". C'est moite, c'est dense, c'est musclé. De "Red Flags" à "Out of control" je suis proche de la suffocation, avant de prendre en pleine poire un "glam" bus, avec à la fenêtre Bowie, Pop et Lou...
On frise la parodie, le mauvais goût au bord des lèvres sans jamais sombrer jusqu'à "Sister" et son "shut your mouth, girl, the angels are listening"
Arrive l'entracte avec le bien nommé "Disconnect", les anges peuvent retourner se coucher avant l'Apocalypse, "Us", Someone must get hurt", "Tear you apart" et son refrain provocateur matraqué à 120mph:
"I want to hold you close, soft breath, beating heart, as i whisper in your ear : i wanna fucking tear you apart".
Et une fin existentielle "She loves me, she loves me not" entre Siouxie et Cure, un hymne, la synthèse d'une quête effrénée et brillante...
Mais non ce n'est pas fini, ils reviennent au morceau 66, pour une rédemption grandiose, "un péplum" orgiaque... Merci
My Morning Jacket ("Z"). Un leader au nom de gourou psychédélique Jim James, des faux airs de...
J'ai laissé tomber ces mots voici quelques semaines maintenant... et la question de savoir à qui me fait penser notre ami est un vrai casse tête. Un croisement improbable entre Michael Stipe (REM, pour les plus anciens) et Jonathan Donahue (Mercury Rev, pour les plus jeunes: quoi que?). Mais non, ces filiations ne passent pas le 2nd morceau, et voilà qu'une viole, une guimbarde ou une scie m'évoquent le génialissime Mark Linkous (Sparklehorse, pour les autres). Et là encore il faut se résoudre à un constat d'échec. Supertramp alors (pour les dinosaures...) et pour le côté trainant très "rock FM".... au secours.
Allez une dernière référence vocale récurrente sur l'album: Paul Carter ( pour le blind test..)
Le seul intérêt définitif de cette album est bien de m'avoir fait prendre conscience du temps passé chez mes disquaires préférés ou pas.
2500 ème CD (à la "louche" car comme le dis l'adage "quand on aime ...").
A chacun son mur du son....
Je suis de nature résolument positive, et je m'étais juré de ne jamais aborder ce blog de manière ereintante, cruelle ou violente. Mais tout dogme ayant son talon d'Achile, j'ai fini par découvrir le mien en la personne de Jacno. Jacno ma souffrance, ma douleur, mon ennui.
J'ai longtemps résisté à cet achat. Cela m'arrive parfois par esprit de contradiction, de résistance au "come-back" insignifiant. Par suspicion aussi, cette suspicion qui me rappelle cette phrase: "peut on faire confiance à un ancien punck qui fait de l'electro ?". J'en ai totalement oublié l'auteur. mais la réponse est définitivement NON!!!
Bref en période de disette musicale il m'arrive de céder, par égarement, par facilité ou par ennui. Oui je cède aux appels de "rock critiques" cocaïnomanes, pour qui l'"underground" se nomme Dani, Gainsbourg ou Daho. J'aime profondément Gainsbourg ou Daho. Mais depuis quand l'undergroud passe à la télé chez "Daniela Lumbroso"...
Pour en revenir à Jacno, et cet album épuisant, à force de vouloir être décalé, on finit par se retrouver dans la norme, comme en mathématique le - par le - donne le +. Voilà donc un album normatif au possible, loin, très loin, des circonvolutions poétiques d'un Bashung, des élégies et psaumes de Daniel Darc, ou de la pop inspirée d'un Dominique Dalcan. Nous voici donc en présence d'une litanie des poncifs rebelles, "je fais la gueule et j'aime rien", "je me lèverais pas pour Danette" ou encore "la drogue et le temps me rendent triste et je me soigne si je veux..."
Une pochette hieroglyphique rapport sans doute à une si longue absence, mais là encore le vieux beau en retard d'une dynastie se la joue de 3/4 face, encore raté...
Enfin connaissez vous le théorème de la chanson n°7 ?
Ici une épitaphe prophétique :"Si je te quitte"
Quand tu veux, voudrait on lui crier...
Après de longues semaines de silence, je reprends les chemins de ce blog, avec depuis peu l'arrivée d'un nouveau maillon: le système Stax SRS 3030 qui vient compléter un ensemble maintenant d'une grande homogénéité.
Pas de conclusions hatives sur cet élément tant le rodage semble primordial. Malgré tout, quel plaisir de redécouvrir une écoute au casque certes pas encore parfaite, mais tout de même renversante. Il faut bien reconnaitre que la comparaison entre les couples Ipod photo 60go + casque Koss et Naim CDS3 + Stax SRS3030 est quelque peu disproportionnée...
Je tiens tout de même à préciser que le premier duo reste une référence dans la famille des systèmes "mobiles".
A plus tard pour un compte rendu détaillé de cet ensemble Stax.
Un disquaire indépendant, et oui cela existe encore. Je n'ai plus le temps de m'y rendre régulièrement comme par le passé. Mais à chaque fois le même plaisir de découvrir des bacs pleins de "choses" étonnantes et introuvables. Les "imports" sont à prix raisonnable, le reste plus qu'abordable. Infos et places de concerts.
Label de disques: DSA (les Disques du Soleil et de l'Acier) : www.dsa-wave.com
Vente par correspondance: www.dsa-shop.com
WAVE PARIS
36 rue Keller, 75011 PARIS (Metro station : Bastille) .
Tel : (33) 01 40 21 86 98/Fax : (33) 01 40 21 86 99
Mardi-Vendredi : 13H-19h30
Samedi : 11h-19H30

Dresden Dolls c'est l'éternel recommencement de ma curiosité musicale. La pochette de leur premier album m'avait happé. Il y a chez eux une mise à nue stylisée qui me dérange et m'attire, comme ce portrait de Diane de Poitiers exposant une poitrine à la plastique parfaite mais avec cette préciosité dans la gestuelle qui la rend totalement inaccessible malgré sa nudité. Une écoute rapide et un rejet immediat... Trop martial, trop germanique pour des américains.
J'y suis retourné pourtant la semaine passée en achetant "Yes Virginia". Pour le sens du titre retrouvez l'interview des DD dans Versus du mois de mai.
Cette fois ci le charme agit. Il y a toujours cette énergie dans la posture, cet héritage qui fait que le chant est un acte tout autant physique que psychique. On retrouve la sensualité rauque et crade, le style et l'esthétisme. Dans ce grand théatre baroque tout est maîtrisé , à commencer par la voix d'Amanda Palmer, petite fille de Kurt Weill et Marlène Dietrich, la soeur de Regina Spector. Le titre inaugural est un chef d'oeuvre synthétique : "Sex Changes". 
En quelques semaines
j'ai pris deux grandes claques vocales avec Regina et Amanda. Ici le
duo avec Brian Viglione fonctionne à merveille, on retrouve cette
ambiance cabaret, avec un piano "claqué", une tachycardie rythmique de
tous les instants et un réel plaisir à suivre les jongleries d'Amanda. Cà swingue, les portes explosent, çà sent l'alcool et le stupre: First orgasm ou My Alccoholic Friends. La voix s'emporte, se pose, sombre reparait au zénith, l'art de la rupture avec comme modèles "Shores of California" ou le décoiffant Mandy goes to..."
La sensualité de "Delilah", qui pourrait nous être fatale, détachement et trémolo dans les choeurs. La damnation est proche, le piano toujours au coeur de la joute.
13 morceaux enchainés, fusionnés, pour un album complet homogène et magique.
Et une apothéose en forme de clin d'oeil "dualistique", "Sing", parfaite "outro" musicale et manifeste "life is no cabaret..."
"Yes Virginia ... The Dresden Dolls existent je les ai écoutées..."
The Dresden Dolls / Le site Baroque et incontournable

Amute: Sea Horse Limbo
Divine surprise (****)
Mansfield Tya: Seules Au Bout De 23 Secondes
Beau, beau et accessoirement beau (*****)
The Gossip: Music For Men
Just for the 8th wonder ***** dévastateur, sauvage (****)
Y.A.S.: Arabology
bof (***)
Placebo: Battle For The Sun
Du nouveau??? (**)
Wim Mertens: Years Without History, Vol. 5: With No Need for Seed
Wim Mertens: Years Without History, Vol. 2: In the Absence of Hindrance
T21: Black Label
(*****)
Montgomery: Stromboli
(***)
Fennesz: Black Sea
(**)
Aidan Moffat & the Best-Ofs: How to Get to Heaven from Scotland
Shionoya Satoru: Duet with Satoru Shionoya & Makoto Ozone
Du bel ouvrage. De la technique, musicale et au niveau de l'enregistrement. (***)
sylvain beuf: another building
Quand trio rime avec brio (***)
Randy Brecker: Some Skunk Funk
J'en ai encore des frissons d'angoisse...
Dominique A: La Musique et la Matière - Edition limitée livre disque 2CD
A réécouter, avant jugement définitif... (**)
Babx: Cristal Ballroom
A découvrir. Bien meilleur que le précédent album "babx" (***)
Marc Ducret: Le sens de la Marche
Branlouille jazzistique... (*)
Sylvain Chauveau: Sylvain Chauveau: Nuage (Music for Two Films by Sébastien Betbeder)
Un petit Chauveau sans grande ambition (*)
Kimya Dawson: Alphabutt
Une évadée des pêches Moldy. Il faut grandir Kimya... (*)
Welcome Wagon: Welcome to the Welcome Wagon
Jésus revient, Jésus revient, ah nooonnnnnnn (*)
Jeremy Jay: Slow Dance
Very slow, je baille... (*)
Babx: Babx
2 étoiles juste pour la pochette. On se cherche.... (**)
Dent May: The Good Feeling Music of Dent May & His Magnificent Ukulele
Putain de yukulélé... (*)
Frida Hyvönen: Silence Is Wild
oum papa...je déteste les cravates avec des animaux et les pochettes avec des cheveaux... (*)
The Hunches: Exit Dreams
Au bout de 3 secondes je me suis demandé depuis combien de temps je n'avais pas acheté un truc aussi mauvais... désespérant, à pleurer de honte... (*)
Zero Degre: Des Etoiles Plein Les Yeux
Avec les merveilleuses participations de Mickael Mottet aka Angil et Louis Warinsky aka Chapelier Fou. Des étoiles plein les yeux........ (*****)
Saule: Western
(**)
Ghinzu: Mirror Mirror
(****)
Fredo Viola: The Turn
(***)
Sporto Kantes: 3 At Last
(***)
Cirkus: Medicine
(**)
Rivers Cuomo: Alone II: The Home Recordings of Rivers Cuomo
(**)
The Long Lost: The Long Lost
Comme sur la photo: gentillet (**)
Declan DeBarra: Song of a Thousand Birds
Epoustouflant, magique, la liste est longue... (*****)
Dan le Sac vs Scroobius Pip: Angles
J'ajoute une 5ème étoile pour le dernier morceau... attention laissez tourner le disque jusqu'au bout...j'en frissonne encore (*****)
Empire of the Sun: Walking on a Dream
Les Siegfried et Roy de l'électro pop? Mais où est la magie? Qu'on les jette aux lions....ou aux tigres... (**)
M. Ward: Hold Time
(**)
Sammy DeCoster: Tucumcari
Pas de quoi en faire une histoire (**)
Watine: B-side
Délicieuse production française. Une brillante ballade jusqu'à ce merveilleux "jour d'ébène"... (****)
Sebastien Grainger: Sebastien Grainger and the Mountains
(*)
Beirut: March Of The Zapotec
Un exercice de style curieux et disparate, assez loin des précédents opus... (***)
The Pierces: Thirteen Tales of Love and Revenge
Un jardin d'Eden (***)
Arve Henriksen: Cartography
Ok c'est ECM mais là c'est vraiment mou du genou. Vu, revu et re re vu... (*)
The Elysian Fields: The Afterlife
Je les avais vu se faire conspuer à l'Olympia. J'y reviens malgré tout... Déjà rangé... (*)
Women: Women
Bruillant, où sont les feeeeeeeeeeeeeemmmmmmes? (*)
Gnarls Barkley: St. Elsewhere
Poussif (*)
Gnarls Barkley: The Odd Couple
Heureusement 7€ à la Fnac... (*)
U2: No Line on the Horizon (inclus livret de 24 p.)
Parcequ'on ne renie pas ses racines, même si c'est tentant (un album de reprises de Britney n'aurait pas été pire...) (*)
Cannonball Adderley Quintet: Cannonball Adderley Quintet in San Francisco
Nina Simone: 'Nuff Said!
(***)
Nina Simone: Black Gold
(***)
Alex Beaupain: 33 Tours
(***)
flying pickets: everyday
Il faut aimer les voix et faire chanter sa chaine hifi. Très daté tout de même (**)
Sin Fang Bous: Clangour
(****)
Franz Ferdinand: Tonight
Franz me les br... comme Blur un temps, et Oasis tout le temps (*)
Mugison: Mugiboogie
(**)
The Cure: 4:13 Dream
(**)
Sigur Rós: Med Sud I Eyrum Vid Spilum Endalaust
Sublime. Eblouissant. Salvateur et plus encore (*****)
Francois Virot: Yes or No
Encore une merveille (*****)
Deerhoof: Offend Maggie
Dear out (*)
Brett Anderson: Wilderness
Un songwritting inspiré et céleste (***)
Why?: Alopecia
(***)
Of Montreal: Skeletal Lamping
Brillant par moment, par moment seulement (**)
Oasis: Dig Out Your Soul
Je n'y arrive toujours pas... (**)
The Ting Tings: We Started Nothing
C'est bon quand ça gratte (****)
Ra Ra Riot: The Rhumb Line
(****)
Hector Zazou: In the House of Mirrors
Magique et voluptueux (****)
The Vivian Girls: Vivian Girls
Des filles bruyantes... (*)
Coralie Clement: Toystore
Mais encore... (**)
Noah and the Whale: Peaceful, the World Lays Me Down
On achève bien les baleines
Marc Gauvin: Marc Gauvin n°5
n°5 mais 2 étoiles seulement (**)
Mono in VCF: Mono in VCF
(***)
Mystery Jets: Twenty One
(***)
Atmosphere: When Life Gives You Lemons
La classe et le raffinement pour un genre qui n'est pas le mien habituellement, hip hip hop (****)
Bellafea: Cavalcade
Fuyez (*)
The Donkeys: Living on the other side
Folk lénifiant (*)
Pivot: O soundtrack My Heart
(****)
Scarlett Johansson: Anywhere I Lay my Head
Pour la beauté du geste et la curiosité (***)
Apse: Spirit
Apsetenez vous.... (*)
Dodos: Visiter
(**)
Jape: Ritual
(***)
The Streets: Everything is borrowed
Le retour...du jeune apprenti (****)
Herman Dune: Next Year in Zion
Une bonne cuvée (***)
I'm from Barcelona: Who killed Harry Houdini?
Une suite gentille sans plus (***)
Thomas Fersen: Trois petits tours
C'est bien mais on tourne un peu en rond (***)
The Hold Steady: Stay Positive
Quel ennui!!! (*)
Get well soon: Rest now, weary head! You will get well soon
Complexe, sublime, magique (*****)
Fujiya&Miyagi: Lightbulbs
De la belle écriture, de l'harmonie subtile... un régal (****)
Amanda Palmer: Who killed Amanda Palmer
Et c'est un projet solo? (*)
Metronomy: Nights Out
Un bijou interstellaire (*****)
Fleet Foxes: Fleet Foxes
J'ai du mal, mais j'y reviendrai. Trop de richesses pour une écoute simple.... (**)
Ratatat: LP3
(***)
Christopher O'Riley plays Radiohead: True Love Waits
(*****)
Atlas Sound: let the blind lead those who can see but cannot feel
(**)
Cut // Copy: In ghost colours
Electro nappage kitsch (*)
Sun Kil Moon: April
On se traine un peu... (**)
Silver Jews: Lookout Mountain, Lookout Sea
Et à la fin il tombe de la falaise (*)
Gable: Seven Guitars with a cloud of milk
L'album de l'année (*****)
Flying Lotus: Los Angeles
Warp Dark kilométrique et What else? (**)
Paul Weller: 22 Dreams
(***)
Julien Doré: Ersatz
Magnifique distribution. Réalisation irréprochable. Une très belle surprise (****)
Minitel Rose: The French Machine
Branchouillette 2* (**)
No Age: Nouns
(***)
Cheveu: Cheveu
Un vrai poil à gratter (***)
Neon Neon: Stainless Style
Non et non (*)
Ladytron: Extended Play
2 * par charité branchouille (**)
Jamie Lidell: Jim
Pas ma tasse de thé (**)
Caesars: Strawberry Weed
Décevant (**)
Santogold: Santogold
1 titre et c'est tout (**)
Hayden: In Field and Town
Bien ficelé, on se laisse porter (***)
Borko: Celebrating Life
(***)
The Married Monk: Elephant People
3* par nostalgie (***)
Poni Hoax: Images of Sigrid
Etourdissant de talent (*****)
The Kooks: Konk
(****)
deus: Vantage Point
On les disait sur le retour...j'attends (**)
Portishead: Third
Il est des silences qui parfois sont beaux. Much ado about nothing (**)
Does it offend you yeah?: You Have no idea what you're getting yourself into...
(****)
The Last Shadow Puppets: The Age of the Understatement
(***)
Madonna: Ray of light
Je n'avais pas de "Madonna" maintenant je sais pourquoi... (*)
Bob Marley: Legend the best of
ça sent le sable, le foot et accessoirement d'autres choses... c'est bon quoi!!! (*****)
Gonzales: Soft Power
(**)
The Raconteurs: Consolers of the Lonely
Excellent mais définitivement pas ma tasse de thé. (***)
m83: Saturdays=Youth
Toujours d'aussi belles échappées (***)
Madonna: American Life
no comment (*)
Madonna: Music
no comment (*)
Madonna: Confessions on a dance floor
et enfin no comment (*)
Don Friedman: Circle Waltz
(****)
Bennie Wallace: The Free Will
Magique (****)
Wes Montgomery: Boss Guitar
Avec ce titre il faut aimer la guitare (**)
Silver Mount Zion: 13 Blues For Thirteen Moons
Que sont mes idoles devenues? (***)
Alain Bashung: Bleu Pétrole
RESPECT!!! (*****)
MGMT: Oracular Spectacular
Raffraichissant et talentueux !!
(****)
The Married Monk: The Belgian Kick
Du bon Married Monk (***)
Foals: Antidotes
Grandiose. (****)
Bob Marley: The Collection
Mon premier Bob Marley, si si (***)
Robin Foster: Life is Elsewhere
Très belle découverte! (****)
Tom Poisson: Riche A Millions
Tu n'aurais pas vu Thomas Fersen (*)
Babyshambles: Shotter's Nation
J'ai mis du temps à l'acheter tellement "il" m'irritait. Mais il a du génie, il faut bien le reconnaitre. (***)
Sebastien Tellier: Sexuality
Oui oui oui (***)
The Mountain Goats: Heretic Pride
Où est passé le crade génie !!! Je n'arrive quand même pas à lui en vouloir... (**)
Rodolphe Burger: no sport
A réécouter probablement (***)
The Delano Orchestra: A Little Boy, A Little Girl, And The All The Snails They Have Drawn
Fm new Popular Music: A Dream Or Two
Raffiné et sobre (***)
Louis XIV: Slick dogs and ponies
Le roi n'est pas mort (***)
Archie Shepp Quartet: True Ballads
Du bon, du son, du Shepp....... (****)
Archie Shepp Quartet: Blue Ballads
Archie oui (****)
Coming Soon: New grids
Jubilatoire (****)
1990s: Cookies
? (**)
Lightspeed Champion: Falling Off The Lavender Bridge
Pourquoi tant de bruit. J'ai beau réessayer je n'y arrive pas... (*)
These New Puritans: Beat Pyramid
ça sent le souffre et c'est bon... (****)
Darc: Amours Suprêmes
(***)
the do: a mouthful
Hétérogène, foutraque, on se cherche un peu (***)
Yelle: Pop-Up
no comment
(*)
Cocoon: My Friends all died in a plane crash
Tout a déjà été dit, écrit... (***)
MSTRKRFT: The Looks
FGTDKFFKGHJ, UP (****)
And also the trees: Listen for the rag and bone man
Au secours (*)
Mell: C'est quand qu'on rigole
Très drôle (****)
Burial: Untrue
Sombre, envoutant, beau.... (*****)
Gossip: Standing in the way of control
Là encore j'ai laissé passé la vague. Je n'arrivais pas à faire le premier pas. Quelle erreur. Renversant, OUAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH (*****)
Caribou: Andorra
Et l'on entend au fond des bois... non ce n'est pas ça. (**)
Jens Lekman: Night Falls over Kortedala
Un Jay Jay de plus. Avec classe tout de même (****)
Yael Naim: Yael Naim
1 titre et c'est tout... (**)
B for Bang: Across the universe of Languages
A placer dans tous les cabinets de curiosité (***)
dominique a: Les Sons Cardinaux
Un peu d'histoire (***)
Manu Katché: Playground
??? décidément j'ai beaucoup de mal avec ce genre ... nombriliste (*)
Vincent Delerm: Favourite Songs
Pour quoi faire? (*)
Dionysos: La mécanique du coeur
Putain d'énergie. Comme au premier jour, j'en ai mangé mon pyjama.. (****)
Pascal Comelade: Mèthode de Rocanrol
Sans surprises malheureusement.. (***)
She wants revenge: This is forever
Forever (avec beaucoup d'indulgence...) (****)
Beirut: The Flying Club Cup
5*,5*,5*,5*,5* (*****)
Devendra Banhart: Smokey Rolls Down Thunder Canyon
Cool (***)
Dominique A: Sur Nos Forces Motrices
J'en tremble encore (*****)
Radiohead: In Rainbows
Comme d'hab. (*****)
Helena: Fraise Vanille
Glace fondue (*)